Le baroud des losers…

LCI a organisé un débat entre deux poids lourds de la politique, une affiche qui se voulait de rêve, rien que les deux noms devaient procurer un frisson : François Hollande face à Edouard Philippe, ça claque hein ! Le lieu avait dû être choisi à dessein, à Sens, subliminal ! Mais très vite on l’a cherché. Tout de suite on a pu noter l’énergie que les deux candidats ont diffusée sur le plateau, on était plus près de la salle commune d’un Ehpad, que d’une finale de TOP 14. Hollande est entré le premier, toujours aussi dynamique, bouffi, empesé, précieux, avec l’air de se demander ce qu’il faisait là, nous aussi d’ailleurs ! Philippe, lui paraissait inquiet, tel un renard à l’entrée d’un poulailler, scrutant de tous côtés ce qui se passait à moins qu’il ne vérifiât que les souffleurs fussent bien là pour lui sauver la mise. On va dire que c’était le stress.

LCI voulait que l’expérience parle, pas celle des succès enregistrés pendant qu’ils étaient au pouvoir, ils ont ce point commun, ils ont échoué tous les deux, dans deux styles différents c’est vrai, mais pour un résultat identique. Comme quoi il y a plusieurs façons d’être mauvais, sans doute qu’il en est de même pour le succès, mais nous sommes épargnés de ce genre de comparaison depuis très longtemps, on ne sait donc plus. L’important c’était de bien présenter, venir avec un costard à huit mille euros pour parler du prix de la baguette de pain qu’ils ne connaissent pas, mais toujours avec cet air sévère de ceux qui savent que le poids des mots possède une valeur supérieure à celui des actes, puisqu’ils ne revendiquent jamais la paternité des échecs mais toujours celle des intentions qu’ils avaient ! Louables, bien entendu, inefficaces évidemment mais par fatalisme, jamais par incompétence, bien sûr…

Jugeons par l’exemple. Hollande devait inverser la courbe du chômage dès 2013, elle n’a fait que grimper, se serait-il trompé de sens ? Il devait se dresser contre la finance, il s’est couché, les prélèvements sociaux ont commencé à exploser, et la croissance est restée globalement en dessous de la moyenne des autres pays européens ! Hollande c’est à lui que l’on doit la disparition de la confidentialité des parrainages des 500 signatures, histoire de verrouiller en amont la compétition, qu’elle devienne un club fermé où seuls les gens adoubés ont le droit de se présenter. Tout ceci dans une volonté de pure transparence démocratique bien entendu. Magnifique. Ce bilan l’a même conduit à ne pas se représenter tant sa cote de popularité était en berne, une première dans la V république, qu’il n’a plus en mémoire. Phillipe, lui c’est plus récent, mais c’est aussi plus élevé ! Pensez donc, plus de mille milliards de dettes à lui tout seul, une gestion du COVID calamiteuse, l’obligeant à verrouiller l’ensemble du dossier pour protéger ses amis Veran et Buzyn, jusqu’à quand ??? La répression féroce des gilets jaunes, blessés graves, morts, face à un peuple dont le seul crime était de demander, de l’écoute, qui réclamait du bon sens dans la gestion de l’énergie là où Phillipe ne répondait que par obligation oligarchique vis-à-vis de ses commanditaires qu’il ne devait pas décevoir. Rajoutons à ceci l’explosion de la criminalité importée, une vague migratoire sans précédent, et vous avez un tableau non exhaustif de ses qualités. Deux hommes à l’expérience indéniable que LCI avait hâte d’écouter, ne serait-ce que pour éviter de faire venir des candidats moins médiatisés, mais beaucoup plus intéressants et surtout sans passif comme ces deux apôtres.

Qu’ont-ils dit ? À part que finalement ils feraient exactement ce qu’ils avaient déjà fait, mais qu’à la fin ils seraient ensemble, belle démonstration d’une collusion à peine masquée. Car pour eux il est primordial de se retrouver autour de l’essentiel, c’est-à-dire leur place ! Mais franchement on s’en moque de ce qu’ils ont présenté, tout se résume en : Ce n’est pas de leur faute, ça ne l’est jamais, mais maintenant ils ont les solutions pour réparer tout ce qu’ils ont foiré. Bref ils sont venus pour faire ce qu’ils savent faire de mieux, mentir, et promettre tout ce qu’ils ne pourront pas tenir. Normalement des gens honnêtes, conscients de ce qu’ils ont fait devraient avoir la décence de se retirer de la vie publique, de ne plus se présenter à une élection, même pour la présidence d’un conseil syndical. Mais eux, non, il n’y a rien qui les arrête, il faut dire qu’ils ne savent rien faire d’autre non plus. Qui voudrait dans son entreprise de deux disciples de cet acabit ? Quand le patron leur demanderait des comptes ils viendraient avec aplomb expliquer que les mauvais résultats sont le fait des autres, qu’ils n’y sont pour rien, que dans les intentions ils voulaient bien faire mais que le sort s’est acharné sur eux. Ils seraient à la fois innocents et irresponsables, pratique pour promettre sans tenir, faire sans assumer, se pourrait-être leur slogan de campagne, on le leur offre au RPF. Ils ont failli, et il y a encore plus de 15% des électeurs pour penser que Phillipe peut relever le pays, lui qui lui a mis le coup de grâce avec ses milliards de déficits qui ne cessent d’augmenter faute d’une rupture avec tout ce qui s’est fait depuis Hollande. Ces deux-là ont leur place dans un musée, celui des dirigeants qui ont tout loupé, mais avec sérieux, en costard Gucci et chemise blanche ! Des mauvais comédiens, des pitres qui n’amusent plus personne, qu’il faut dégager des écrans et pour toujours.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/08/31/le-baroud-des-losers/

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