
Il est rare que le public fasse parler de lui depuis les tribunes de l’Assemblée nationale, dont la seule consigne est de rester silencieux et impassible. Les incidents y sont exceptionnels, grâce à la vigilance constante des agents du palais Bourbon et de la Garde républicaine.
Sans remonter jusqu’à l’attentat anarchiste de 1892, où une bombe jetée depuis les tribunes avait blessé une dizaine de députés, dont l’auteur finira guillotiné, l’Histoire récente offre des précédents autrement plus modestes : le 12 mai dernier, un retraité de 75 ans avait jeté des feuillets sur les députés ; il a écopé d’une amende à l’issue d’un procès rapide.
Rien, pourtant, ne pouvait préparer notre Assemblée au choc du mardi 7 juillet 2026. En plein examen de la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, à peine quelques secondes après l’adoption du texte, rejeté par la gauche radicale et les socialistes, la tribune du public a vu Assa Traoré et plusieurs personnes qui l’accompagnaient se mettre à hurler.
La scène a aussitôt été filmée par les députées de la gauche radicale : Gabrielle Cathala (LFI) et Sabrina Sebaihi (Écologistes), signe que l’opération était bien un coup de com’.
Haine envers nos forces de l’ordre
L’agitation de Mme Traoré n’a rien de nouveau : porte-étendard de la parole anti-police, dont se sert allègrement l’extrême gauche depuis la mort de son frère Adama, où elle puise l’essentiel de sa notoriété médiatique, elle n’a jamais cessé de mettre en cause les gendarmes intervenus, malgré le non-lieu dont ceux-ci ont bénéficié.
Cette haine envers nos forces de l’ordre a sûrement encore été ravivée car un autre de ses frères vient d’être condamné à huit mois de prison avec aménagement de peine pour violences et outrages envers des policiers.
Concernant le texte voté et adopté, LFI n’a eu de cesse d’attiser la haine anti-flic à des fins électorales, avec leurs petites phrases – « la police tue », « permis de tuer », « violences policières » -, des accusations insupportables qui mettent une cible dans le dos de nos forces de l’ordre et de l’auteur de cette proposition de loi Éric Pauget (LR).
Quel choc, et quelle honte, de voir notre Assemblée intimidée par ce « public » qui n’avait rien à faire dans la tribune.
Ce mauvais coup de com’ de LFI a indigné les Français. La France insoumise montre, une fois encore, qu’elle se situe du côté du chaos, du déni de démocratie, de l’agitation médiatique mensongère à seules fins électoralistes pour cliver, diviser ; en bref, la stratégie de la confrontation de Jean-Luc Mélenchon.
Dans tout ce bruit, un silence : celui de la présidente de l’Assemblée nationale qui n’a annoncé, à l’heure où j’écris ces lignes, ni plainte ni sanction à l’encontre des personnes concernées, qui ont dû être évacuées de force par les agents de l’Assemblée. Par respect pour nos policiers et nos gendarmes, comme pour la représentation nationale, je demande à la présidente d’enclencher des sanctions exemplaires contre ceux qui ont permis ce scandale.
Le symbole est trop fort pour que l’on puisse se permettre la moindre faiblesse.
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