Méloni voulait faire sauter les règles budgétaires européennes.

Georgia Meloni voulait faire sauter les règles budgétaires européennes face au choc énergétique.

Les règles budgétaires de l’UE (ou Pacte de stabilité et de croissance de l’UE) permettent de déroger aux différents niveaux fixés pour garantir la solidité budgétaire des États membres de la zone euro. Souvenez-vous c’est les fameux critères de « Maastricht » à savoir une dette publique à 60 % du PIB, le déficit public sous les 3 % du PIB et une inflation à 2 %.

Bruxelles peut donc suspendre ses règles budgétaires dans des circonstances exceptionnelles (ce fut le cas lors de la pandémie de coronavirus).

Cette suspension porte le nom de « clause dérogatoire générale » et n’est envisageable qu’en cas de « crise économique sévère dans l’ensemble de l’Union européenne ou de la zone euro ».

Pour la Commission Europeenne nous ne sommes pas dans ce cadre là et la situation économique n’est pas (encore) suffisamment grave pour justifier la suspension du pacte de stabilité.

Georgia Meloni voulait carrément faire sauter les règles budgétaires européennes face au choc énergétique, Bruxelles accepte de les assouplirhttps://t.co/HKBNVLhU14

— BFM Business (@bfmbusiness) June 3, 2026

Bruxelles autorisera donc les Etats de la zone euro à dépenser au maximum « 0,3 % de leur produit intérieur brut (PIB) par an, dans une limite de 0,6 % au total jusqu’en 2028, pour financer des mesures visant à réduire le recours aux énergies fossiles, a expliqué à la presse le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis ».

« Les dépenses éligibles effectuées depuis février (aides au changement de chaudière, à l’installation de pompes à chaleur ou de panneaux solaires, primes pour les véhicules électriques, etc.) pourront être assimilées aux dépenses de défense, qui font l’objet d’un mécanisme d’exemption pour aider les pays européens à financer leur réarmement ».

Avec un PIB de 2 920 milliards d’euros pour la France, cela ferait … 17.5 milliards d’euros jusqu’en 2028 soit 8.76 milliards d’euros par an sur deux ans.

Pas de quoi aider massivement les populations européennes ni françaises.

Cela dit il faut relativiser. Dans tous les cas nos caisses publiques sont vides. On peut toujours se donner l’autorisation de dépenser plus d’argent que l’on a pas, mais dans tous les cas, il faudra bien finir par payer la douloureuse d’années de gabegie inconsidérées.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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