Ennemi extérieur dans le Pacifique

par Gaston Le Torch

Pendant que le président Macron s’obstine dans son rêve européiste et parade, le 14 juillet 2026, dans une rhétorique de confrontation avec la Russie, d’autres périls, autrement plus tangibles, progressent. Ainsi voit-on le Vanuatu contester l’intégrité du territoire français, encouragé, par les ambitions de la Chine dans le Pacifique. 

Il serait temps que nos gouvernants républicains cessent de poursuivre des chimères idéologiques pour revenir aux réalités de la puissance, notre Marine nationale… ils devraient porter leur vigilance vers les espaces où se joue effectivement l’influence française, plutôt que de se laisser absorber par les dogmes d’une Europe abstraite. La Chine avance ses pions avec méthode ; d’autres États, tels les Comores, l’Algérie ou encore le Vanuatu, contestent, chacun à sa manière, les intérêts de la France. 

Le 30 juin dernier, Jean-Noël Barrot et le vice-Premier ministre du Vanuatu, Johnny Koanapo, se sont entretenus au sujet des îles Matthew et Hunter. La France a réaffirmé sa souveraineté ; le Vanuatu a maintenu sa revendication. Port-Vila envisage désormais de porter sa revendication devant la Cour internationale de Justice. Bah tiens donc… au moment où les instances internationales ont perdu tout pouvoir ! 

Le gouvernement vanuatais a rejeté une proposition de l’extrême-centre français de gestion conjointe des deux îles. Johnny Koanapo a soutenu que seul le Vanuatu serait fondé à autoriser l’accès à ces territoires, illustrant ainsi l’ampleur du désaccord. Comme quoi, la République a tort de faire des concessions Le régime républicain, également en crise par sa lâcheté ! Pour les autorités vanuataises, son indépendance nationale ne serait pleinement accomplie qu’avec la reconnaissance sur Matthew et Hunter (couvrez cette Chine que je ne saurais voir !). Alors, là, rigolons et pourquoi pas si l’indépendance est si difficile, récupérons les anciennes Nouvelles-Hébrides ! Vive la Royale ! Vive la coloniale ! 

La revendication étrangère remonte à 1965, lorsque la France acquit la souveraineté sur ces îles à la suite d’un accord avec le Royaume-Uni lors de l’imbécile abandon des Nouvelles-Hébrides auquel l’AF s’opposa et Pierre Pujo soutint la population francophone. Le Vanuatu conteste aujourd’hui la validité de cet accord, estimant qu’il ne respectait pas les principes du droit international en raison de l’absence de consultation des populations concernées. Il faut savoir que ces deux îles sont totalement désertes de tout humain. 

Ces deux îlots, qui couvrent à peine un kilomètre carré, sont pourtant d’une importance stratégique considérable : ils assurent à la France près de 350 000 km² de zone économique exclusive dans le Pacifique. C’est dire que l’enjeu dépasse infiniment leur superficie. Plusieurs séries de négociations, en 2018, 2019 puis à fin de 2025, n’ont débouché sur rienD’ailleurs, pourquoi négocier au moment même où l’Allemagne lorgne sur notre outremer ? 

Alors que la mondialisation décline et que l’on assiste au retour du politique et des nations, il va de soi qu’une nation qui renonce à défendre l’intégrité de son territoire prépare d’autres renoncements. La souveraineté n’est ni divisible ni négociable ! Elle constitue le premier devoir de l’État… etceux qui l’exercent mal sont comptables devant l’Histoire.

https://www.actionfrancaise.net/2026/07/27/ennemi-exterieur-dans-le-pacifique/

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