Mélenchon effondré : les violeurs d’enfants seront condamnés à perpétuité

Mardi 21 juillet restera une date. L’article 11 du projet de loi protection de l’enfance, celui qui instaure la réclusion à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs de moins de quinze ans, a été rétabli juste avant le vote solennel. Une victoire du bon sens sur l’idéologie. Mais une victoire arrachée de haute lutte, pas offerte. Et certainement pas par la gauche.

Il faut revenir une semaine en arrière pour mesurer l’ampleur du scandale. Vendredi 17 juillet, hémicycle aux trois quarts vide, l’article était rejeté 41 voix contre 37. Trente-sept pour, RN, droite, centre. Quarante et un contre, gauche et extrême gauche. Quarante et un noms, quarante et une consciences qui ont préféré vider les bancs plutôt que voter la perpétuité pour les bourreaux d’enfants. On appelle ça une absence stratégique. Moi j’appelle ça un aveu.

Et le plus édifiant, ce n’est même pas ce vote-là. C’est celui d’avant. Quelques heures plus tôt, des amendements de suppression pure et simple de l’article, déposés par LFI et les Écologistes, avaient été repoussés 56 voix contre 36. La gauche voulait effacer l’article entièrement. Elle a perdu. Alors elle a attendu que la salle se vide pour le tuer autrement. Battue par la porte, elle est repassée par la fenêtre. Ça s’appelle de la constance, chez eux.

Face au rejet, Aurore Bergé annonçait aussitôt une seconde délibération, rappelant que les magistrats doivent pouvoir prononcer la perpétuité dès lors qu’il y a viols sériels sur enfants. Elle citait Joël Le Scouarnec, condamné à vingt ans pour des faits commis sur deux cent quatre-vingt-dix-neuf victimes. Vingt ans, trois cents vies détruites. Soixante-quatre jours de prison par victime. Voilà ce que la gauche a jugé suffisant, un vendredi après-midi de juillet, dans un hémicycle qu’elle avait pris soin de déserter.

Justement, parlons d’Eric Coquerel. Dimanche, sur BFM, interrogé sur le vote de son groupe, il explique que les violeurs de nourrissons ne sont « pas forcément incurables ». Il faudrait donc leur laisser une chance de se réinsérer. Pas un mot sur les victimes. Pas un mot sur les vies cassées à vie. Juste la certitude sereine que le bourreau mérite plus d’égards que ceux qu’il a broyés. On ne caricature pas LFI, il suffit de les laisser parler.

Sa collègue Marianne Maximi enchaînait en expliquant que seuls 3 % des violeurs sont condamnés, donc que le vrai sujet serait ailleurs. Magnifique tour de passe-passe : les 97 % qui échappent à la justice deviennent l’argument pour épargner les 3 % qu’elle rattrape enfin. Opposer les moyens d’enquête à la sévérité des peines, ce n’est pas une politique pénale, c’est une esquive habillée en compassion.

Voilà l’humanisme façon gauchiste : à sens unique, et toujours dans le même sens. Le violeur a droit au parcours de soins, à la nuance, à la réinsertion. La victime, elle, a droit au silence. Cette gauche ne protège pas les faibles, elle protège les prédateurs des faibles, et elle appelle ça la justice sociale.

Mardi, l’hémicycle s’est enfin rempli, et la mesure est passée. Le texte part au Sénat avec la perpétuité dedans. Une bataille gagnée, donc, mais une bataille qui n’aurait jamais dû exister : 92 % des Français la réclamaient depuis le premier jour. Il n’a fallu qu’un vendredi mal fréquenté et un dimanche de télévision pour que LFI expose, sans qu’on ait besoin d’y ajouter une ligne, ce qu’elle est vraiment.

Le pays réel n’a pas eu besoin de trois cents pages de programme pour trancher : 92 % contre 41 députés, le rapport de force est sans appel. La seule vraie question, désormais, c’est combien de temps encore ces 41-là siégeront au nom de Français qui ne pensent pas un mot de ce qu’ils votent.

Jérôme Viguès

https://ripostelaique.com/melenchon-effondre-les-violeurs-denfants-seront-condamnes-a-perpetuite/

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