Les incendies sont volontaires et ils viennent d’en haut, par Jacques Frantz

Je sais ce que vous allez dire : encore un délire complotiste de ce type qui voit décidément le mal partout.

Cependant, je vous supplie de suspendre un instant cette assertion hâtive et de résister à la tentation du réflexe pavlovien.

1. À qui profite le crime ?

Les terribles incendies qui ravagent le sud de la Gironde et le nord des Landes de Gascogne bénéficient à ceux qui vous alertent en permanence sur les conséquences des changements climatiques. N’en doutez pas, dans les cénacles écolo-gauchistes, les khmers verts doivent applaudir les flammes.

Pas besoin de vous faire un dessin. Vous les entendez ceux (pardon, celles et ceux) qui vous disent « on vous l’avait bien dit… vous n’avez pas voulu nous écouter… c’est de votre faute ».

Bref, comme disait Pépin, tout est de la faute de ce salaud de peuple qui persiste à rouler au Diesel et à voter à droite, ou à tout le moins à ce qu’il croit être la droite.

2. Les promoteurs eux aussi se frottent les mains.

Parce que comme par hasard, ça brûle toujours là où les prix montent. Le fait sociologique est patent. Lors de la sécheresse de 1976, la forêt française brûlait sur le flanc est du pays. Ça brûlait côté Méditerranée. Mais avec le TGV qui a mis Bordeaux à trois heures de Paris, les minets parigots qui bossent dans la banque, dans les médias ou dans la pub se sont dit que…

Pourquoi pas l’océan. Maintenant qu’on a bien salopé la Côte d’Azur, on va pouvoir faire la même chose sur la côte atlantique. Oui, parce qu’en 1976 et durant les années qui ont suivi, la forêt girondine et landaise n’était pas moins inflammable que maintenant. Mais elle ne flambait pas. Comme c’est bizarre.

Bien entendu tout ceci sort probablement d’un cerveau qu’un Patrick Cohen qualifierait de « malade », mais nous n’allons pas tarder à le vérifier.

Pour connaître l’état exact de la volonté politique en haut lieu, il nous suffira d’attendre les condamnations.

Convenez avec moi que mettre le feu avec les conséquences que l’on connaît mérite de lourdes peines. Or je vous fiche mon billet qu’aucune peine ne sera jamais prononcée. Ou si des peines sont prononcées ce sera à la marge, et en aucun cas à la hauteur des dégâts causés à la population qu’on déteste, à ses biens et à son environnement.

Les abonnés au Monde m’objecteront que cette histoire de spéculation immobilière ne tient pas puisque des lois interdiront de construire sur des terrains initialement boisés.

Ouais. J’ai arrêté de croire au père Noël à six ans et demi, peut-être était-ce une erreur.

Parce que le pékin moyen n’a pas accès à ce qui se décide en loge. Et ce qui se décide en loge est à la fois discret et appliqué avec diligence. Par conséquent, on saura en toute discrétion modifier ou contourner la loi le moment venu, comme on l’a fait sur la Côte d’Azur.

Bien sûr j’aimerais avoir tort. Et je ne serai pas fâché si mes calomniateurs qui m’accusent de voir le mal et la conspiration partout me mouchent le nez en me disant que tout a été reboisé.

Je le promets, je m’inclinerai.

Cependant, force est de reconnaître que jusqu’ici, quand une forêt brûle il repousse du béton.

Il y a cinq ans, alors que nous nous promenions dans la région avec mon épouse, elle m’a fait remarquer des lotissements en construction en me disant : « Dans cinq ans ça va brûler ».

Là aussi, j’aurais aimé qu’elle ait tort.

Jacques Frantz

Nota Bene :

Sur le même sujet, j’ai publié hier dimanche soir un podcast sur ma nouvelle chaîne Youtube.

Nous nous approchons lentement du million d’abonnés. En effet il y en a huit. Donc si vous voulez être de ceux qui étaient là dès le début, vous me feriez plaisir.

MACRONÉRON A ALLUMÉ LE FEU 

https://www.medias-presse.info/les-incendies-sont-volontaires-et-ils-viennent-den-haut-par-jacques-frantz/247308/

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