Ce n’est pas le manque d’effort des Français…

De la gauche à la droite, c’est le même refrain : si la France va mal, ce serait parce que les Français ne font pas assez d’efforts. Parfois même, on accuse les retraités. Mais est‑ce vraiment la réalité ?

L’idée que “les Français doivent faire un effort” apparaît pour la première fois sous le tandem Giscard–Barre, entre 1976 et 1977. Raymond Barre, dans sa déclaration de politique générale, affirme que l’effort principal de la Nation doit se concentrer sur le redressement économique. Quelques mois plus tard, Giscard d’Estaing confirme que la France doit choisir l’effort, le courage et leredressement plutôt que la facilité.

Depuis cette date, tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont repris la même rhétorique : efforts nécessaires, efforts indispensables, efforts collectifs, efforts solidaires. Cinquante ans.

Trois générations entières ont entendu ce discours. Et l’on voudrait encore nous faire croire que les Français ne seraient pas assez mis à contribution ?

Un simple comparatif suffit à éclairer la situation.

En 1976, les prélèvements obligatoires représentaient 34 % du PIB. Aujourd’hui, ils atteignent près de 49 %.

Dans le même temps, tous les impôts ont augmenté : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA, fiscalité du capital, fiscalité sur l’héritage. L’ensemble des prélèvements dépasse désormais 50 % du fruit du travail.

La dette publique est passée de 20 % du PIB à plus de 112 %. La croissance moyenne est passée de 4 % à tout juste 1 %. Le chômage est passé de 4 % à officiellement 7 %, en réalité plus proche de 10 %. Les faillites d’entreprises étaient d’environ 20 000 par an dans les années 70 ; elles dépassent 60 000 par an depuis trois ans, et la tendance s’accélère.

Voilà le bilan de 50 ans d’efforts constants, de privations, de taxes, de normes, de prélèvements, d’impôts nouveaux.

Si après un demi‑siècle tout s’est aggravé, c’est que la méthode n’est pas bonne. Sinon, depuis longtemps, nous en aurions vu les effets bénéfiques.

Les faits sont têtus : on ne redresse pas un pays en augmentant les impôts, les taxes, les normes et les contraintes. On ne crée pas de croissance en pénalisant l’initiative.

On ne remplace pas la confiance en affaiblissant ceux qui produisent. Ce n’est pas un problème d’effort : c’est un problème de stratégie.

Le logiciel de ceux qui prétendent savoir est resté bloqué en 1976. Et le plus inquiétant, c’est qu’ils ne voient même plus les effets produits par 50 ans de taxations, d’impôts, de normes, d’obligations et d’interdictions. Cette méthode ne fonctionne pas. Prétendre qu’il n’existe pas d’autre voie, c’est mentir.

Cinquante ans d’un traitement qui n’a pas fait perdre un seul kilo superflu, qui n’a pas amélioré l’état du malade, cela signifie que le traitement n’est pas le bon.

Il est temps de changer. Il est temps de s’attaquer directement et immédiatement aux dépenses inutiles, qui se chiffrent en milliards, et que les dirigeants actuels protègent au détriment de la santé de la Nation et des générations futures.

Il est temps d’essayer le projet que nous portons au RPF et que nous défendrons auprès du candidat qui voudra en reprendre les principales propositions.

Cinquante ans d’efforts pour rien. Il serait temps de s’en rendre compte.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/09/02/ce-nest-pas-le-manque-deffort-des-francais/

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