Ces ingérences islamiques qui enchantent le régime agonisant

L’ingérence islamique en France, forte de ses pétrodollars, est un commerce avalisé benoitement par le régime. Seule l’ingérence russe, dont la presse parle sans l’avoir encore montrée, est dénoncée par Emmanuel Macron, tout à son obsession de vaincre Vladimir Poutine dans sa guerre intestine en l’Ukraine. Lundi, l’Elysée enthousiaste a qualifié de « colossal » le projet signé entre le chef de l’Etat et le prince saoudien Mohammed Ben Salman, tous deux présentés comme amateurs de mangas.

L’accord porte sur la construction de trois parcs d’attraction à Cergy-Pontoise (Val d’Oise) inspirés notamment de l’univers de Dragon Ball Z. L’investissement saoudien serait de 6 milliards d’euros. 22.000 emplois devraient y voir le jour. La Qiddiya Investment Compagny, à la tête de l’entreprise, a expliqué que ce chantier permettra « de renforcer la présence du modèle saoudien ». Cette infiltration souriante de l’Arabie, par le biais du « soft power », s’ajoute notamment à celle du Qatar, propriétaire entre autres du PSG. Ces influences arabo-musulmanes viennent compléter les subversions plus agressives menées par l’Algérie, l’Iran, les frères musulmans et d’autres réseaux djihadistes qui ont pour cible la déstabilisation de la nation, voire sa soumission à l’idéologie coranique. Le scandale est bien sûr d’observer la France officielle applaudir à sa lente colonisation, en répondant si médiocrement aux attentes populaires par « du pain et des jeux ». Or les Français ne se réduisent pas à des consommateurs de loisirs mondialisés et interchangeables. Ils sont d’abord en attente d’ambitions plus valorisantes.

L’univers déculturé et consumériste que promeut fièrement le gouvernement répond sans doute à une nouvelle clientèle postnationale, rendue indifférente aux traditions françaises et à ses exigences. Il n’en reste pas moins que la politique macronienne se montre incapable de comprendre les subtiles aspirations existentielles de la France oubliée. Celle-ci ne réclame pas seulement des investissements et des emplois. Elle attend des considérations plus immatérielles, détachées des rentabilités et des bilans comptables. Dans Emile (1762), Jean-Jacques pressent 1789 et l’effondrement de la monarchie, quand il écrit : « Nous approchons de l’état de crise et du siècle des révolutions ». Cette fois, la révolution conservatrice, en gestation depuis des décennies dans la France silencieuse des périphéries et de la ruralité, est sur le point d’aboutir en 2027. L’extrême centre, gardien d’une oligarchie qui tourne en rond, n’arrive plus à produire d’idées novatrices ni même de nouveaux leaders. De telles annonces indigentes, venues d’une élite persuadée de faire le bonheur des Français en transformant leur pays en grand parc d’attraction planétaire, ne peuvent qu’alimenter l’exaspération d’une opinion attachée à la protection et à la valorisation de sa culture, de son passé, de son patrimoine. Le succès du Puy du Fou en est une démonstration. La fabrique en accusations d’ingérences russes va s’emballer ces prochains mois. C’est sur ce prétexte que les élections présidentielles roumaines avaient été annulées en 2024. Mais le silence du pouvoir sur les vraies ingérences étrangères, liées parfois au terrorisme islamiste, donne la mesure de la dangerosité d’un régime agonisant.

Mon intervention de mardi sur Ligne Droite (8h35-8h48)

Une réponse à « Ces ingérences islamiques qui enchantent le régime agonisant »

  1. Avatar de Paul-Emic

    On ne parlera pas d’ingérences intérieures et extérieures musulmanes c’est certain

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