Attal en croisé de l’inutile et du ridicule…

La campagne de Gabriel Attal commence très fort, il porte le projet de loi de supprimer le secret de la confession. Rien que ça. On pourrait tout de suite lui dire de s’occuper des casseurs et d’éviter qu’une coupe gagnée ne serve de prétexte à tout démolir dans la capitale. Mais non, notre révolutionnaire en manque d’inspiration préfère, s’en prendre au pénitent, quel courage !

Pour autant sa saillie est théoriquement vouée à l’échec, et s’il l’ignore, cela démontre une fois de plus sa méconnaissance des affaires publiques, et son incapacité à gouverner, ce qui fait de sa candidature une supercherie, une usurpation, mais ça, on le sait depuis le début.

Reprenons : Le secret de la confession remonte à 1151, avec le décret Decretum Gratiani, qui est le premier texte juridique majeur à le formuler explicitement . « Le prêtre qui ose rendre publics les péchés du pénitent doit être déposé. » Le concile du Latran IV marque un tournant, en réaffirmant le secret absolu, faisant de la confession un sacrement structuré, obligatoire et pilier doctrinal. Mais ça, bien entendu Attal l’ignore, ou feint de l’ignorer et montre son mépris des choses sacrées. C’est une première insulte adressée aux croyants, mais avec ces sans-culottes des temps modernes, nous y sommes hélas habitués : aux croyants chrétiens seulement. Thomas D’Aquin quant à lui, explique ce secret comme d’origine divine qui protège le pénitent, il devient donc inviolable, car le prêtre n’est que le témoin de la confession et ce n’est pas lui qui entend mais Dieu lui-même ! « Le secret sacramentel est inviolable. » (canon 983-1) Le prêtre ne peut le trahir « pour quelque cause que ce soit ». La sanction est simple, l’excommunication. Là où Attal se distingue, c’est qu’il va au-delà de ce que les révolutionnaires eux-mêmes ont fait, et pourtant, on ne peut pas dire qu’ils ont été tendres avec l’Église. Jamais ils ne se sont attaqués à ce secret parce que même les plus anticléricaux reconnaissaient que le secret de la confession n’était pas un privilège du prêtre, mais une protection du pénitent. Ils ont considéré que cela appartenait à la liberté de conscience et que l’État n’avait pas à s’immiscer dans ce qui relevait de la vie intérieure. Mais de cela Attal se moque, comme toute cette génération d’apprentis dictateurs, tous plus ou mois incultes et surtout haineux de notre culture française. Pour eux, ce type de liberté est incompatible avec l’exercice du pouvoir, qui consiste à tout contrôler, tout connaître, tout maîtriser. Ils sont les ennemis de la liberté, mais toujours avec de « bonnes » raison.

Les révolutionnaires, même les plus radicaux, savaient que ce serait ouvrir la porte à un pouvoir totalitaire. Napoléon, pourtant autoritaire, n’a jamais tenté d’y toucher lui non plus, mais Attal s’y risque, ignorant qu’un prêtre doit aller en prisonmourir, mais ne jamaisrévélerce qu’il a entendu en confession. Mais cette fidélité, Attal ne veut en entendre parler, parce que pour lui il n’y a rien au-dessus de l’État : la foi, l’intimité, il s’en fout, le pouvoir absolu, c’est lui ! En France, le débat avait ressurgi en 2021, après le rapport Sauvé. Mais il a été rappelé que le droit français protégeait le secret de la confession comme secret professionnel absolu. Le ministre de l’Intérieur lui-même avait reconnu qu’il ne pouvait pas être levéAucune loifrançaise n’a jamais forcé sa rupture, même dans les affaires les plus graves. Mais Attal le désire, comme un caprice d’enfant gâté, contre l’histoire, contre le droit, contre les institutions.

L’article 226‑13 du Code pénal punit la révélation d’un secret professionnel par un an de prison et 15 000 € d’amende. Il ne cite pas explicitement les prêtres, mais la jurisprudence et la doctrine juridique les incluent depuis le XIXᵉ siècle dans les professions tenues au secret absolu. Le secret de la confession est considéré comme encore plus fort, car il touche à la liberté de conscience. Le Conseil d’État a jugé ( Arrêt du 25 octobre 1912, L’Abbé B) que : la confession est un acte religieux protégé, le secret qui l’accompagne relève de la liberté de culte, l’État ne peut pas exiger sa levée. C’est là un point fondamental ignoré par le citoyen Attal. S’il fallait en rajouter évoquons également cet autre arrêt du CE, 8 décembre 1944, Langneur. Le Conseil d’État y affirme qu’un agent public ne peut pas être sanctionné pour avoir respecté un secret professionnel, et ce, même si l’administration exigeait qu’il parle.

Cet arrêt renforce l’idée que le secret professionnel prime sur les injonctions de l’État et l’administration ne peut contraindre quelqu’un à le violer. Enfin La Cour de cassation a jugé à plusieurs reprises que le secret religieux est un secret professionnel. Ce qu’Attal voudrait nous faire passer comme un alignement obligatoire avec le principe de laïcité, ou la nécessité de protection, réclamant le parjure, se heurte justement à la loi de séparation des Églises et de l’État qui garantit la liberté de culte, la liberté de conscience, l’indépendance des pratiques religieuses. Or la confession est une pratique religieuse, ce qui par ricochet protège son secret. Même les républicains anticléricaux de 1905 n’ont jamais tenté de le supprimer. Aucun tribunal français n’a jamais exigé la rupture du secret. Cette attaque frontale est donc une tartufferie supplémentaire de sa part, un éclairage fascinant sur son incompétence. Ce jeune homme fait de la politique comme s’il faisait une émission de télé-réalité. Il n’a aucune épaisseur, aucune ligne directrice, il veut simplement attirer sur lui les projecteurs, quitte à se ridiculiser et à heurter les catholiques déjà passablement malmenés dans cette république-là ! Le pire, c’est que cette proposition ait été inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée, compte tenu de ce qui vient d’être exposé, n’y a-t-il qu’au RPF que nous cherchons et fouillons les dossiers ? Elle n’aurait jamais dû y figurer. Nous sommes donc entourés d’incompétents. Citoyen Attal ingéniez-vous plutôt à faire en sorte que la prochaine victoire d’une équipe de foot ne se traduise pas par des millions de dégâts, avec en prime, un député de votre camp debout sur le capot d’un automobiliste, au lieu de vous distinguer de la sorte…

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/06/01/attal-en-croise-de-linutile-et-du-ridicule/

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