Mortalité infantile : la France glisse de la 3ᵉ à la 23ᵉ place UE. Le rapport caché et la religion antiraciste

Achevé en janvier, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été rendu public début août 2026 après sept mois de rétention par le ministère de la Santé. Cette publication tardive, forcée par les révélations du Canard enchaîné, met en lumière une dégradation alarmante de la santé périnatale en France, contredisant les objectifs du plan de « réarmement démographique » d’Emmanuel Macron. De plus, n’en déplaise aux ayatollahs de l’antiracisme, ces données démographiques révèlent des disparités ethniques incontestables.

À l’heure où la survie des médias indépendants est menacée, Le canard enchaîné a rappelé l’importance de la presse d’investigation en publiant une enquête sur un rapport de l’IGAS concernant la périnatalité resté dans un placard.

Les chiffres clés d’une crise sanitaire périnatale

Le taux de mortalité infantile a atteint 4,1 pour 1 000 naissances en 2024, soit 2 709 décès avant le premier anniversaire (ce qui représente un décès pour 250 enfants nés vivants). Une augmentation continue depuis 2011, qui fait rétrograder la France de la 3ᵉ place de 1996 et 2000 à la 23ᵉ place sur les 27 pays de l’Union européenne. 

La hausse est principalement due à une augmentation de la mortalité néonatale, phénomène multifactoriel lié aux inégalités sociales, territoriales et… ethniques, bien que le mot ne soit jamais employé. 

Mais dès les premières pages, le constat transparait. La situation alarmante de l’Outre-mer est soulignée au fil des analyses, et une région particulière de la métropole concentre les attentions :

 » – compte-tenu à la fois de son poids démographique, de la croissance de celui-ci et de la grave dégradation de ses résultats périnataux, l’impact de la seule région Île-de-France dans la reprise de la mortalité infantile observée depuis 2011 dans l’ensemble du pays est très fort et doit être souligné. »

Pour rappel, en Île-de-France, plus de la moitié des nouveau-nés (environ 53 %) ont au moins un parent né à l’étranger ou dans un département d’outre-mer.

Les causes de la mortalité infantile

Le rapport pointe du doigt les inégalités sociales – chômage, pauvreté, précarité – et territoriales, la politique de concentration des maternités, le déficit de ressources humaines et des grossesses à risque plus élevées (âge précoce ou tardif de la première grossesse, grossesses multiples).

Cependant, une place importante est accordée aux données biologiques :

« s’inscrivant en partie dans cette problématique socio-économique et culturelle prégnante, la présence de femmes enceintes d’origine étrangère plus nombreuses emporte des conséquences notables en termes de mortalité infantile : les enfants de femmes immigrées présentent en effet un risque accru de complications, dans le même temps où leurs mères connaissent un risque plus élevé de mort maternelle ou de morbidité maternelle sévère.

(…)

la mortalité des femmes migrantes est le double de celle des femmes nées en Francesurmortalité particulièrement marquée pour les femmes nées en Afrique subsaharienne dont le risque est trois fois celui des femmes nées en France et les femmes résidant en outre-mer, elles présentent un risque de mortalité maternelle plus de trois fois supérieur à celui constaté pour celles résidant dans l’Hexagone. »

L’analyse identifie un facteur clé : la santé des femmes ultramarines « moins bonne que dans l’Hexagone » : diabète gestationnel, troubles hypertensifs, obésité avant la grossesse, prévalence plus importante de certaines maladies génétiques associées à des taux de mortalité infantile élevéssanté mentale des mères plus fréquemment dégradée.
Non réductibles aux seuls facteurs socio-économiques, ces disparités mettent en lumière la contradiction entre la pratique médicale et un dogme antiraciste qui nie les différences biologiques. Qu’ils soient biologiques, socio-culturels ou économiques, les constats statistiques convergent : la mortalité infantile est nettement plus élevée dans les zones à forte concentration de populations d’origine extra-européenne. Persister à nier ou à dissimuler ces différences ne protège pas le modèle républicain ; cela empêche d’apporter des réponses ciblées et efficaces.

Protection sociale : posture vs réalité

La France se gargarise d’être le modèle de protection sociale universel que le monde entier nous envie, mais la progression spectaculaire de la mortalité infantile dément ce narratif officiel digne d’une république bananière.
Face à cette réalité alarmante, l’opacité politique devient difficilement justifiable. Lorsqu’un gouvernement choisit de ne pas diffuser des données publiques embarrassantes, il ne fait pas preuve de simple incompétence : il pose un acte délibéré d’occultation qui paralyse le débat public et retarde l’action. On est encore bien loin du « réarmement démographique »…
Audrey D’Aguanno 

Crédit photo : DR

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