
Le tueur du policier Éric Monroy, qu’il avait traîné volontairement avec sa voiture sur plusieurs centaines de mètres, a été condamné à seulement 12 ans de prison en 2020. Il risquait 30 ans de prison et même la perpétuité. La justice clémente a réduit sa peine au motif qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort. Il avait traîné le policier sur plusieurs centaines de mètres, sûrement par inadvertance ? À l’insu de son plein gré ?
En 6 ans d’incarcération, le condamné a déjà bénéficié de plusieurs permissions de sortie. En un an, le juge d’application des peines lui a accordé une quinzaine de permissions de sortie pour bonne conduite. Et voici le récidiviste du refus d’obtempérer vu prenant des vacances de 10 jours dans un parc aquatique. Sorties non surveillées et sans restrictions.
En application des règles de réduction de peine, ce salaud pourrait sortir de prison au bout de 7 ans d’incarcération, si l’on peut appeler cela une incarcération.
En quelques jours, un deuxième condamné au casier judiciaire chargé a été arrêté au parc Astérix.
En 2025, la justice l’avait condamné à 7 ans d’incarcération pour complicité dans l’assassinat de Samuel Paty. Toujours clémente avec les salauds, en appel en mars 2026 l’assassinat avait été requalifié en association de malfaiteurs. Le condamné Tchétchène a été assigné à résidence au domicile de sa compagne où il menait la belle vie.
En 2025, 48 % des sorties de prison ont bénéficié de réduction de peine.
Depuis la réforme de 2023, les réductions de peine sont conditionnelles et plafonnées à un maximum de six mois par année d’incarcération pour les salauds dans son genre. La France regorge de centaines de salauds, aussi bien pour meurtre de policiers que de gardiens de prison, de profs ou de femmes et de jeunes filles assassinées après avoir été violées, de jeunes blancs morts pour être trop blancs – ou pour rien, le plus souvent.
Tous ces salauds méritent la peine de mort.
Il ne suffit pas d’être un assassin pour être un salaud. La France ne manque pas de salauds dans la politique ou la magistrature. Pondre des lois laxistes pour le bonheur des racailles ou libérer trop tôt des assassins, est-ce se rendre complices des salauds ?
Dans le cas de ce tueur de flic ou de prof, loin de moi l’idée que le juge d’application des peines est complice de ces salauds, il n’a fait qu’appliquer la loi… avec aménagement. Pendant les heures les plus sombres, d’autres fonctionnaires ont aussi utilisé cet argument, ils ont fait leur devoir. Contraints et forcés.
Je suis prudent, je connais la loi, je ne veux pas prendre le risque de l’enfreindre en portant un jugement sur un intouchable.
Vous, amis lecteurs, je pense savoir ce que vous pensez, mais pensez-le tout bas. La République veille à l’État de droit, un système politique et juridique dans lequel la loi s’applique à tout le monde de la même manière, y compris à l’État et aux personnes qui le dirigent.
Mais, prudent, l’État de droit a prévu une exception pour la magistrature.
Ce qui est interdit et puni par la loi :
- Le discrédit public de la Justice : Selon l’article 434-25 du Code pénal, chercher à jeter publiquement le discrédit sur une décision de justice dans des conditions qui portent atteinte à l’autorité ou à l’indépendance de la justice est passible de sanctions (jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 7500 € d’amende).
- Les attaques personnelles et injures : Il est interdit de viser directement les magistrats avec des insultes, de mettre en cause leur probité, leur impartialité par des accusations calomnieuses (les accuser de corruption, d’être corrompus ou d’agir de manière arbitraire sans aucun fondement). Cela peut caractériser un outrage à magistrat ou de la diffamation envers une juridiction (lois sur la liberté de la presse).
En pratique, la liberté d’expression protège largement les opinions critiques lorsqu’elles reposent sur des arguments de fond, mais condamne les propos violents ou visant à délégitimer l’institution elle-même.
Il faut donc être très prudent dans la critique des décisions de justice et accorder des circonstances atténuantes. Quelquefois, il peut sembler que la justice accorde des facilités de détention aux salauds, mais c’est à son corps défendant. C’est bien évidemment à contrecœur qu’elle humanise la vie des salauds, en leur donnant des sorties distrayantes au musée, au théâtre, au cinéma, ou sur circuit de karting. Oui. Et même à la piscine.
Ces nouveaux épisodes, trop fréquents, le fait de retrouver un assassin en permission de sortie non surveillée est le symbole de la nouvelle France. Une France du loisir, en déliquescence, où tout est permis, où tout est dévalorisé, même la vie.
Les salauds et leurs complices méritent la peine de mort.
Daniel Faguet
https://ripostelaique.com/peine-de-mort-pour-tous-les-salauds/
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