
Par Olivier Giot, Secrétaire général d’Action française
Chers militants, chers Camelots, chers amis,
Le Camp Maxime Real del Sarte 2026 touche à sa fin… Je souhaite tout d’abord exprimer ma gratitude envers les personnes ayant assuré l’organisation et la gestion de cet événement – de l’intendance au bar en passant par l’administration, la prévôté, la technique, la communication ainsi que les volontaires –, je remercie également les animateurs des cercles et ateliers, les conférenciers – dont le dernier, Marsault, que nous avons eu la joie d’accueillir ce samedi –, sans omettre la maîtrise et le jeune « Commissaire du Roi » Johannès pour sa première expérience en tant que chef de camp. Au nom de l’ensemble des campeurs, je vous adresse nos remerciements.
Une semaine… une durée qui peut sembler brève au regard d’un parcours militant, mais qui s’avère essentielle, constituant une étape charnière de formation et de cohésion. Durant cette semaine, vous avez pu acquérir, découvrir ou consolider, par le biais de divers cercles, conférences ou ateliers, des savoirs et compétences qui vous seront nécessaires tout au long de l’année militante qui commence pour vous.
Comme je l’indiquais dans votre livret de camp, l’année à venir sera brûlante, marquée par des joutes et des tumultes démocratiques ; les candidats aux prochaines élections présidentielles seront, pour la plupart, portés par un dessein unique – et souvent camouflé – : poursuivre le démantèlement de la France avec la volonté de briser l’humain, l’identité, le sacré, le beau et le bon.
Pour reprendre les mots de Thierry Maulnier, « nous avons dépassé l’ère heureuse de la décadence ». Stop ! Halte au défaitisme ou à toute politique du pire que certains imaginent. Notre mission consiste à résister en préservant notre héritage dans l’attente de l’héritier, mais au-delà de la résistance, il nous appartient de susciter l’espoir porté par le retour de la monarchie.
Je réitère mon propos : la méthode la plus efficace pour atteindre nos objectifs, comme vous l’avez démontré cette semaine, demeure et restera la formation de nos militants et de nos cadres. À cette fin, un double projet est engagé, combinant l’élaboration de nouveaux livrets de formation et l’établissement d’une école de cadres. Ces deux initiatives constituent un objectif à la fois politique et civilisationnel. Pour reprendre les mots de Camus, dans un contexte différent, certes, mais avec une pertinence qui demeure entière aujourd’hui, j’ajoute que « chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ». Puisse-t-on ne jamais nous reprocher de ne pas avoir assumé nos responsabilités.
Je vous invite donc à vous engager avec rigueur et discipline, selon l’expression « Camelot oblige », tout en précisant que ce principe s’oppose radicalement à une fanfaronnade ou à un coup de menton arrogant. Cela requiert de la discipline, de la rigueur ainsi qu’un esprit chevaleresque… pour ainsi dire, un esprit français.
Outre mes premiers remerciements, je saisis l’occasion pour exprimer ma reconnaissance envers l’ensemble de notre service d’ordre, dont la présence est constante lors de nos rassemblements sur tout le territoire national. Ce service, dont la discrétion est souvent de mise mais dont le rôle est indispensable, est parfois confronté à des choix difficiles et mal compris ; il garantit pourtant la sécurité de nos événements et de nos nuits en s’appuyant sur une ligne unique : responsabilité, fidélité, rigueur, discipline et camaraderie. Camelot oblige ! Merci à vous.
Le thème de ce camp était « Ordre et progrès ». Auguste Comte soutenait qu’une société équilibrée repose sur l’harmonie entre l’ordre – comprenant les institutions fondamentales telles que la famille et la religion, garantes de la stabilité et de la cohésion sociale – et le progrès – moteur de l’évolution intellectuelle, scientifique et technique. Je citerai ici Charles Maurras : « L’esprit de la démocratie libérale a fait abandonner le seul instrument de progrès, qui est la tradition, et la seule semence de l’avenir, qui est le passé ». Nul ne saurait mieux que le roi défendre la nécessité de l’« ordre » et du « progrès ». C’est la raison pour laquelle, lors de l’atelier consacré à la campagne militante de l’année, vous avez défini le fil conducteur de nos cercles : « LE ROI, POURQUOI PAS ». Ce slogan sera décliné face aux enjeux majeurs de l’actualité politique et sociale durant cette année électorale. Nous ne lâcherons rien, « le roi pourquoi pas » !!!
Après un ultime banquet, vous reprendrez demain la route à travers nos cœurs de France. Je le dis depuis deux ans : formez-vous mais sortez de votre pré-carré pour devenir des vigies et des royalistes engagés. Implantez-vous concrètement au sein de vos communes, vos quartiers, vos paroisses, vos associations ou vos corps de métiers. Par ailleurs, nous nous réjouissons du retour, dès la rentrée, du nouveau site du Réseau Colbert, le premier réseau royaliste destiné aux professionnels. Le « pôle professionnel » et le « pôle électoral », ainsi que les autres instances de notre mouvement vous accompagneront pour la mise en œuvre de ces projets.
Visez l’excellence et devenez des acteurs du bien commun, des guides pour le pays réel portés par un espoir unique : la restauration nationale !
Je vous souhaite une belle année militante.
Camelot Oblige !
Pour que Vive la France, Vive le roi !
https://www.actionfrancaise.net/2026/08/26/discours-de-cloture-du-74e-camp-maxime-real-del-sarte/
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