
Mercredi dernier, Macron a déclaré en Conseil des ministres que la France allait mal financièrement. Ah bon ? Pourtant, tout l’été, il nous a expliqué que tout était sous contrôle, que tout était parfait depuis qu’il était au pouvoir et que nous allions le regretter quand il partirait, enfin, s’il part un jour. Et donc, nos ministres ont promis un tour de vis pour le prochain budget. Comprenez : plus d’impôts, plus de taxes. Ne croyez pas une seconde qu’ils vont réduire les dépenses de l’État. Non : ça, c’est un sanctuaire. Il faut continuer à mener grand train, à recaser les copains qui ont échoué à une élection ou qui ne savent rien faire, à accueillir des Afro-Arabes, à rémunérer des amis actionnaires et à envoyer de l’argent à Zélensky l’indéboulonnable.
Nous aurons droit à un budget encore plus contraignant et étouffant que l’an dernier. Depuis trois ans, nous disons que ces budgets sont morts-nés, qu’ils ne répondent à aucun défi, qu’ils aggravent la situation. Et chaque année, le même scénario se produit, nous donnant raison. Pourtant, pas un parlementaire ne reprend nos propositions. Pas un ne censure ces budgets absurdes. Non : on les vote pour “éviter le chaos”, pour “avoir un budget” et au final, c’est bien le chaos. On vote la même chose chaque année en s’imaginant qu’un jour, le résultat sera différent : plus stupide comme raisonnement, on ne peut pas faire.
Les mêmes recettes donnent les mêmes résultats. Et pourtant, au lieu de faire tomber les Premiers ministres les uns après les autres pour forcer Macron à démissionner, les parlementaires rejouent la partition de la “responsabilité politique”, qui n’est plus que de la démagogie virant à la débilité profonde. En votant n’importe quoi, les parlementaires permettent à Macron de jouer son jeu et de faire passer son budget et son double jeu, caché mais devenu objectif : ruiner ce pays de manière irrémédiable. Ce budget sera encore plus ruineux pour les Français, encore plus néfaste pour l’activité économique. La colère sera à son paroxysme au moment de l’élection. Cela permettra : soit des troubles justifiant l’annulation du scrutin, soit une vengeance électorale du peuple contre les partis de pouvoir.
Ou alors, les oppositions censurent Lecornu, ce qu’elles auraient dû faire depuis le début et alors tout deviendra aléatoire. La censure pourrait être vue comme inutile par certains, ou comme une volonté de chaos par d’autres, les mêmes qui, depuis des années, se complaisent dans le “ne changeons surtout rien”. Dans ce cas, les tenants de la censure devront proposer un contre budget innovant, rompant brutalement avec ce qui se fait depuis des années. Au risque de passer pour des séditieux ou d’être moqués tant la rupture devra être significative, à la Milei l’Argentin.
Comment organiser des législatives juste avant une présidentielle sans fausser le jeu ? Sans perturber tout le système ? Il y a fort à parier que personne n’osera censurer Lecornu. Tous prétexteront que “dans quelques mois tout changera”, qu’ils vont gagner, qu’il ne sert à rien de précipiter les choses. Sauf qu’entre temps, les mesures prises saigneront durablement les Français, et que le mal fait ne se réparera pas aussi vite. Laisser passer un nouveau budget totalement déconnecté des réalités, c’est prendre le risque de voir le peuple descendre dans la rue. C’est sans doute ce que Macron veut : un prétexte pour annuler l’élection et rester au pouvoir.
Les oppositions sont piégées : elles ont refusé l’an dernier de censurer un budget dont on savait qu’il ne répondrait à aucun défi. Ce n’est pas à quelques mois de la présidentielle qu’elles vont soudain montrer du courage. Macron doit bien rire dans son coin. Il va démontrer, par ce coup-là, toute la couardise de nos parlementaires, tout en mettant en place les dernières mesures qui sacrifieront un peu plus notre économie et notre pouvoir d’achat. Cette situation était prévisible. Nous l’avions annoncée au RPF et la réalité nous donne raison. Nous avions également expliqué que nos parlementaires n’avaient aucun courage et hélas, nous avions encore raison.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/08/25/vers-un-budget-de-liquidation/
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