L’immense scandale par décret de l’éolien en mer

Au premier semestre 2026, RTE a expliqué que le pays n’avait produit autant d’électricité décarbonée, 284,3 TWh dont 95,2 % sans émission de CO₂, ni exporté autant de courant vers ses voisins : 51 TWh en six mois, soit un record historique.

Sauf que la consommation domestique stagne, c’est à dire que 10 % du temps, l’électricité s’est vendue à des prix négatifs et que des centrales nucléaires et des éoliennes déjà construites et financées ont dû être ralenties faute de clients, l’électricité ne se stockant pas.

Le pays est donc en état de surcapacité permanente et pourtant le gouvernement a lancé le plus vaste appel d’offres de l’histoire française pour l’éolien en mer, le fameux AO10, qui prévoit l’installation de 10 gigawatts supplémentaires, avec un soutien en argent public pouvant grimper jusqu’à 63 milliards d’euros sur vingt-cinq ans et le saccage de côtes principalement touristiques, comme par hasard. Faute technique, faute stratégique, faute politique et folie budgétaire donc, dont les conséquences financières s’étaleront sur des décennies.

Et réalité, il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une volonté manifeste de faire gagner beaucoup d’argent à des entreprises amies juste avant de quitter le pouvoir, avec en embuscade, la peur de voir arriver le Rassemblement National ou un candidat de droite souverainiste qui pourrait trouver à redire à cette politique énergétique à marcher sur la tête. Non seulement ce méga-marché d’éolien en mer n’était pas nécessaire, mais en plus, le fait que la consommation domestique baisse est le signe que les Français ne peuvent plus payer leurs factures et que le courant électrique est vendu beaucoup trop cher, eut égard aux prix négatifs enregistrés. L’arnaque est donc totale : EDF vend à perte à des intermédiaires improductifs, vend trop cher aux Français, produit trop et l’argent public va encore subventionner des moyens de production dont personne n’a besoin et des moyens de production qui défigurent les paysages. La politique énergétique est donc une pompe à fric sur le dos des contribuables.

La Commission de régulation de l’énergie avait pourtant conseillé la prudence, prônant des appels d’offres progressifs, mais ce gouvernement est passé outre, a concentré dix gigawatts en une seule attribution sur des contrats de vingt à vingt-cinq ans, alors que des éoliennes en mer durent une douzaine d’années. Le contribuable va donc risquer de payer des éoliennes déclassées. Et le tarif de référence est passé à 100 euros le MWh, au lieu des 55 euros affichés dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour l’éolien posé. C’est donc bien le pillage des portefeuilles des particuliers qui est organisé froidement. Pour couronner le tout, les soixante-trois milliards d’euros visés sont le plafond autorisé par la Commission européenne, alors que des estimations raisonnables tournaient autour de trente milliards. Macron qui veut « électrifier la France » devrait donc revoir son discours et expliquer « Nous allons vous faire payer l’électricité le plus cher possible ». On n’en doutait pas. En réalité, selon quelques spécialistes, la surcapacité actuelle est énorme et les onze parcs éoliens envisagés produisent en fait l’équivalent des exportations semestrielles record, soit de l’électricité dont nous n’avons pas besoin.

L’appel d’offres a été lancé en juin 2026, avec une attribution prévue en février 2027, pendant la campagne présidentielle, c’est à dire que le prochain exécutif sera placé devant le fait accompli, avec une Programmation pluriannuelle de l’énergie adoptée par décret, sans débat parlementaire et au mépris des recommandations de la CRE. On peut donc largement imaginer de la corruption politique, des détournement de fonds et des prises illégales d’intérêts industriels et financiers. Il faudra que le prochain exécutif se penche rapidement sur le dossier qui doit contenir des clauses abusives et tente de le rendre caduque dès sa prise de pouvoir et dénonce ce qui s’apparente à un coup de force de dernière minute, de la part de ce gouvernement macroniste qui n’en finit plus de détruire le pays.

Au RPF, nous préconisons le retour à un service énergétique d’État, un plan de rénovation des actuelles centrales nucléaires et des barrages, qui doivent être gardés dans le giron de l’État, l’étude de mini-centrales nucléaires pour alimenter des agglomérations régionales, l’arrêt total de l’éolien en mer qui n’a pas fait des preuves et de l’éolien au sol dont l’efficacité n’est celle attendue.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/07/21/limmense-scandale-par-decret-de-leolien-en-mer/

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