
Quand nos valeureux pompiers et tous ceux qui se mobilisent pour combattre les pyrocumulonimbus, ces orages de feu jamais vus en France, quand ils seront venus à bout de ce fléau dévastateur, il sera temps de demander des comptes à nos responsables politiques qui commencent déjà à se refiler la patate chaude.
Car il est bien connu qu’un élu n’est responsable que de ce qui va bien. Macron n’est aucunement responsable de la tragédie que vivent des centaines de milliers de personnes, menacées dans leur vie et leurs biens.
Le coût des incendies en 2026, dépassera sans doute les 2 milliards d’euros. Je vous laisse calculer le nombre de Canadair que cela représente, au prix unitaire de 50 ou 60 millions, parce que des crétins au pouvoir ont préféré dilapider des dizaines de milliards dans une guerre qui n’est pas la nôtre ou dans une immigration sous-qualifiée qui nivelle le pays par le bas.
Le pouvoir responsable de notre ruine a fait des choix budgétaires catastrophiques, limitant les investissements dans la Sécurité civile en misant tout sur la mutualisation des moyens avec l’Europe. C’est typiquement macronien. La France ne sait plus rien faire sans l’Europe.
Actuellement, sur nos 12 Canadair, seulement 7 sont opérationnels, dont 2 stationnés en Corse. Il en reste 5 pour opérer sur le continent, sachant que les feux sont cette année très précoces, multiples et intenses. Il est donc impossible de traiter efficacement plusieurs feux simultanés. Par ailleurs, avec 258 000 sapeurs pompiers, l’épuisement gagne vite les forces sur le terrain. Il manque 150 000 pompiers au niveau national.
Voici l’état de nos moyens aériens actuels (IA)
En France, la lutte aérienne contre les incendies repose sur une flotte diversifiée d’avions et d’hélicoptères gérée principalement par le Groupement des Moyens Aériens (GMA) de la Sécurité civile, basée à Nîmes-Garons. Ce dispositif national est complété par des appareils loués par l’État ou les départements, ainsi que par des renforts militaires et européens.
Les avions bombardiers d’eau (ABE)
– 12 Canadair vieux de 30 ans, pouvant écoper en 12 secondes et larguer 6 000 litres d’eau
– 8 Dash 8, transportant 10 000 litres d’eau ou de produit retardant
– 6 Air Tractor emportant 3 100 litres d’eau ou de retardant
– Une quarantaine d’hélicoptères légers Dragon
– Des hélicoptères Super Puma et Condor loués pour l’été (4 000 et 1 000 litres largués)
Fondée en 2024 et basée à Toulouse-Blagnac, la start-up Positive Aviation a choisi de modifier un avion de ligne régional existant, l’ATR 72, pour le transformer en bombardier d’eau amphibie.
- Le concept : L’avion conserve son fuselage d’origine mais ses trains d’atterrissage sont remplacés par deux gigantesques flotteurs écopeurs. L’entreprise vient d’ailleurs de franchir une étape majeure en juillet 2026 avec la livraison de son tout premier flotteur fabriqué à Vannes par le chantier naval Multiplast.
- Performances visées : Le FF72 pourra écoper et larguer 8 tonnes d’eau en une seconde (contre un peu plus de 6 tonnes pour un Canadair).
- Avantages : Repartir d’un avion déjà éprouvé et certifié permet de diviser le prix par deux par rapport au modèle canadien et d’accélérer le calendrier. 10 appareils ont déjà été précommandés par l’opérateur américain Bridger Aerospace.
- Calendrier : Les essais en vol débuteront début 2027 pour une mise en service opérationnelle visée en 2029.

.Installée à Istres, la start-up Hynaero a choisi de concevoir un tout nouvel hydravion bombardier d’eau en partant d’une feuille blanche.
- Le concept : Le Frégate-F100 est un appareil à coque centrale nativement conçu pour la lutte incendie du XXIe siècle, développé en partenariat technique avec Airbus Defence and Space.
- Performances visées : Il surclassera nettement le Canadair avec une capacité d’écopage de 10 tonnes d’eau et une vitesse de croisière de 450 km/h. Grâce à sa rapidité, il pourra effectuer deux fois plus de rotations qu’un Canadair traditionnel sur une mission de 3 à 4 heures.
- Avantages : L’avion intègre des technologies modernes de largage de précision et une meilleure résistance à la corrosion. La Sécurité civile française et deux exploitants étrangers ont déjà signé des lettres d’intérêt pour un total de 27 appareils.
- Calendrier : S’agissant d’un programme entièrement neuf estimé à un milliard d’euros, le temps de développement est plus long. Les premiers vols d’essai sont prévus pour 2031, visant une entrée en service fin 2032.

.Une troisième start-up toulousaine, Kepplair Evolution, travaille quant à elle sur un système de largage amovible par gravité (baptisé KREWS) adaptable sur des avions de transport régionaux comme les ATR ou d’anciens Dash. Contrairement aux deux autres, cet avion ne serait pas amphibie (pas d’écopage sur l’eau) mais ravitaillé au sol en aérodrome (pélicandrome), à l’image des Dash 8 de la Sécurité civile.
Conclusion
Aussi longtemps que nous aurons des crétins aux commandes, la France ne redécollera pas.
Il nous faut un véritable homme d’État, pas un misérable petit calculateur qui ne pense qu’à son avenir.
Le seul qui ferait l’unanimité et qui n’a jamais changé d’avis ni retourné sa veste, c’est Philippe de Villiers. Mais il refuse toujours de sauter dans l’arène.
Jacques Guillemain
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