
Le Rassemblement National reprend à son compte une idée majeure, qui est la nôtre aussi, au RPF, celle d’interdire le voile islamique dans l’espace public, pas seulement la burka ou le niqab, mais toutes les formes de voiles à connotation religieuse. Pourquoi ? Parce qu’il sert d’étendard à la conquête religieuse de l’Occident. On a bien compris qu’il s’agissait des personnes ordinaires et pas des « professionnels » de la religion qui ont droit à leur tenue de travail. Et bien sûr, cela fait hurler la gauche, déjà totalement soumise et fait dire à d’autres qu’il s’agirait d’une discrimination intenable laquelle serait censurée par le Conseil Constitutionnel.
Au RPF, nous voudrions supprimer ce Conseil Constitutionnel, devenu trop politique, sous emprise, quasiment intégralement à gauche ou simplement, adhérant à la doxa généralisée de l’immigration arabo-afro-musulmane massive comme enrichissement culturel. Le Rassemblement National propose la voie du référendum et en République, le peuple est censé être souverain et n’aurait donc pas à être censuré, au nom de quelque philosophie que ce soit, par un groupuscule de caciques hors sol et sous emprise.
Le problème n’est pas seulement de voter, mais en cas de vote favorable à la disparition du voile dans l’espace public, de le faire appliquer. Et en la matière, on a de l’expérience. Ce gouvernement n’arrive déjà pas à faire appliquer la responsabilité parentale dans les « quartiers ethniques », n’arrive pas non plus instaurer un climat de travail dans les établissements scolaires des « quartiers ethniques », ne peut pas faire en sorte que les policiers soient en sécurité dans les « quartiers ethniques », donnant au final l’impression que les lois françaises s’appliquent partout, sauf dans les « quartiers ethniques », ou s’appliquent moins bien. Alors, pour ce qui serait de faire respecter l’interdiction du voile, on comprend bien que ça va être difficile. On n’arrive déjà pas à faire respecter l’interdiction des prières de rue. On peut aussi considérer que les policiers n’ont pas les « bons ordres », certains le disent. En réalité, ce sera la guerre civile en certains endroits et l’épreuve de force permanente qui mobilisera l’ensemble des forces de l’ordre sur cette question. En même temps, avec les plus radicaux, tout le monde a bien compris qu’on ne s’en sortirait pas simplement avec des discussions…
Si on regarde dans l’autre sens, les intéressés ne se gênent pas pour interdire les tenues occidentales, en particulier celles des femmes, dans les « quartiers ethniques », où une femme occidentale peut difficilement se promener seule et sans risque en tenue d’été. Ou aux abords des mosquées les plus radicales, alors même qu’il s’agit encore de l’espace public. Il y a même régulièrement des remarques de la part des intéressés sur la légèreté des tenues des femmes occidentales, à la plage, ou même dans les transports franciliens. En réalité, il n’est pas forcément et simplement question de supprimer le voile dans l’espace public, mais avant tout de ne pas se le laisser imposer, par l’intimidation et la violence, dans un pays où il n’a pas de présence légitime, historique ou coutumière.
Au RPF, nous envisageons cette question de manière graduelle. Supprimer le voile dans l’ensemble du système scolaire, jusque dans l’enseignement supérieur où il est autorisé actuellement. Puis le supprimer au travail, dans les entreprises, dans le sport. Puis, le supprimer aux guichets de l’État : préfectures, CAF, Sécurité sociale, France-Travail. Puis dans les transports en commun et dans les manifestations ayant lieu dans l’espace public et enfin, sans doute au bout d’un travail de plusieurs années, totalement, dans l’espace public. Et supprimer les aides sociales en cas de résistance. Et si des personnes se sentent discriminées, elles peuvent aller vivre, comme le commande la loi coranique, dans un pays musulman.
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