
Yvette Roudy, qui fut ministre des Droits de la Femme de 1981 à 1986, maire socialiste de Lisieux et député du Calvados, vient de mourir à l’âge de 97 ans.
Bien sûr, de manière unanime, les hommages en son honneur pleuvent. Mais bien peu évoqueront le fait que, militante acharnée contre le voile islamique, elle avait participé en 2004 à une réunion publique organisée par la Coordination Féministe et Laïque présidée par la regrettée Brigitte Bré Bayle qui, quelques années plus tard, créera avec Pierre Cassen Riposte Laïque.
Cette réunion, au gymnase Japy à Paris, animée par notre fondateur Pierre Cassen, avait réuni en tribune, outre Yvette Roudy, Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Corinne Lepage, présidente de Cap 21, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Bernard Teper, président de l’Ufal, Henri Pena Ruiz, philosophe de la laïcité, et de nombreux militants laïques.
C’était quelques semaines avant le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes religieux, dont le voile, à l’école, ce qui fut une grande victoire contre l’offensive des soldats d’Allah au sein de l’école publique.
Pierre Cassen et Brigitte Bré Bayle l’inviteront à une réunion publique dans les Yvelines quelque temps plus tard, avec la militante féministe Mimouna Hadjam, présidente de l’Association Africa de La Courneuve. Les deux femmes se complétèrent à merveille.
Cette grande victoire contre le voile islamique à l’école, due essentiellement à la combativité de l’équipe rédactionnelle de Respublica qu’animait à l’époque Pierre Cassen, et de l’Union des Familles Laïques, fut suivie par la campagne de 2005 contre le Traité Constitutionnel Européen, mais cette fois, on ne vit pas Yvette Roudy, coincée par son appartenance au Parti socialiste.
Elle ne fut pas présente non plus en 2006 et 2007 quand nous avons soutenu, bien seuls avec Philippe de Villiers, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gite de montagne, traînée devant les tribunaux par la LDH, le Mrap et la Licra pour avoir refusé d’accueillir dans son gite deux jeunes militantes voilées. Ce furent par contre Anne Zelensky et Annie Sugier qui furent aux côtés de Fanny, avec notre ami de toujours Pascal Hilout et Brigitte Bré Bayle. Ce fut à cette occasion que la rupture s’opéra avec la gauche républicaine, dont l’Ufal et Caroline Fourest qui attaquèrent Fanny et défendirent les deux voilées !
Mais on retrouvera Yvette Roudy en 2009. Elle signera, en première position, une pétition impulsée par Pierre Cassen, toujours avec Anne Zelensky et Annie Sugier, contre le voile et la burqa, ce qui se traduira par l’interdiction du voile intégral dans l’espace public. Il faut regarder la liste des signatures que nous étions capables d’aligner…
Bien sûr, ensuite, les choix opérés par Riposte Laïque, et notamment l’organisation de l’Apéro saucisson pinard et des Assises internationales contre l’islamisation de nos pays avec le Bloc Identitaire, empêcheront la poursuite de cette coopération jugée incompatible avec l’appartenance au Parti socialiste et plus largement de la gauche pour nombre de signataires de notre pétition précédente.
Nous avions pensé pouvoir rassembler des patriotes sincères de droite et de gauche, capables de s’unir pour lutter contre l’islamisation de notre pays. À de trop rares exceptions près, nous avons échoué, vaincus par les sectarisme congénital de la gauche et la lâcheté de trop de militants, incapables de comprendre que la situation exigeait un esprit de rassemblement, comme lors du 18 juin 1940.
À noter, en dehors de toutes les trahisons des socialistes dont elle est redevable, et en dehors de certains errements du combat féministe, qu’en 2017, après avoir soutenu Benoit Hamon à la primaire socialiste, elle lui retirera son appui après des propos jugés ambigus sur le voile islamiste.
Yvette Roudy était une féministe socialiste, ce qui fait beaucoup. Elle était surnommée, en toute amitié socialiste, « La folle de Lisieux », par la lèche-babouches Martine Aubry. Elle était aux antipodes des néo-féministes islam-collabos et wokistes qui ont pris le contrôle du mouvement. Elle a bien sûr sa responsabilité dans la situation désastreuse de la France, et notamment sur la politique migratoire criminelle que son parti a mené, et qu’elle a cautionnée par son silence et son universalisme. Sa grande incohérence aura été de lutter contre le voile sans combattre l’immigration.
Mais elle n’était pas la pire, loin de là. Nous préférons garder d’elle le souvenir de son engagement contre l’offensive de l’islam, et son hostilité au voile et à la burqa…
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