Solaire, voitures électriques : succès via les subventions

Un article de Henry Bonner
L’été amène des succès, en apparence, pour le programme du tout-électrique, entre la hausse de production d’électricité via les parcs de panneaux, et dans les ventes de voitures électriques.

Un rapport du groupe Ember met en avant la performance du solaire en été, et propose une hausse du parc et des investissements dans les batteries de stockage.

Le rapport explique ainsi :

“Les prix de l’électricité ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis des années, puisque la demande reste élevée après le coucher du soleil, et le prix du gaz est élevé. En Espagne et en Italie, les prix d’électricité pour livraison dans 24 heures ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis la crise du gaz naturel au cours de l’hiver 2022.”

Le rapport montre la part de production, par type d’énergie, pour une journée moyenne de juin et juillet (source).

La production du solaire (vert) survient en milieu de journée, avec la hausse de la demande en raison de la chaleur.

Ci-dessous, le gérant du réseau en France montre le mix d’électricité depuis fin juillet. Au milieu de la journée d’hier, la part du solaire atteint un sommet de 32 %. La part du nucléaire (jaune) baisse après la première semaine d’août avec l’arrêt de centrales pour cause de la chaleur.

Par contre, la hausse de la part du solaire dans la production entraîne aussi une hausse des coûts d’électricité sur la période.

En effet, la climatisation et les ventilateurs tirent la demande vers le haut. La chaleur crée aussi des réductions de production dans le nucléaire, ou même des centrales à gaz ou charbon. L’hydraulique génère aussi moins d’électricité en période de sécheresse, en raison de la baisse des réservoirs. Le solaire atteint ainsi des records dans le mix de production, au prix d’une hausse du coût du courant pour les consommateurs.

Le coût élevé du courant, et les effets de la guerre en Iran sur les carburants, entraînent un rebond depuis mars dans les prix de l’énergie en Europe.

La hausse des prix de l’électricité, en moyenne, sur les dernières années, montrent les limites des renouvelables dans la réalité.

Le nucléaire et le gaz gardent l’avantage en termes de coûts de production, et en efficacité, malgré des baisses de production en période de canicule.

La part du solaire grimpe dans les canicules en raison de la perte d’une partie des réacteurs et centrales à gaz.

Les programmes d’investissements, de centaines de milliards d’euros dans les réseaux d’électricité en Europe, montrent aussi les surcoûts dans l’usage du solaire et des éoliennes.

La canicule offre une opportunité pour des communications sur les renouvelables dans les médias. Dans la réalité, les renouvelables créent tout de même des hausses de coûts dans la production, et dans la gestion du réseau.

Voitures électriques : records par les subventions

Comme pour le solaire, les voitures électriques ont la santé, en apparence. Les ventes de voitures électriques atteignent des records, en part de marché en juillet. En effet, le met en place des aides pour les locations, le leasing social !

L’Argus explique :

“Selon Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, 19 500 commandes ont déjà été passées en l’espace de deux semaines dans le cadre du leasing social, dont la troisième vague a démarré le 16 juillet.

Au total, 50 000 voitures doivent être subventionnées par l’État grâce à un budget de 401 millions d’euros.”

De plus, l’envolée des prix des carburants fait pression sur les ventes de voitures thermiques.

Ainsi, les voitures électriques atteignent des records de parts de marché.

L’électrique, avec les hybrides à borne de recharge, atteint 41 % des ventes de voitures en juillet, comme vous le voyez ci-dessous.

Sur l’année, les ventes de voitures dans l’ensemble font du surplace, malgré des envolées lors du lancement d’aides, dont le retour du leasing social en juillet.

Les camions et utilitaires, par contre, chutent en juillet par rapport au même mois de 2025. Le repli des ventes montre, à l’inverse, la perte de soutiens pour l’électrique, via le report de quotas d’émissions sur les entreprises.

La dépendance sur les coûts élevés de carburants, et les soutiens via les subventions, laisse encore des doutes sur les niveaux de la demande dans la réalité.

La chute des ventes en Italie après la fin de subventions donne encore une preuve de la dépendance sur les mesures.

Frandroid :

“Le cas de notre pays illustre bien à quel point la demande reste sensible aux dispositifs d’aides. La reprise du leasing social, destiné aux ménages aux revenus modestes, explique une bonne partie du bond de la part électrique observé en juillet.

À l’inverse, l’Italie montre ce qui se passe quand ces aides disparaissent : la chute a été rapide et brutale d’un mois à l’autre. Autrement dit, le prix affiché d’une voiture électrique reste largement une construction politique autant qu’industrielle, et toute évolution des subventions peut faire bouger les courbes de vente du jour au lendemain.”

Voitures électriques d’occasion : aides contre la décote

Le gouvernement met en place des aides pour les voitures électriques d’occasion.

Dans les voitures de location, par exemple, la perte en raison de la décote fait partie des coûts pour les concessionnaires.

Le graphique ci-dessous montre les chiffres pour les États-Unis, selon une étude par iSeeCars (source).

Une autre étude estime que la perte de valeur sur les premières années représente environ la moitié des coûts d’opération de la voiture pour l’acheteur, ou pour le concessionnaire en cas d’une location.

Dans les voitures thermiques, la baisse de valeur compte pour environ le tiers de coûts d’opération, avec le carburant et la maintenance.

De même, une étude sur la baisse de valeur des voitures en France montre les chiffres pour les 10 modèles les plus répandus.

Leboincoin précise :

“Sur les dix modèles les plus diffusés, la décote moyenne après 5 ans atteint 59 %, soit plus de la moitié de leur valeur neuve. Elle s’échelonne de 53 % pour la Dacia Spring, jusqu’à 65 % pour la Renault Zoé. La Tesla Model 3, voiture électrique la plus vendue en 2020, décote de 56 %.”

Le tableau ci-dessous vous montre les résultats de l’étude.

Ainsi, les subventions pour les achats de neuf créent une hausse de ventes, ou dans les contrats de location.

En revanche, la décote sur les premières années entraîne une hausse des coûts pour les acheteurs, ou pour les concessionnaires. Le gouvernement crée ainsi encore des aides, pour les ventes dans l’occasion !

La dépendance sur les aides donne des preuves du manque de demande dans la réalité pour les voitures électriques, après des dizaines de milliards d’euros d’investissements, sous la pression des quotas.

Idées de placements (rapport gratuit)

Je tends à chercher des secteurs sous les radars, au lieu des placements en vogue.

Nous évitons, par exemple, les voitures électriques, l’hydrogène, ou les renouvelables.

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