Désarmer l’Iran en contournant Ormuz, les travaux à marche forcée pour exporter le pétrole malgré un détroit fermé !

Le resserrement du blocus d’Ormuz redessine définitivement la carte pétrolière titre le Wall Street Journal (source WSJ ici) en expliquant que de l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis en passant par l’Irak les investissements sont massifs dans les oléoducs, les voies ferrées et les capacités de stockage pour assurer la continuité de l’approvisionnement en pétrole même lorsque le détroit est inaccessible.

En utilisant l’arme du blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran vient d’utiliser son « arme » fatale » à un coup pour la seule et unique fois de son histoire puisque sa stratégie de blocus a incité les États pétroliers du Golfe persique à investir des milliards dans de nouvelles infrastructures pour contourner le détroit d’Ormuz et ne plus jamais dépendre des oukases iraniens.

Les États pétroliers de la région s’empressent de tracer de nouvelles voies de contournement et les travaux vont vite, très vite.

« De part et d’autre du Golfe, les gouvernements investissent des milliards dans de nouveaux oléoducs, des corridors ferroviaires et des plateformes de stockage d’énergie afin de contourner cette voie maritime, ce qui devrait constituer l’une des conséquences les plus durables du conflit. Ces nouvelles liaisons énergétiques s’inscrivent dans un vaste remodelage de la carte logistique régionale, réorientant les échanges commerciaux vers le transport routier, ferroviaire et de nouveaux ports ».

« L’Arabie saoudite exploite désormais son oléoduc Est-Ouest à pleine capacité (environ 7 millions de barils par jour), contre environ 2 millions de barils par jour avant la guerre. Cette liaison a été mise en service pendant la guerre Iran-Irak des années 1980, marquée par des attaques contre des navires dans le détroit.

Mills a déclaré que, même si le pipeline pouvait être encore élargi, l’Arabie saoudite devait également moderniser les installations de manutention des exportations, telles que les réservoirs de stockage et les pompes de chargement, au port de Yanbu sur la mer Rouge, afin de pouvoir gérer le débit plus important.

Les Émirats arabes unis ont pu réacheminer une partie de leurs exportations de pétrole via un oléoduc vers Fujairah, ville portuaire stratégique située à l’extérieur du détroit d’Ormuz. En mai, Abou Dhabi a annoncé l’accélération de son projet de construction d’un second oléoduc sur ce même tracé, ce qui permettrait de doubler la capacité d’exportation d’ici 2027. »

Aux Emirats Arabes unis, l’oléoduc Fujairah est déjà terminé à plus de 50 % et dans quelques mois il sera achevé privant l’Iran de son arme principale.

Le pétrole coulera bientôt que l’Iran réouvre ou pas le détroit d’Ormuz.

C’est d’ailleurs la meilleure stratégie.

Il faut contourner l’Iran, rendre ses menaces inutiles, ses rétorsions impossibles.

Il faut désarmer l’Iran sans forcément bombarder.

Vous avez ici les effets de ce que l’on appelle de véritables politiques d’indépendance et de souveraineté.

Vous avez sous les yeux une application réelle de « L’art de la guerre »… mais si les principes de cet ouvrage vieux de plus de 1 000 ans avaient été réellement appliqués, ces infrastructures auraient été terminée depuis bien longtemps déjà. L’art de la guerre c’est de la gagner avant même d’avoir à livrer bataille.

C’est pour cette raison que la souveraineté et l’indépendance ne se négocient jamais, ne s’abdiquent jamais.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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