
Lu dans Le Parisien :
François Fillon conserve un regard très critique à l’égard des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, qui « restera dans l’histoire comme quelqu’un qui a beaucoup abîmé le pays », en ayant « accru la dette », sans effort sur la dépense publique, et pour avoir « affaibli l’image de la France à l’extérieur ». « Il a accéléré de façon brutale la chute du pays », poursuit l’ex-hôte de Matignon, qui « ne voit pas comment quelqu’un qui a été associé de façon importante aux deux quinquennats peut être élu président de la République demain ».
Une critique à l’attention d’Édouard Philippe, une autre pour Gabriel Attal. Proche de Bruno Retailleau, qu’il lui arrive encore de conseiller parfois, François Fillon défend « un projet de droite fort, en rupture complète avec ce que le président a fait » depuis dix ans.
En 2017, il avait pourtant appelé à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au second tour, car il lui semblait que l’ex-ministre de François Hollande était « de droite » et prenait la bonne direction. Si c’était à refaire, aujourd’hui ? « Je n’appellerais certainement pas à voter pour Emmanuel Macron après le constat que le pays s’enfonce dans la crise », répond François Fillon, sans jamais dire qu’il n’appellerait pas non plus à voter Marine Le Pen. Un choix qui, « à l’époque (en 2017), me paraissait impossible ». Et aujourd’hui ? L’intéressé se garde de répondre, laissant de fait la porte entrouverte.
A l’époque, en appelant à voter Macron, il pensait attirer la clémence de la justice sur ses affaires. Il s’est fait rouler dans la farine, comme toute victime du système. Il en tire donc les conséquences.
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