[ENQUÊTE] Nos nouvelles révélations sur le meurtre de Quentin commis par des antifas

Les antifascistes ont notamment utiliser des gants coqués comme arme - JBM pour BV

Voici les informations sensibles nouvelles que BV a pu recueillir sur les circonstances du meurtre de Quentin Deranque, le 12 février 2026 à Lyon.

En 2024, un précédent similaire

En 2024, lors d’un lynchage revendiqué par la Jeune Garde, alors dirigée par Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, visage dissimulé – comme le montrent ces captures d’écran tirées d’images témoins et de vidéosurveillance que nous nous sommes procurées -, frappe à plusieurs reprises une victime au sol. Nous avons pu identifier celui qui n’était pas encore le collaborateur du parlementaire LFI et qui donnait des coups avec un complice armé d’une matraque. Cette agression présente des similitudes, quant au mode opératoire utilisé, avec celle qui a mené au lynchage de Quentin Deranque : repérage de militants identitaires attablés dans un bar, charge en groupe et passage à tabac d’une victime au sol isolée.

Favrot actif lors d’un assaut contre des amis attablés à une brasserie 2024 – Document BV

Un témoin raconte aux enquêteurs : « Ils leur donnaient des coups pour les tuer »

S’agissant du passage à tabac de Quentin Deranque et de deux autres de ses amis survenu le 12 février 2026, un riverain assure aux enquêteurs : « Ils leur donnaient des coups pour les tuer ». Un autre témoin, qui ne fait pas partie du groupe des nationalistes, aurait vu et entendu Lelio L. crier « Tuez-les ». Celui-ci, membre de la Jeune Garde, aurait été identifié sur photo. Il était avec Favrot lors de l’agression d’un bar en 2024, comme on le voit sur le visuel ci-dessus.

L’autopsie confirme l’utilisation de gants coqués

Selon nos informations, les impacts donnés par les gants coqués sont visibles sur la tête de la victime qui présente plusieurs séries de bosses incurvées. Ces blessures confirment des éléments des témoignages d’identitaires présents sur place qui ont déclaré dans leur plainte avoir vu la moitié du groupe de Favrot en être équipée.

Dans le déluge de coups, un des antifas va même se cogner le pied contre le bitume, alors qu’il visait le corps de Quentin Deranque, et se blesse douloureusement.

Les enquêteurs décrivent les gestes amples de Favrot à ce moment-là comme étant révélateurs d’une « attitude victorieuse ». Jusqu’alors, il était difficile, avec les vidéos témoins, d’interpréter la posture du présumé meneur, mains levées vers le ciel ou encore mouvement de l’extérieur vers l’intérieur de ses deux avant-bras.

Des coups mortels ont été portés sur la victime (attention, contenu sensible)

Quelques heures plus tard, à l’hôpital Édouard-Herriot, les médecins constatent qu’une partie du cerveau arrière de Quentin est visible à l’œil nu. Le crâne a été fracassé par les chocs. Jusqu’alors, cette terrible plaie était recouverte par la capuche de Quentin Deranque, imbibée de sang. « La dure-mère a été arrachée », précise une source proche de l’enquête. Il s’agit de la couche qui protège le cerveau et qui se situe en dessous du crâne. Cela témoigne de la force de l’impact des gants coqués et des chaussures des antifascistes sur le corps inerte de la victime. L’autopsie est très claire sur les causes du décès. Les coups ont été portés à la tête des trois victimes à terre, « caractérisant la volonté de tuer » (toujours selon une source proche de l’enquête). En aucun cas la mort n’est liée au délai d’hospitalisation, ce qu’ont essayé de faire croire certains soutiens des meurtriers. Les médecins légistes décrivent l’extrême intensité de chaque coup. On comprend que certains, à eux seuls, ont été mortels. La tempe droite de la victime, par exemple, est brisée par un seul choc.

L’arrière de la tête est frappé extrêmement brutalement, créant une hémorragie et déplaçant le cerveau de la victime dans la partie inférieure de la boîte crânienne. De nombreuses traces de blessures sont observées sur tout le corps. Le rapport les qualifie de « multidirectionnelles ». Le coude est déboîté.

Un des antifas a écorché la victime en la tirant par les jambes sur le béton.

Un point attire l’attention de l’hôpital, une blessure en forme de T, dont l’origine est inconnue. Est-ce l’utilisation d’un poing américain ? La chaîne d’information LCI avait déjà évoqué l’hypothèse qu’un des agresseurs ait pu être équipé de cette arme de catégorie D.

Le rapport que nous avons consulté indique que le visage du jeune homme supplicié est aussi marqué par la trace d’une semelle d’un de ses meurtriers, confirmant les propos de l’avocat de la famille de la victime tenus quelques jours après le drame.

La victime est condamnée à mort dès le lynchage (attention, contenu sensible)

Pour sauver le jeune homme en état de mort cérébrale, les chirurgiens vont tenter une opération miracle : créer une dure-mère artificielle. Cependant, dès la première incision effectuée, les médecins constatent que Quentin est, hélas, définitivement condamné à mort. En effet, l’hémorragie est impossible à stopper. Quentin Deranque aurait pu bénéficier des meilleurs médecins et des meilleurs soins dès la fin de son lynchage, il n’aurait pas pu être sauvé, conclut le rapport d’autopsie.

Un médecin légiste, habitué des dossiers d’agression violente, commente auprès de BV : « Donner un coup avec un gant coqué sans vouloir donner la mort, c’est comme étrangler quelqu’un en expliquant qu’on ne veut pas le tuer. Il en va de même des coups de pied dans la tête. »

Les antifascistes ont empêché les riverains d’alerter sur l’état de la victime

Les enquêteurs indiquent que plusieurs facteurs ont ralenti la prise en charge de la victime.

Un témoin, qui ne fait pas partie du groupe des nationalistes lors du lynchage, a crié pour alerter sur l’état de la victime. Des antifascistes l’en ont dissuadé. « On a le droit, c’est des nazis », ont-ils déclaré, justifiant leurs actes.

Un appel lancé par un ami de Quentin au SAMU n’aboutit pas

Quelques minutes plus tard, E., une femme d’une quarantaine d’années qui sortait de chez une amie, voit Quentin qui gît à côté du poteau. Elle tente d’appeler les secours, mais ceux-ci n’interviennent pas.

Plus tard, un appel lancé par un ami de Quentin au SAMU (15) n’a pas été transféré au standard, comme le soulignent les enquêteurs. Un couac dont l’origine est inconnue.

Les antifas ne portent pas secours à la victime en détresse vitale

Le groupe de Quentin Deranque n’a pas pu saisir la gravité de l’état de leur camarade. Aucun parmi eux n’a été témoin du lynchage, puisqu’ils étaient occupés à placer les militantes Némésis, traumatisées, en sécurité. Deux d’entre elles ont été étranglées. Seuls les meurtriers avaient conscience de l’urgence vitale. Ceux-ci ont déguerpi, se rendant visiblement coupables de non-assistance à personne en danger. Une jeune femme, que l’enquête ne mentionne pas, mais que l’on voit sur l’ensemble des séquences, touche même le corps du militant en agonie avec son pied.

Les méthodes éprouvées des antifas en cavale pour fuir les enquêteurs

Selon une source proche de l’enquête, une fois les lieux quittés, Jules P., meurtrier présumé, change intégralement ses vêtements. Une technique répandue, dans le milieu antifa, pour être plus difficilement reconnaissable sur les images des témoins, généralement prises de loin ou de faible qualité.

Dimitry V., quant à lui, se rase la barbe. Véritable professionnel de la dissimulation, celui-ci tente de maquiller sa cavale sous une couverture ingénieuse. Avec sa petite amie et la mère de celle-ci, toutes deux soutiens de la Jeune Garde, ils montent une légende. Partir en séjour dans leur résidence secondaire. L’objectif officiel du déplacement : débroussailler les herbes et prendre un bol d’air à la campagne. L’objectif officieux : fuir le plus rapidement possible Lyon sans paraître suspect. Dimitry va éteindre définitivement son téléphone et utiliser celui de la mère de sa copine.

Celui-ci va être trahi (le monde du renseignement appelle cela un indicateur de fuite) par un geste qui révèle une posture suspecte. Sur la route, il entre dans une supérette de Crest (Drôme) et achète deux chargeurs de portable. Une emplette qui peut traduire un départ précipité aux yeux de la police criminelle.

Aucun des neuf mis en examen ne s’est rapproché des autorités. Un avocat a même conseillé à son client, qui ressentait des angoisses, de ne pas se rendre immédiatement à la police.

Jean Bexon

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