Espagne : le nœud coulant se resserre autour de Zapatero, l’ancien Premier ministre socialiste, et peut-être aussi vis-à-vis de Pedro Sánchez

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Michel Festivi 

Le droit espagnol dispose d’un système redoutable, notamment dans les affaires financières et de détournements de fonds publics. La personne impliquée qui accepte de parler et de coopérer pleinement avec la justice, peut non seulement voir sa peine réduite, mais son exécution suspendue. C’est ce qui s’est produit tout dernièrement dans le dossier de détournement de fonds publics, par l’achat de millions de masques en pleine pandémie. Alors que les principaux acteurs de cette gigantesque escroquerie, tous des socialistes, ont été condamnés à de très lourdes peines d’emprisonnement, celui qui avait accepté d’aider la justice, le sieur Adalma, a vu sa peine très réduite et suspendue de surcroit.

Bis repetita placent avec l’affaire de l’ancien premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, dont je vous ai déjà entretenu. L’homme de paille que Zapatero avait trouvé pour diriger une société écran, lui permettant de recevoir des fonds sans apparaître, Julito Martínez Martínez, est passé à table.

Avec ses avocats, il a écrit une lettre-confession de six pages, et vient d’être entendu par le juge chargé de ce dossier des plus sensibles, José Luis Calama de l’Audience nationale. Il a confirmé ses écrits. La minuscule société d’aviation la Cie Plus Ultra, qui œuvrait essentiellement avec le Venezuela, était en très grande difficulté financière en 2020, au moment de la Pandémie. Deux banques lui avaient refusé tout prêt, la banque de Santander, et la Caixa Banque.

C’est là que serait intervenu Zapatero, ancien Premier ministre socialiste et ancien Secrétaire général du PSOE, toujours très en cours auprès de son grand ami, Pedro Sánchez. Zapatero est un hiérarque du PSOE, personne ne pouvait rien lui refuser. Son influence était considérable. Normalement Plus Ultra, ne pouvait obtenir aucune aide publique, vu sa situation financière particulièrement obérée, dont une dette sociale de plus de 400.000 euros. Et de plus était-elle une société stratégique ?

Zapatero aurait alors demandé à l’une de ses connaissances, un homme d’affaires de Murcia, Julito Martínez Martínez de créer une société écran : Análisis Relevante. Elle serait chargée une fois les fonds publics obtenus, d’émettre des factures et de recevoir des fonds, qui in fine reviendront à Zapatero, où à la société de ses deux filles. Ce montage avait été conçu par un autre éminent socialiste, « un vétéran » du PSOE comme le qualifie le journal El Debate, grand ami de Zapatero, le dénommé Javier de Paz, aujourd’hui président de la société Movistar +. C’est du moins ce qu’a expliqué Martínez au Juge.

C’est ainsi que par l’intermédiaire de la FASEE (Fonds de soutien à la solvabilité des entreprises stratégiques), créée le 3 juillet 2020, dont les fonds sont gérés par une autre société publique la SEPI (Société d’État des holdings industriels), le Conseil des ministres, présidé par Pedro Sánchez va approuver le 9 mars 2021, l’octroi à Plus Ultra, d’une somme de 53 millions d’euros d’argent public, dont un peu plus d’1% iront dans les poches de Zapatero, selon ce que lui reproche la justice espagnole, lui clamant son innocence, estimant qu’il aura réalisé un véritable travail, et contestant toute infraction de quelque nature qu’elle soit.

Selon l’accusation, 71 factures auraient été émises entre juillet 2020 et novembre 2025. Toujours selon l’accusation, Zapatero aurait reçu peu ou prou, en argent ou en nature, environ 400.000 euros, et la société de marketing de ses deux filles, environ 200 000 euros. En tout cas c’est que qu’a révélé à la justice, Julito Martínez Martínez. Ce dernier affirme que Análisis Relevante aurait payé des travaux de conseils « fictifs », prétendument effectués par Zapatero, ce que ce dernier conteste de la manière la plus vive. Il a d’ailleurs toujours le soutien de Pedro Sánchez, et de la plupart des barons socialistes, qui ont indiqué croire en son innocence.

Ce dossier de prévarication souligne par ailleurs les liens très étroits et de longue date, entre les socialistes espagnols et le régime totalitaire chaviste du Venezuela. Zapatero, Sánchez et les socialistes espagnols ont toujours soutenu politiquement et Chavez et Maduro, de grands parangons de la démocratie s’il en était ! Ils ont notamment refusé de condamner la farce électorale de 2024, ou Maduro avait été battu à plate couture, mais avait décidé qu’il avait gagné, et ses sbires « les colorados », faisant régner la terreur. Il faut dire que depuis février 1936, et leurs manœuvres et violences pour parvenir au pouvoir, les socialistes espagnols sont à bonne école et s’y connaissent en matière de falsifications des urnes (1). Martínez a par ailleurs affirmé avoir rencontré Delcy Rodriguez, l’actuelle présidente par intérim de Venezuela, par l’intermédiaire de Zapatero.

En tout cas cette affaire déjà retentissante, promet de prochains développements, nous ne manquerons pas de vous en rendre compte.

(1) Michel Festivi, Le Front populaire espagnol, la victoire frauduleuse de 1936Revue d’Histoire Européenne n°29, avril et mai 2026, cliquez ici.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2026/07/22/espagne-le-noeud-coulant-se-resserre-autour-de-zapatero-l-an-6602616.html

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