
Nous avons assisté, sans la moindre surprise, à un débat de dupes sur l’économie aux Assises du Medef, qu’on appelait CNPF dans les années 1980.
On remarquera – à quelques jours de la sortie du livre de Sarah Knafo, « Le casse du siècle », qui dénonce d’abord le hold-up subi par les Français de la part de tous les politicards qui ont dirigé le pays depuis cinquante ans – qu’aucun des sept invités, dont le choix est par ailleurs fort discutable, ne propose de mesures draconiennes pour en finir avec le déficit et rendre aux Français l’argent qui leur est volé quotidiennement.

Dans ce débat, il y avait tout l’UMPS, des LR à la gauche en passant par les macronistes, qui ont bouffé à tous les râteliers, plus Mélenchon qui après trente années à aller à la gamelle au PS a choisi, avec succès, de créer sa propre boutique, et dont le programme transformerait la France économiquement en Venezuela, et ethniquement en terre d’islam.
Il a été par ailleurs fort cocasse de voir celle que nous appelons La Tondelière s’en prendre à Marine Le Pen sur l’immigration, et reprenant les arguments du patronat. Égale à elle-même, cette imbécile a cité le chiffre de 3,6 millions d’immigrés demandés par le Medef d’ici 2050, alors que le vrai chiffre est de 3,9 millions.
C’est là qu’on voit l’imposture du Medef qui gémit, à juste titre, contre les charges des entreprises, bien trop élevées, et contre la bureaucratie qui pourrit la vie des entrepreneurs, mais qui contribue par ses demandes à accroître le poids de l’immigration, qui n’est plus de travail mais de peuplement, avec les conséquences financières que tout le monde paie, citoyens, salariés, retraités, artisans, paysans, commerçants, entrepreneurs…
C’est là qu’on voit également la connivence de toute la gauche et de la droite molle, d’abord entre eux, puis avec le Medef, car ils sont d’accord sur le sujet essentiel qui touche à la survie de la France, l’immigration, qu’ils veulent accélérer encore de manière criminelle.
Seule Marine Le Pen, souvent accusée férocement de socialisme par Reconquête, pourrait réellement amener des solutions de rupture sur l’économie mais aussi sur l’immigration. Mais le moins qu’on puisse dire est que, par la voix de son grand économiste en chef Jean-Philippe, par ailleurs souvent excellent contre la droite, les macronistes et la gauche, on est bien loin des solutions de bon sens prônées par Sarah Knafo, Polémia, David Lisnard ou Éric Ciotti pour en finir avec les dépenses nuisibles.

Quant à l’immigration, Marine Le Pen ne peut pas continuer à faire la chochotte plus longtemps en refusant d’utiliser les mots « remigration » et « Grand Remplacement », et elle ne pourra pas persévérer à vouloir interdire le voile dans l’espace public tout en nous disant que l’islam est compatible avec la République.
Que Marine Le Pen se souvienne de cette phrase prononcée par un vrai socialiste, Jean Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».
Ce que fait, avec une opiniâtreté qui force l’admiration, le parti Reconquête, même s’il n’en est pas récompensé dans les élections.
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