Bergé légitime la surveillance de masse…

Aurore Bergé vient d’avouer ce que beaucoup avaient déjà compris : elle ne se situe pas dans le camp des démocrates. En déclarant sur RMC que « ce qui se passe à l’intérieur des maisons regarde l’État », elle ne fait que prolonger une idéologie de surveillance qui rappelle les méthodes de la Stasi, de la Sécuritate ou du KGB. Et elle le fait avec le sourire, sans la moindre gêne, revendiquant ouvertement une conception du pouvoir fondée sur le contrôle des individus et de leurs opinions.

On nous expliquera, comme toujours, que c’est « pour protéger », aujourd’hui les enfants, demain le pouvoir en place. À ce rythme, il ne manquerait plus qu’un appel à installer des micros dans chaque domicile. Et connaissant le personnage, on peut craindre qu’elle ne franchisse ce pas sans hésitation. Pour elle, l’État n’est plus une institution régalienne : c’est un dispositif de contrôle total du quotidien. Nous sommes très loin des missions essentielles qui devraient préoccuper ceux qui gouvernent.

Ce qu’ils veulent, c’est se maintenir au pouvoir. Et si, pour y parvenir, il faut réduire au silence toute forme d’opposition, ils ne reculeront plus. Il y aura encore des Français pour trouver cela normal, voire admirable, perpétuant ainsi une tradition bien ancrée depuis 1940, lorsque la majorité se rallia — par choix ou par peur — au régime de Vichy et à ses dérives. Avec comme argument éculé : je n’ai rien à cacher.

Non, ce qui se passe dans les maisons ne regarde pas l’État. Affirmer le contraire, c’est faire l’apologie d’un régime policier. C’est se placer hors du cadre démocratique, derrière une façade institutionnelle, qui ne sert plus qu’à justifier les outrages. Ces responsables politiques, dont Aurore Bergé est l’un des visages, représentent un danger réel : ils incarnent ce que la démocratie peut produire de pire lorsqu’elle se dévoie. On n’imagine aussi que c’est ce qui se passe dans les maisons des quidams de province qui les intéresse, parce que pour ce qui est de ce qui se passe dans les quartiers sensibles… la police et la justice peinent déjà à y faire leur travail. Il n’est bien question que de la surveillance des gens honnêtes.

Ils ne se cachent même plus pour dévoiler leurs intentions. Ils se présentent comme les défenseurs de la liberté, à condition que celle‑ci soit strictement encadrée selon leurs préceptes — des préceptes qui excluent précisément toute liberté. Leur grande force est de faire croire que la censure serait une forme de liberté, qu’elle ne pourrait s’exprimer légalement que dans un corset idéologique. C’est avec cette vision qu’ils dirigent l’État, et les résultats sont éloquents : faillite dans tout ce qu’ils ont touché, renoncement aux principes fondamentaux de la liberté d’entreprendre et de penser.

Pour eux, le débat d’idées n’a de sens que s’il reste dans les limites qu’ils fixent. S’en écarter devient un crime. Tout est fait, en macronie, pour qu’il n’existe aucune marge de manœuvre pour la différence : ils la célèbrent lorsqu’il s’agit de diversité culturelle, mais la traquent lorsqu’il s’agit d’idées, de conceptions économiques ou politiques. Leur modèle idéal serait une police de la pensée, un ministère de la vérité, projet que le président avait d’ailleurs envisagé. Ce serait, selon eux, le nec plus ultra du progrès social.

La liberté les effraie, comme la foule les terrorise. Au lieu de se consacrer à la croissance, à la sécurité ou à l’éducation, ils s’acharnent à transformer une société qui fut un exemple de modernité et de foisonnement intellectuel, en un espace restreint où penser devient un acte régulé, où les sujets sont triés, où certains thèmes sont même interdits de critique. Quelle différence avec une dictature religieuse ? Aucune. Mais ils n’admettront jamais la dérive autoritaire qu’ils justifient par un angélisme sécuritaire de façade.

Ils sont au pouvoir, donc ils seraient la vérité. Et si le peuple manifeste l’envie de s’affranchir de cette ligne devenue obligatoire, il faudrait le rééduquer, le corriger. La prochaine étape ? Des camps spécialisés, comme l’Union soviétique en avait. Il faut tout balayer et reconstruire des institutions capables d’empêcher que de telles dérives ne se reproduisent.

Certains propos projettent l’ombre de la monstruosité sous couvert de protection. Aurore Bergé vient de nous offrir un aperçu de ce que peut être un État autoritaire : derrière un sourire angelique se dissimule un fantasme de répression brutale. Le prochain président, s’il appartient au camp des patriotes, devra s’attacher en priorité à détricoter le maillage mortifère tissé par Macron, afin que de tels propos ne puissent plus ternir le débat public, et que la liberté de penser et d’agir retrouve enfin ses lettres de noblesse.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/07/23/berge-legitime-la-surveillance-de-masse/

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