
Ils nous promettent tous de reconstruire ce qu’ils ont minutieusement détruit depuis quarante ans.
Un redressement ? Ils en sont bien incapables, car ils ont tous été biberonnés au keynésianisme et à l’interventionnisme d’Etat sur les bancs de l’ENA ou de Sciences Po, qu’ils soient de gauche ou de droite. Par ailleurs, vu le taux de la fiscalité supportée par le peuple, celui-ci juge tout naturellement que l’Etat doit répondre aux crises et aux aléas en mettant la main à la poche. Le « quoi qu’il en coûte » ne date pas de Macron. C’est un vieux contrat ancré dans les esprits : Je paie mes impôts, donc l’Etat doit m’aider en toutes circonstances. Et quand ce n’est pas un secteur qui demande des aides, c’est Zelensky qui vient chercher son chèque de 2 ou 3 milliards.
Quand j’entends Patrick Martin, patron du Medef, accorder sa préférence à Edouard Philippe après le grand débat sur l’économie, les bras m’en tombent. Edouard Philippe, c’est 400 milliards de dettes en 3 ans, c’est une crise Covid gérée dans la pénurie médicale la plus totale, qui a provoqué une hécatombe, c’est le responsable de la crise des Gilets jaunes et des grèves multiples. Philippe n’a rien d’un sauveur, c’est l’un des fossoyeurs de la nation. Le peuple a déjà donné.
Voici 8 exemples du naufrage français, les paradoxes structurels qui démontrent l’inutilité de nos élus
C’est précisément cela qui alimente le sentiment de rupture chez les électeurs. Notre modèle économique et social présente des contradictions majeures de plus en plus insupportables et impardonnables. Où va l’argent puisque plus rien ne fonctionne ?
1. Impôts maximums mais une dette record. Où va l’argent ?
- La France détient l’un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde (autour de 45 % du PIB). Pourtant, la dette publique continue de grimper pour atteindre 3536 milliards, bientôt 120 % du PIB
- Où va l’argent ? La France est au bord de la récession et les taux d’intérêt atteignent 70 milliards
2. Chômage de masse mais une pénurie de main-d’œuvre
- Plus le taux de chômage augmente, vers 8 %, et plus le Medef réclame de l’immigration
- Nombreux sont les métiers en tension alors qu’on a 6 millions de chômeurs
3. Record de dépenses sociales mais une explosion de la pauvreté
- Le budget social c’est 30 % du PIB en prestations (record mondial). Malgré cela, le pays compte officiellement 9,8 millions de pauvres au seuil de 60 % du niveau de vie (et l’on frôle effectivement les 11 à 13 millions si l’on inclut les personnes en situation de privation matérielle et d’exclusion sociale majeure). Le taux de pauvreté atteint un record historique à 15,4 %.
- L’assistanat entretient la précarité. De plus, l’arrivée massive de déshérités extra-européens n’arrange rien.
4. Budget de l’Éducation nationale colossal mais chute au classement PISA
- Cette usine à cancres est le premier poste budgétaire de l’État. Pourtant, le niveau des élèves français s’est effondré en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Nous sommes 26e
- Où va l’argent ? Dans les méandres d’une administration monstrueuse devenue incontrôlable.
5. Santé : Le budget de soins le plus élevé d’Europe, mais déserts médicaux et pénuries au menu
- La France consacre plus de 12 % de son PIB à la santé (le record de l’Union européenne). Les dépenses de la Sécurité sociale ne cessent de croître.
- Malgré cette perfusion financière, l’accès aux soins se dégrade : les services d’urgences saturent, les lits d’hôpitaux manquent, et près de 30 % de la population vit dans un désert médical.
6. Logement : Des milliards de subventions publiques mais une crise historique du logement
- L’État et les collectivités dépensent environ 40 milliards d’euros par an dans la politique du logement (aides au logement, construction sociale, défiscalisation).
- Le nombre de personnes sans domicile fixe ou mal logées explose, le marché locatif privé est totalement bloqué, et le secteur de la construction neuve est à l’arrêt. L’excès de normes écologiques et administratives paralyse l’offre, rendant les aides publiques inefficaces pour faire baisser les prix.
7. Transition écologique : Championne de l’énergie décarbonée mais dépendante des taxes fossiles
- Grâce à son parc nucléaire historique, la France possède l’une des électricités les plus décarbonées et compétitives des pays industrialisés.
- Mais les règles du marché européen de l’électricité alignent le prix de l’atome français sur le cours du gaz allemand, annulant l’avantage stratégique de notre indépendance énergétique. Merci Berlin !
8. Justice et Sécurité : Plus de policiers et de moyens mais toujours plus d’insécurité
- Les budgets de la Justice et de l’Intérieur ont connu des hausses historiques sous les derniers quinquennats. Les effectifs des forces de l’ordre ont été massivement renforcés.
- Mais tous les chiffres de l’insécurité sont dans le rouge. Laxisme judiciaire et réponse pénale minimaliste par manque de places dans les prisons, transforment la France en coupe-gorge et découragent la police.
Tous ces blocages structurels démontrent qu’augmenter les budgets publics ne suffit plus si les structures, les normes et la gestion administrative restent inchangées et surtout si aucun politique n’a le courage de renverser la table.
La France n’est certes pas l’Argentine, mais jetez un regard sur ce qu’on peut obtenir quand on a l’audace d’agir, parfois seul contre l’avis de tous. C’est ce qu’a fait Javier Milei en moins de trois ans.
Le grand ménage à la tronçonneuse
- Inflation terrassée : Elle est passée de plus de 211 % fin 2023 à environ 30 % sur un an en 2026.
- Excédent budgétaire historique : En rasant la table (suppression de la moitié des ministères, licenciement de dizaines de milliers de fonctionnaires), l’Argentine a dégagé son premier excédent financier depuis près de 15 ans.
- Retour de la croissance : Après une récession en 2024, le PIB a fortement rebondi de +4,4 % en 2025 et poursuit sa croissance en 2026, principalement tiré par l’agriculture, les mines et l’énergie.
Un prix social encore lourd pour le moment, mais le redressement est salué par le FMI. 2026 et 2027 sont les années qui devraient permettre à la population de récolter les premiers fruits de ses lourds sacrifices. Au bord du précipice, l’Argentine a évité de basculer dans le néant grâce à un politicien courageux, qui a su relever un défi jugé insurmontable. Un bel exemple à méditer par nos candidats de 2027. Mais j’en connais qui diront déjà, qui prétexteront que la France n’est pas l’Argentine pour ne rien faire. Pourtant une dette, ça se résorbe, sans besoin d’une tronçonneuse.
Fin 2023, la dette argentine était de 155 % du PIB et le déficit de 5,4 %. Cette année, le ratio est tombé à 75 % du PIB et Milei peut savourer son premier excédent budgétaire. Qui dit mieux ?
Entre raser la table comme Milei et se la couler douce dans les palais de la République comme nos élus, le juste milieu existe. Mais c’est le bon candidat qui manque. Intelligent, courageux et déterminé, capable d’affronter les pires tempêtes.
Jacques Guillemain
https://ripostelaique.com/rien-ne-va-plus-en-france-il-va-bientot-falloir-faire-du-milei/
Laisser un commentaire