
Dans les années 1970, tout le monde connaissait Georges Séguy (CGT), Edmond Maire (CFDT) ou André Bergeron (FO). Dans les années 1990, tout le monde connaissait leurs successeurs, Henri Krasucki, Nicole Notat ou Marc Blondel.
Mais en 2026, qui connaît Sophie Binet (CGT), Marylise Léon (CFDT) ou Frédéric Souillot (FO) ? Plus personne ! La cheftaine de la CGT est un peu plus connue pour ses discours féministes et même parfois wokistes, son sectarisme – elle refuse de répondre à CNews – et son ridicule chapeau.
Personne ne connaissait jusqu’à ce jour les deux autres, mais grâce aux exploits de Marylise Léon, elle devrait bientôt rejoindre, pour la pire des raisons, la médiocre notoriété de sa collègue de la CGT.

D’abord, pour ceux qui ont fait un peu de syndicalisme, chacun sait que la CFDT, c’est le syndicat traître par excellence, d’obédience cathos de gauche, capable de se vendre aux employeurs et au gouvernement pour un plat de lentilles. Ceux qui se battaient en 1995 pour la défense des retraites n’oublieront jamais la trahison de Nicole Notat, en pleine mobilisation, et le lynchage dont elle faillit être l’objet de la part des plus radicaux de ses militants, souvent des gauchos par ailleurs, qui finirent pas se faire virer et créèrent Sud.
Donc, en pleine période de lancement de la campagne présidentielle, elle a décidé de s’adresser aux différents candidats… sauf à Marine Le Pen, car elle estime qu’on ne discute pas avec « l’extrême droite ». À la CFDT, si gavée de subventions qu’ils n’ont même pas besoin d’adhérents pour payer les bureaucrates (comme la CGT et FO), on se permet de virer tout militant qui militerait au RN ou à Reconquête, et tant pis si les ouvriers votent majoritairement RN, les syndicats ne veulent plus d’ouvriers, ils veulent des classes moyennes et surtout des fonctionnaires.

Mais le pire n’est pas dans ce sectarisme congénital. En général, les syndicats sont payés pour défendre les travailleurs, et leurs conditions morales et matérielles, c’est-à-dire les salaires et le pouvoir d’achat. Mais à la CFDT, on ne s’intéresse qu’aux questions écologiques (quitte à ruiner les entreprises et donc les emplois) et sociétales.
C’est donc dans ce contexte que ces traîtres, par la voix de leur secrétaire-cheftaine, vont proposer aux différents candidats, au nom de la justice sociale, de taxer l’héritage à partir du premier euro.
Quelques rappels utiles. Avant, sous la droite, on ne payait un impôt sur l’héritage qu’au-dessus de 150.000 euros. Avec Hollande au pouvoir, on est passé à 100.000 euros. Autre rappel utile : 87 % des héritiers, les plus modestes, ne paient pas d’impôt sur l’héritage, mais les 13 % qui en paient rapportent 21 milliards à l’État.
Des personnalités comme Sarah Knafo, Marion Maréchal, David Lisnard ou Éric Ciotti estiment qu’il faut en finir avec cet impôt, qui n’est pas appliqué dans trente pays, parce que le défunt a payé toute sa vie, et que continuer à taxer ce bien, cette entreprise ou ces placements constitue un impôt sur la mort.
En bonne bureaucrate syndicale, en bonne petite bourgeoise qui ne connaît rien au peuple, Marylise Léon a donc décidé, pour la plus grande joie de Macron et sa clique, de s’en prendre frontalement au droit de propriété des plus modestes pour aider Macron et ses successeurs à combler le déficit record qu’ils ont engendré.
C’est un coup de poignard dans le dos des classes populaires, dans un pays où les Français sont déjà les plus taxés au monde, où les prix des produits de première nécessité explose, où à cause de ses copains écolos le prix de l’énergie devient exorbitant, où on paie l’essence plus de 2 euros, etc.
Il paraît que Marylise Léon est passionnée de course à pied et s’entraîne tous les dimanches. Tant mieux pour elle, parce que, si un jour elle est reconnue dans la rue par des lecteurs de Riposte Laïque ou tout simplement par des Français qu’elle veut racketter toujours davantage, il va lui falloir courir très vite…

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