
Énorme coup dur pour le système bien-pensant. Trois ans après le meurtre de Thomas Perotto, 16 ans, poignardé lors d’un bal à Crépol, la juge d’instruction a retenu la circonstance aggravante de racisme contre les suspects. Dans son avis de fin d’information, elle considère que les victimes ont pu être agressées en raison de leur appartenance à la « race blanche et à la nation française ».
Une requalification fondée notamment sur près d’une vingtaine de témoignages (selon une source proche de l’enquête) faisant état de propos racistes, dont « On est là pour planter du Blanc », entendus pendant l’attaque. Cette décision, particulièrement rare en droit français, va à l’encontre du réquisitoire du parquet de Valence, qui avait étrangement écarté cette circonstance aggravante. Elle devra toutefois être confirmée au moment de la mise en accusation. « C’est exceptionnel. Les familles des victimes avaient très mal vécu que le procureur laisse tomber la bande organisée et cette circonstance aggravante de racisme, alors que c’était lancinant dans la procédure », s’est félicité Me Denis Dreyfus, avocat de plus de 40 parties civiles dans cette affaire.
Très touchée par le drame, la maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a également exprimé son soulagement sur X : « On nous expliquait que parler d’un possible racisme anti-Blanc était un scandale. Aujourd’hui, la justice retient cette qualification. Pensée pour Thomas et les siens. La vérité ne devrait jamais être dictée par l’idéologie ! » Une reconnaissance tardive mais bienvenue pour Marion Maréchal, qui s’est réjouie que « la parole des victimes » soit enfin entendue. « On sait aujourd’hui que le crime de Thomas à Crépol est un francocide, un crime raciste, a analysé de son côté Éric Zemmour. Ce sont les conséquences de la détestation de la France par ceux que nous avons accueillis. »
Un début de validation officielle
Cette décision de justice sonne en effet comme une victoire symbolique et sémantique pour le président de Reconquête. Ce dernier avait été le premier responsable politique à oser envisager la dimension raciste et anti-française du meurtre du jeune Thomas. Près de trois ans après avoir dénoncé un « francocide », Éric Zemmour est ainsi conforté par la juge d’instruction qui reconnaît que Thomas et les siens ont peut-être bien été attaqués en raison de leur nationalité française.
Le terme de « francocide » avait été employé par Éric Zemmour, tout d’abord pour qualifier l’assassinat de Samuel Paty par un Tchétchène, et ensuite pour dénoncer le meurtre de la petite Lola par une Algérienne. L’ancien journaliste du Figaro avait expliqué le sens de ce terme, calqué sur une rhétorique de gauche. « J’ai pris exemple, tout simplement, sur les féminicides, avait-il ainsi déclaré. Sur ce modèle-là, par analogie, un francocide, c’est un crime contre un Français par un étranger. Parce que je considère qu’aujourd’hui nous vivons un moment historique, qui est que le peuple français, sur son sol, est occupé par un peuple étranger, une civilisation étrangère qu’est en train de le remplacer ».
Une défaite pour le parti du déni
L’inattendu rebondissement dans l’affaire du meurtre de Thomas constitue aussi une sévère déconvenue pour l’ensemble du système médiatique. Par sa décision, la juge d’instruction vient donner tort à tous ceux qui nous expliquaient hier encore que le racisme anti-blanc était une impossibilité, que personne n’était agressé en raison de son appartenance à la nation française. « L’idée d’un raid prémédité à caractère raciste, assimilé à un « francocide », est ressassée à de multiples reprises, alors que cette hypothèse n’est confirmée ni par les enquêteurs, ni par les journalistes ayant consulté le dossier », affirmaient ainsi les militants de Reporters Sans Frontières (RSF). Quatorze témoins et une juge d’instruction viennent de leur donner tort.
Horrifié par l’arrivée dans le débat public d’un concept analysant sans langue de bois un phénomène tabou, l’espace médiatique s’était ligué pour en saper les fondements. « Le terme « francocide », utilisé par Éric Zemmour, ne recouvre aucune réalité factuelle ni juridique », avait alors prétendu Franceinfo, en s’appuyant sur les avis très neutres de l’avocat pro-LFI Arié Alimi et de la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. Sur Radio France, le politologue Clément Viktorovitch avait expliqué que le concept de francocide n’était « rien d’autre qu’une invention de marketing politique », une « fantasmagorie », puisqu’aucune étude sociologique n’en avait validé l’existence. Le reste de la patrouille avait rapidement rappliqué et s’était joint à la meute, jurant que le terme « francocide » était un « mot raciste » (L’Humanité), qu’il n’avait « de sens ni juridique ni politique » (20 Minutes), et qu’il relevait d’une « rengaine de haine » (Libération).
Tous ces dénégateurs ont l’air fin aujourd’hui. Ils étaient déjà démentis par le réel, ils le sont désormais par la Justice aussi.
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