
Combat royaliste 136
Par Philippe Germain
Au niveau planétaire, le déclin de la mondialisation remet d’actualité l’intérêt pour la pensée maurrassienne et les travaux de ses héritiers de l’École d’Action française.
Au niveau de la France, le régime des partis de la Verépublique est en crise et le risque est sérieux pour 2027 de voir les profiteurs d’extrême-centre faire alliance électorale avec l’extrême-gauche sur la base du projet révolutionnaire dela Nouvelle France racialisée. Or, la France n’a pas besoin de révolution mais au contraire d’une contre-révolution qui doit d’abord être Politique puis, ensuite, civilisationnelle.
Une contre-révolution politique sera portée par le nationalisme définissant la France comme un fait d’histoire. Sa vision de la société inverse l’architecture républicaine en plaçant, en haut, un État fort mais réduit et, en bas, les libertés pour les communautés autogestionnaires. Le nationalisme ne rêve pas d’isoler notre pays mais d’une France comme nation de moyenne importance menant un jeu diplomatique propre entre rivalités des géants et leurs pulsions guerrières. Ce qui implique vis-à-vis de nos ennemisextérieurs une sérieuse puissance militaire, une force navale armée à la mesure de notre outre–mer intercontinental et uneForce de dissuasion souveraine à la main d’un pouvoir indépendant de l’opinion, garant de la continuité historique. Cette contre-révolution politique pourra reprendre l’aventure capétienne commencée en 987 mais son préalable est une stratégie royaliste favorisant l’émergence d’un Monk capable d’un coup de force « ganté ».
Une contre-révolution politique donnera les moyens nécessaires aux trois nécessités de la contre-révolution civilisationnelle des mentalités. Par une réaction de re–christianisation partant du catholicisme traditionnel au populaire et, enfin, au culturel, elle fera face au combat de civilisation mené par l’Islam, bien que l’Église officielle refuse d‘admettre un antagonisme de fond avec lui. Au modèle civilisationnel du progrès technophile de la croissance économique basé sur la quantité elle opposera celui écologique de la qualité et des limites basé sur le principe de l’héritage. À la civilisation moderne du progrès d’auto-divinisation de l’homme, de la régression psychologique vers l’animalité qu’annonce la perversion des mœurs et des manipulations génétiques, elle opposera la philosophie de la politique naturelle basée sur le principe de l’inégalité protectrice ainsi qu’un nouveau printemps nataliste.
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