À chaque fois que l’Allemagne s’est réarmée, cela a conduit à une guerre européenne

Le chancelier Allemand Friedrich Merz se voit attribuer le prix Jean Pierre Raffarin pour la canicule et brigue le prix Albert Speer pour le réarmement de l’Allemagne.
Ce qu’il y a de remarquable dans l’étude de l’histoire, c’est de constater à quel point celle-ci se répète, les dirigeants n’apprenant jamais des erreurs de leurs prédécesseurs et encore moins de celles de leurs voisins.
L’un des grands titres de gloire de notre Jean-Pierre Raffarin national est la contribution inactive mais réelle qu’il a apporté à l’équilibrage des comptes des retraites, ceci en laissant 15.000 vieux mourir de la chaleur lors de la canicule européenne de 2003 (pendant que l’Allemagne aurait eu durant cette même période entre 3500 et 7000 morts supplémentaires, excusez du peu).
Or l’Allemagne trop occupée à réarmer, reconstituer une armée qui dès 1939 a initié la construction européenne, pour s’en aller lutter contre le méchant rouleau compresseur russe, a négligé tout comme nous ses EPADH et ses hôpitaux ces dernières années.
Il en résulte actuellement un bilan très provisoire de 15.800 morts supplémentaires, le prix devant être rebaptisé du nom de son recordman une fois les véritables chiffres connus.
Suite à une énième panne d’alimentation en gare Montparnasse, Jean Pierre Raffarin n’assistera pas à la cérémonie mais par contre, rassurez-vous, lui a la clim, un ventilateur et une aide-soignante pour lui servir une genièvre on the rock après s’être régalé d’un pavé de bar dans son repaire de Châtelaillon-Plage.
Et les erreurs de l’histoire se répètent :
En 1939, l’Allemagne initiait une Aktion T4 en apparente faveur des personnes handicapées, puis des vieux, puis des Juifs et des Tziganes pour éviter à ces « vies ne valant pas la peine d’être vécues » de souffrir inutilement.
L’argument initial et principal était alors économique et pointait du doigt la charge financière que ces personnes représentaient pour la société.
Ce sont les mêmes arguments, l’empathie de façade et l’économie qui motivent notre loi sur l’euthanasie actuelle et cela entraîne les mêmes risques de dérives.
Le Conseil de l’Ordre des médecins français en est bien conscient et il poursuit actuellement des praticiens qui s’engouffrant dans cette faille idéologique, entendent refuser des soins à des patients blancs (concernant les personnes de couleur, ils n’oseraient pas), souvent affectés par des pathologies graves mais traitables (le diabète, par exemple), sous prétexte que ces personnes sont d’une classe sociale (supposée) inférieure ou qu’ils sont anticonformistes (ils affichent leurs idées sur des plateaux de télévision ou dans des médias complotistes).
De même, après avoir renoncé à rester occuper la région de Ruhr, nous encourageons aujourd’hui le réarmement de l’Allemagne : on va même leur donner la bombe.
Or, dans notre vœu pieu de lutter contre les méchants communistes hier et contre le vilain Poutine aujourd’hui on oublie trois faits historiques :
Premier fait : dans son histoire récente, la Russie a été attaqué deux fois par son flanc Ouest, une fois par Napoléon, une fois par Hitler. Il est donc parfaitement normal qu’elle entende se préserver de la menace européenne en défendant ses ressortissants ou assimilés. Et le peuple Russe pardonne mais n’oublie rien : les glorieux aviateurs de l’escadrille Normandie Niémen reposent dans le même cimetière que les poilus de Napoléon à Vvedenskoié.
Second fait : à chaque fois que l’Allemagne s’est réarmée, cela a conduit à une guerre européenne.
Troisième fait et non des moindres : la Russie n’a jamais perdu durablement face à ses adversaires.
L’âme Russe, le peuple Russe est doté – quels que soient les régimes – d’une volonté et d’une force farouche de résistance et de sacrifice, accompagnées d’une cruauté sans pareille.
Actuellement, comme en 39/45, le conflit semble s’étendre aux civils de plus en plus bombardés en lieu et place des objectifs militaires, et la tentation d’une extension vers une guerre européenne est réelle car motivée par des appropriations du pouvoir.
Notre système de santé européen et de lutte contre les incendies est-il prêt à affronter les conséquences sanitaires d’une guerre nucléaire ?
Emmanuel Goldstein, apôtre de l’Apocalypse

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