Michel Festivi
Dès le début, la résistance fut à droite, et même souvent à l’extrême droite. C’est ce qu’a magistralement établi Alain Griotteray, dans un livre qui fit sensation à sa sortie en 1985 : « 1940 : La droite était au rendez-vous ». Alors que les communistes « français », appelaient à pactiser avec le soldat allemand au nom de l’amitié entre Hitler et Staline, des hommes de l’autre camp, se levèrent et luttèrent dès juillet-août 1940 contre l’occupant.
J’ai démontré dans mon livre sur La désinformation autour du Parti communiste « français » cliquez ici, que le jeune Guy Mocquet, membre des Jeunesses communistes, avait été arrêté en octobre 1940, par la police française, pour avoir distribué gare de l’Est, des tracts à la gloire de l’Union soviétique, et jusqu’au bout, jusqu’à son exécution comme otage, un an plus tard, il appelait la France et les Français à adopter le régime communiste qui prévalait dans la patrie « des travailleurs ». On retrouvera dans la poche de son pantalon, un poème à la gloire du stalinisme.
En revanche, le 29 août 1941, Honoré d’Estienne d’Orves, officier de marine, père de cinq enfants, sera passé par les armes, pour fait de résistance. Né en 1901, après de brillantes études qui le mèneront du lycée Louis le Grand à Polytechnique, il choisit à sa sortie de l’X en 1923, une carrière militaire dans la Marine nationale. Dès juillet 1940 il entend rejoindre Londres, ce qu’il arrivera à faire, avec une rare détermination, après tout un périple très aventureux, en septembre de cette même année. Les gaullistes et les français libres étaient alors injuriés toutes les semaines dans L’humanité clandestine, comme des suppôts du capitalisme et de la City. D’août 1939 à Juin 1941, L’Humanité clandestine n’attaquera jamais les allemands ni le régime hitlérien, décochant toutes ses flèches contre Vichy, et ceux qui résistaient depuis l’Angleterre.
Honoré d’Estienne d’Orves est alors chargé de monter un réseau de résistance en France occupée et de mettre sur pied des opérateurs radios, pour que Londres puisse recevoir des renseignements sur la circulation des troupes et les emplacements des soldats allemands tout le long des côtes françaises. Fin décembre 1940, il parvient en Bretagne, avec un opérateur radio. Depuis Nantes, il créera la première liaison entre la France Libre et la France occupée. Puis il se rend à Paris et établit une organisation, dénommée Nemrod. À son retour en Bretagne, il est arrêté avec plusieurs camarades, l’opérateur radio alsacien ayant trahi.
Au mois de mai 1941, il est condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Devant son courage exceptionnel lors des débats, le Président du tribunal au prononcé de la sentence, lui fera le salut militaire. Transféré à Fresnes, il y écrira des textes sublimes sur l’engagement, le don de soi et l’amour de la Patrie. Ernst Jünger, qui en prendra connaissance, notera « ces écrits de haute valeur », dans son journal. Le 22 août 1941, les troupes de la Wehrmacht, dans le cadre du plan Barbarosa, envahissent l’URSS. Un communiste dénommé Pierre Georges, qui jusque-là n’avait fait essentiellement que distribuer des tracts pour manifester son soutien au Pacte germano-soviétique, et claironner la gloire de la, patrie des prolétaires, abat à la station de métro Barbès, un aspirant allemand, en lui tirant courageusement deux balles dans le dos.
C’était l’occasion qu’attendaient les occupants pour fusiller des otages. Honoré d’Estienne d’Orves est tiré de sa cellule et est exécuté au Mont Valérien, malgré diverses interventions, dont celles de l’Amiral Darlan. C’était un catholique enthousiaste, un aristocrate, un royaliste de cœur, et un mari et père de famille fervent. En 1944, il sera fait Compagnon de la Libération. J’ai détaillé son portrait dans mon livre précité, pour établir une comparaison entre une Résistance authentique, sincère, animée du seul amour de la France, par rapport à des agissements communistes, qui d’août 1939 à juin 1941, trahirent la France, politiquement, moralement et même militairement, par le sabotage des armements pendant la drôle de guerre. En 1946, sous les huées des députés communistes qui demandaient son invalidation, Édouard Daladier leur dira leurs quatre vérités, et leur rappellera leurs perfidies. Un autre député MRP, Pierre de Chevigné, résistant de la première heure, sera dans les mêmes circonstances, outragé et invectivé par les communistes en décembre 1947, pour avoir brandi le PV d’interrogatoire de Denise Ginollin, communiste, qui reconnaissait en juin 1940, avoir participé à des réunions avec des Hauts gradés allemands pour faire reparaître l’Humanité et l’on retrouvera, bien plus tard, dans les archives de la ville de Paris, un mémorandum communiste, destiné aux Allemands, dénonçant « le juif Mandel ».
Nos hommes politiques, qui ne connaissent pas leur histoire de France, les Philippe, Attal, Bertrand, De Courson et autres, préfèrent aujourd’hui voter ou désigner des communistes plutôt que des patriotes. C’est pourquoi, cette histoire n’est pas que de l’histoire, mais résonne encore dans notre vie politique actuelle.
Sur Honoré d’Estienne d’Orves : lire le Cahier d’Histoire du nationalisme (n°18), de Didier Lecerf, publié par Synthèse nationale cliquez là
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