
Au printemps dernier, les députés avaient voté pour la suppression des Zones à Faibles-Emissions, les ZFE, qui introduisaient une sélection de l’entrée en ville par l’argent : ceux qui ont les moyens de se payer une voiture récente. Cela aurait également pénalisé tout un artisanat travaillant dans les grandes villes, souvent avec des véhicules de logistiques diesel, camions, camionnettes. On se souvient que le RN avait voté pour cette suppression et au RPF, nous avions également fait campagne dans ce sens. Mais l’Europe ne veut pas de cette suppression et la bande à Macron non plus et on sait leur propension, à l’une et à l’autre, à se passer de la voix du peuple…
Suite donc, au vote, en avril dernier, des parlementaires, le Conseil constitutionnel a censuré ce vote des députés, au motif que l’amendement de suppression des ZFE avait été introduit dans une loi sans rapport avec le sujet. Et on retrouve ce Conseil Constitutionnel, absolument pas représentatif de la population française, systématiquement aux ordres du pouvoir, décider d’annuler une décision des représentants du peuple… Dès juin, deux députés, Sylvie Bonnet et Pierre Meurin, ont déposé de nouveaux amendements visant à supprimer les ZFE, cette fois dans une loi appropriée : la Loi Transports. Mais là, barrage de la Présidente de la Commission Développement durable, chargée d’examiner les amendements, à l’Assemblée nationale, qui décide de tout bloquer. De façon totalement arbitraire, au motif que ces amendements étaient une nouvelle fois sans rapport avec la loi Transports qui correspond justement aux besoins de mobilité des citoyens, notamment entre les villes-centres et leurs périphéries, ainsi qu’au sein des périphéries elles-mêmes. Non seulement les parlementaires n’en voulaient pas mais majoritairement, mais les Français n’en veulent pas non plus.
La Ligue de Défense des Conducteurs organise une riposte à la hauteur du scandale et envoie une requête à Yaël Braun-Pivet, la Présidente de l’Assemblée nationale, signée par des centaines de milliers de gens, afin qu’elle garantisse le débat démocratique et qu’elle mette fin à une situation scandaleuse : « Laissez les députés supprimer les ZFE », explique ainsi la Ligue. 11 millions de voitures sont bannies des ZFE, un demi-million de conducteurs risquent de perdre leur emploi, sous la menace quotidienne de PV à 68 € pour simplement se rendre à leur travail. Grenoble et Lyon verbalisent déjà. Paris devrait commencer en 2027. Et quand il y aura les radars ZFE, ce sera impossible d’y échapper. A Lyon, tous les diesels et les essences d’avant 2011, seront bannis de la ville dans 16 mois. Et en 2030, dans 3 ans et demi, la métropole du Grand Paris sera réservée aux voitures électriques si on ne fait rien pour empêcher les ZFE. Et les édiles anti-voiture des agglomérations de plus de 150.000 habitants pourront prononcer, à tout moment, le bannissement de telle ou telle catégorie de voitures, selon leur bon vouloir : c’est inscrit noir sur blanc dans les textes qui ont instauré les ZFE.
Pour mémoire, au RPF, nous avons un projet concernant l’automobile à base de simplification : retour du contrôle technique aux simples éléments de sécurité mécaniques, possibilité de mise sur le marché d’automobiles de petites séries, et même d’un véhicule artisanal, valorisation du patrimoine automobile, avec une simplification des tracasseries administratives pour les véhicules anciens et de collection. Possibilité de fabriquer des voitures simples pour le quotidien et baisse des taxes sur l’essence. Mise en concurrence directe des voitures thermiques et électriques, sans subvention et sans intervention de l’État dont le rôle va se borner au contrôle technique simplifié.
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