
Cette semaine nous vous proposons de parler du « péché originel ». Toutefois pour être convenablement traité, le sujet doit être détaillé, voilà pourquoi il est proposé ici en plusieurs parties qui vous seront proposées successivement sur trois jours : 1/- Définition de la notion pour une bien curieuse histoire ; 2/- Des pensées divergentes mais un obstacle majeur à l’idéologie du progrès ; 3/- Une marche vers l’abîme et puis…
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Par Antoine de Crémiers
« Il est grand temps aujourd’hui, les promesses n’ayant pas été tenues de poser des questions à propos de la légitimité épistémologique du monde moderne et de ses fondements et en particulier le refus sans preuves d’une chute initiale »,
Augusto Del Noce, L’époque de la sécularisation, 2002
Une affirmation exclusivement biblique, c’est-à-dire non scientifique, et qui, de toute évidence, ne concerne en rien l’ordre politique et se rattache uniquement à une question de croyance… voilà le péché originel. D’ailleurs, ce dogme de la foi catholique disparaît curieusement de l’enseignement catéchétique courant, discrétion qui permet d’esquiver querelles et controverses renvoyées à des joutes savantes plus ou moins ésotériques, offrant l’immense avantage d’un possible concordisme avec la modernité : histoire, raison, autonomie du sujet, progrès, sciences et techniques… jugés autrement sérieux que le récit biblique à la scénographie infantile ; à savoir un couple nu qui batifole dans un jardin extraordinaire, une interdiction, un serpent qui parle, une désobéissance et des anges aux épées de feu qui désormais barrent l’accès au paradis à un homme et une femme vêtus de peaux de bête… Un vrai conte de fées !… Alfred de Musset, dans Sur trois marches de marbre rose, en plaisante : « Depuis qu’Adam, ce cruel homme / A perdu son fameux jardin / Où sa femme, autour d’une pomme / Gambadait sans vertugadin… ».
Mais cantonner la question du péché originel à une simple question de croyance religieuse, c’est vouloir s’aveugler sur les conséquences de sa disparition. En effet, nous touchons là à une question essentielle, point cardinal à partir duquel s’articulent des anthropologies, des métaphysiques, des théologies, mais également des idéologies politiques divergentes souvent inconciliables. Ce n’est donc pas un hasard si Garaudy, qui fut un temps le délégué officiel préposé au dialogue entre chrétiens et marxistes, n’imposait qu’une seule condition préalable aux rencontres : le silence sur le thème du péché et particulièrement du péché originel.
Pourtant, pour Carl Schmitt, le péché originel est bien au contraire le point central de toute anthropologie politique. Pour lui, la foi dans le péché originel ou la négation de celui-ci, la thèse de la méchanceté ou de la bonté originelle de l’homme, constituent une ligne de partage décisive. De son côté, Baudelaire (traducteur des contes d’Edgar Allan Poe) n’a pas de mots assez durs contre la religion du progrès qui relève de la plus énorme des impostures, « idée grotesque, qui a fleuri sur le terrain pourri de la fatuité moderne » car, dit-il, l’homme est toujours le même, c’est-à-dire marqué par le péché originel, et il ajoutera à propos de la vraie civilisation : « Elle n’est pas dans le gaz, ni dans la vapeur, ni dans les tables tournantes, elle est dans la diminution des traces du péché originel » (Mon cœur mis à nu et autres fragments posthumes, ouvrage paru en 2016). Pas plus que le marquis de Sade, Edgar Allan Poe ou Joseph de Maistre, il ne croit l’homme bon par nature et s’oppose radicalement à Rousseau. Dans un conte célèbre d’Edgar Poe sur les travaux du « docteur Goudron et du professeur Plume » à l’occasion de la visite d’un hôpital psychiatrique, le narrateur explique qu’un « simple incident est survenu alors qu’une trop grande liberté avait été accordée aux patients. Ils en avaient alors profité pour usurper l’autorité de leurs médecins et de leurs infirmières et les enfermer tels des fous ». Nous y sommes…
La pensée révolutionnaire comme la pensée scientiste refusent l’idée d’une chute initiale, certains affirmant au contraire que ce n’est pas l’homme qui par un libre choix a apporté le désordre dans la situation édénique, mais que c’est l’homme qui est principe d’ordre dans un monde qui en soi n’a aucun sens.
L’idéologie du progrès, « idéologie cruelle sous un nom consolant » d’après Voltaire dans sa Lettre à Élie Bertrand datée du 18 février 1756, nous assure avec force que l’histoire est caractérisée par le développement constant de la liberté et de l’autonomie. Les sombres lumières, dont nous constatons aujourd’hui les limites et les impasses, ont entrepris une guerre sans merci contre le catholicisme considéré comme l’obstacle majeur au développement de la liberté, nous maintenant dans l’enfance. Toutes les composantes du catholicisme sont passées au crible de la raison nouvelle, le péché originel en particulier, obstacle à l’optimisme des Lumières. La raison, le statut moderne de l’homme adulte, émancipé depuis les Lumières des tutelles de sa minorité, enfin affranchi du merveilleux chrétien, et les données de la science (la paléontologie en particulier) consacrent la disparition de toute idée d’une quelconque chute et d’une rupture avec un état paradisiaque qui l’aurait précédé.
Pour Kant, dans La religion dans les limites de la simple raison, « quelle que puisse être l’origine du mal moral en l’homme, il est certain que parmi toutes les manières de se représenter, la diffusion du mal et sa propagation au milieu des membres de notre race, la plus inconvenante manière est celle de nous représenter le mal comme une chose qui nous vient par hérédité de nos premiers parents ». Et Michel Carrouges – nom de plume de Louis-Joseph Couturier ayant signé La mystique du surhomme en 1948 – d’ajouter que « pour Hegel au contraire, la création étant le malheur, le paradis ne peut être qu’une illusion. Que le premier homme se croie heureux en naissant et qu’il reconnaisse un créateur comme son maître, ce ne peut être que la pire déchéance car il rend son malheur irrémédiable. Mais s’il se lève au contraire avec audace, s’il aspire à beaucoup plus que le paradis, s’il veut devenir semblable à Dieu, alors tout sera sauvé »… Ce renversement dans l’interprétation du péché représente l’antithèse la plus radicale du christianisme. Karl Marx, dans la même veine, déclare qu’« un être ne commence à se sentir indépendant que dès lors qu’il est son propre maître, et il n’est son propre maître que lorsqu’il doit son existence à soi-même ». Citons ici en commentaire Carrouges : « Depuis l’origine, il y a des hommes qui conspirent contre l’ordre du monde. Le souvenir des paradis perdus et l’espoir de futurs âges d’or ne les emplit point simplement d’une vague nostalgie, mais d’un désir fanatique ».
Mais, nous voilà jetés dans un monde où tous les modèles intellectuels qui encadraient nos réflexions et notre vision du monde se sont effondrés ou achèvent de s’effondrer : l’idéologie du progrès, la raison, la république, la conception de l’histoire comme réalisation de l’émancipation humaine… Nous voilà avec une gueule de bois sans remède, conséquence d’une orgie d’idéologies diverses dont les promesses, jamais tenues se sont fracassées sur le roc du réel.
C’est curieux quand même…
Les temps modernes s’arrachent au christianisme et définissent même la liberté comme cet arrachement qui va permettre l’instauration de la souveraineté de l’homme. Ce mouvement qui définit ce qu’il est convenu d’appeler la sécularisation connaît toutefois deux versions : la première organise le retrait de la religion comme sphère dominante pour permettre la reconstruction des institutions de la société sur une base rationnelle. Elle peut être qualifiée de sécularisation-rupture ; mais une autre conception, que l’on pourrait appeler sécularisation-transfert, considère, au contraire, que la modernité est caractérisée par un transfert des schèmes et des modèles élaborés dans le champ religieux dans la société. Donc, d’un côté, une rupture, valeur programme de libération des tutelles imposées à l’humanité au cours des âges et qui caractérise les Lumières françaises, pour lesquelles la rationalité va permettre une critique acerbe des messages religieux et la défense de la liberté contre l’asservissement théologique. Et, du côté allemand, où les philosophes sont presque tous pasteurs ou fils de pasteurs, on constate une version de sécularisation-transfert établissant une continuité historique qui interprète, à la suite de Hegel en particulier, les contenus de la culture moderne non plus comme négations mais comme réalisations du christianisme. Une exception notoire, toutefois, à cela : Nietzche, acharné à faire disparaître toutes les ombres de Dieu.
C’est cette interprétation qui va justifier la foi moderne en l’histoire avec l’idée d’une finalité providentielle à l’œuvre dans l’histoire et fonder celle du progrès. L’idée de progrès n’admet que deux interprétations : l’ascension linéaire ou l’ascension en spirale, dont chaque hélice, quoique comportant des phases de recul, se déroule toujours à des niveaux supérieurs.
L’hypothèse d’une histoire dont le déroulement obéit à une logique interne dictée par le progrès impose, arbitrairement et de manière irrationnelle, une dimension téléologique qui tient le but pour déterminant et impose un schéma continuiste. Mais, cette histoire « consolante » repose sur une mosaïque de références anciennes réinterprétées, détournées bien souvent de leur objet initial et réinsérées dans l’histoire pour les besoins de la cause. Tout cela au prix d’incroyables anachronismes, synecdoques ou autres procédés consistant à attribuer des conceptions souvent inexistantes à l’époque considérée.
Bienheureuse sécularisation !!!
La querelle opposant sécularisation-rupture à la française et sécularisation-transfert de l’autre côté du Rhin a fait couler beaucoup d’encre, comme en témoigne le livre remarquable de Jean-Claude Monod, La querelle de la sécularisation de Hegel à Blumenberg paru en 2002, et le chapitre sur la sécularisation du christianisme non moins remarquable des études carmélitaines, sur Satan, datant de 1948.
L’interprétation allemande qui a fait école, y compris dans les milieux ecclésiastiques, détermine une histoire optimiste en raison d’un mouvement général vers le mieux et une foi en l’histoire qui justifie les perspectives d’établir le règne de la justice par des moyens mondains. Un parfait exemple en la matière tient à la dimension messianique du marxisme comme celle du libéralisme. C’est un véritable changement de paradigme où l’on se détourne du monde comme création pour se consacrer au monde à créer. Et revoilà Kant, qui assigne à l’histoire une fin rationnelle : l’avènement d’un ordre cosmopolitique avec union des peuples formant une république mondiale qui sera le fondement d’une paix perpétuelle !!!
Mais quelles conséquences alors ?
Si le mal est extérieur à l’homme, on va pouvoir l’identifier pour mieux lutter contre lui et l’éradiquer dans un combat en face-à-face qui est à la racine de toutes les idéologies totalitaires. C’est la lutte des classes pour les régimes communistes et leurs innombrables variantes, la supériorité de la race aryenne pour les nazis, la société qui pervertit l’homme bon par nature, pour Rousseau. Pour lui, il suffit d’écouter la voix de sa conscience : « instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre, juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’homme semblable à Dieu ». Donc, réitération parfaite du péché originel où l’homme se met à la place de Dieu pour décider de manière entièrement subjective du bien et du mal.
Mais si ces figures « classiques » sont reconnues par tous, ou presque, la modernité vient ajouter une nouvelle version, fille des « Lumières ». Faisant la promotion et l’éloge d’un individu enfin adulte, sans attaches, délesté de ses héritages, optimiste, persuadé que l’histoire est une marche vers davantage de liberté et un progrès général de l’humanité, il n’a que mépris pour un passé, lieu de l’infériorité qui doit être dénoncé comme domination du patriarcat, de l’antisémitisme, du mépris des femmes, du racisme, du colonialisme… C’est à la seule condition de rompre avec lui que l’on pourra, enfin, « fabriquer » l’individu autonome, ne devant rien à personne, désireux de sortir de sa mise sous tutelle et d’exercer librement sa raison. Il faut donc combattre ceux qui s’opposent au changement. Emmanuel Macron, homme du passé qui ne comprend rien – dans son Discours au congrès tenu au château de Versailles le 9 juillet 2018 –, considère ceux qui résistent avec le plus grand mépris : « Le pilier premier de la politique sociale auquel je crois est une politique d’émancipation de chacun qui libère et affranchit des statuts. Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme, libre, conscient et critique »… D’où sa haine démoniaque à l’égard de ceux qui refusent de changer : les Gilets jaunes, les hétérosexuels, les fumeurs de clopes, les paysans, les buveurs de pinard, les chasseurs et autres pêcheurs, ceux qui roulent au diesel… voilà les ennemis à combattre. C’est un programme de guerre civile.
Karl Popper, chantre du libéralisme, est encore plus clair, qui exprime fort bien l’impératif du combat à mener dans « Le paradoxe de la tolérance », tiré de La société ouverte et ses ennemis, ouvrage paru en 1979 : « Une tolérance illimitée a pour conséquence fatale la disparition de la tolérance. Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis et avec eux la tolérance. Je ne veux pas dire par là qu’il faille toujours empêcher l’expression de théories intolérantes. Tant qu’il est possible de les contrer par des arguments logiques et de les contenir avec l’aide de l’opinion publique, on aurait tort de les interdire. Mais il faut revendiquer le droit de le faire, même par la force si cela devient nécessaire, car il se peut fort bien que les tenants de ces théories se refusent à toute discussion logique et ne répondent aux arguments que par la violence. Il faudrait alors considérer que, ce faisant, ils se placent hors la loi et que l’incitation à l’intolérance est criminelle au même titre que l’incitation au meurtre !!! » Faut-il avoir la cruauté d’insister sur la violence du propos de cet apôtre de la démocratie libérale, nouveau Fouquier-Tinville qui avait promis de guillotiner tout Paris. Il faut bien comprendre qu’il ne peut y avoir de liberté pour les ennemis de la liberté.
La civilisation nouvelle, ou plutôt la culture à répandre par tous les moyens, c’est la haine d’un passé jugé criminel qui nous maintenait sous tutelle. Désormais, notre désir infini d’émancipation, nous livre à la démesure, à l’ivresse de notre subjectivité, à la folie. À quoi il faut ajouter la haine pour toute pensée vouée à contrarier l’ordre des choses, ou simplement rétive à la servitude euphorique requise de tous et qui entend s’opposer à l’écrasante normalisation de la pensée.
Et partout renaît l’inquiétude devant nos échecs à vaincre, à éradiquer le mal dont le retour s’annonce à grand fracas, suscitant le plus souvent incompréhensions et lignes de fuite mais aussi les cris d’alarme de quelques sentinelles encore éveillées. L’extinction douce de la modernité – dont les piliers que sont la raison, l’histoire et le progrès se sont les uns après les autres effondrés – nous laisse désemparés devant les retours fracassants de la barbarie. L’évanescente postmodernité, fragile parenthèse suspendue au-dessus du vide, est par essence impuissante, muette devant « l’inondation, les écluses ouvertes du mal, car les étais qui soutenaient l’existence humaine s’effondrent. Fin du spectacle : la modernité et les sociétés démocratiques voulaient résister au mal en s’interdisant de définir le bien et s’étonnent encore de leur faible capacité mobilisatrice, mais comme le rappelait Léo Strauss dans sa conférence de février 1941 sur le nihilisme allemand, « le mal n’est intelligible qu’à la lumière du bien »…
On ne peut s’empêcher d’évoquer ici la pensée de Vladimir Soloviev et son dernier livre dont le but est clairement défini : « Montrer par avance le visage trompeur derrière lequel se cache l’abîme du mal, telle fut mon intention suprême en l’écrivant. Nous sommes les témoins d’une falsification du bien qui est aussi une falsification de la foi chrétienne » (Trois entretiens sur la guerre, la morale et la religion suivis d’un court traité sur l’antéchrist, 2005). À la fin de sa vie, le thème de la fin du monde et de l’antéchrist vient le hanter à nouveau. En 1897, il écrivait à son ami Weliczko : « Quelque chose arrive, quelqu’un va venir. Tu devines que par ce quelqu’un, j’entends l’Antéchrist lui-même. La fin du monde qui arrive me souffle dans le visage avec un souffle clair, bien qu’insaisissable, comme le voyageur s’approchant de la mer sent l’air de la mer avant de voir les flots. Je sens l’approche des temps où les chrétiens devront se réunir pour prier dans les catacombes. Partout, la foi sera persécutée, peut-être moins brutalement que dans les jours de Néron, mais plus finement et cruellement par le mensonge, la tromperie, la falsification. Est-ce que tu ne vois pas qui s’agite ? Moi, je le vois et depuis longtemps ».
Et Satan conduit le bal, lors du vote de l’inscription de l’avortement dans la constitution, écrite en lettres de sang, les députés ont dansé joyeusement sur les cadavres de milliers d’enfants pour célébrer une nouvelle liberté ! Le mal n’est pas seulement un défaut naturel, une imperfection, c’est la puissance du mensonge et de perversion qui prédomine au nom du bien. La question, toujours d’une actualité brûlante, est la suivante : le mal est-il seulement un manque naturel, un inachèvement disparaissant de lui-même avec la croissance du bien ou est-il une force effective qui, en usant de séduction, domine notre monde de telle sorte que pour lutter victorieusement contre elle il faut avoir un point d’appui dans un autre ordre d’existence ? Soloviev décrit dans le texte sus-mentionné l’évolution proprement satanique de l’humanisme moderne, humanitaire, tolérant, bourré de bons sentiments.
Dans un commentaire récent du La Fontaine politique de Boutang, Bérénice Levet livre une réflexion tout à fait éclairante : « En plaçant ainsi son étude sur La Fontaine sous le signe d’Aristote et de Vico, Boutang inscrit La Fontaine dans une famille de pensée, une tradition cachée (dont l’histoire reste à écrire) dont la figure tutélaire est en effet Aristote et se poursuit avec Vico, en passant par Montaigne, Molière, conduisant jusqu’à Albert Camus, Hannah Arendt et qu’il nous appartient de maintenir vivante aujourd’hui. Il y aura toujours deux familles de penseurs, ceux qui consentent à la finitude humaine et ceux qui mènent la rébellion contre cette limitation et s’engagent dans des politiques d’ingénierie sociale, culturelle et anthropologique désastreuses. L’histoire, de la Terreur de 1793 au léninisme et au stalinisme du XXe siècle, est là pour nous instruire du prix humain auquel se paie cette impossible réconciliation avec l’homme ».
Et la conséquence en est… à lire dans Prospérités du désastre de Jean-Paul Curnier, un ouvrage écrit en 2014 : « Les années ont passé et rien ne permet de dire que les choses se soient arrangées, et rien n’est venu entraver sérieusement le délabrement des formes d’existence collective conduit par le cynisme affairiste, l’appétit de l’argent, la bêtise de beaucoup et le renoncement à toute dignité du plus grand nombre ».
(Illustration : Le péché originel, fresque de Raphaël, 1519, au Vatican)
https://www.actionfrancaise.net/2026/07/29/le-peche-originel-1re-partie-une-curieuse-histoire/
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