Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Pression maximale sur le refinancement de la dette : Le déficit public français reste sous haute surveillance. Les anciennes obligations d’État émises à taux quasi-nul arrivent à échéance et doivent être refinancées sur 10 ans à des taux proches de 3,90 %, alourdissant mécaniquement la charge de la dette nationale.
Cela se voit très bien sur ce graphique. Vous avez deux points bas atteints en 2015 et 2016 pour les obligations françaises.
Enfin celles de 2019 à 2022 ont quant à elles été financées à des taux d’intérêt négatifs ce qui veut dire que les investisseurs payaient la France pour leur prêter de l’argent.
C’était la belle époque pour les finances publiques avec un Etat qui pouvait s’endetter sans que cela n’alourdisse la charge de la dette. Mieux, à taux négatifs plus vous empruntez plus la charge de la dette diminue.
Mais les bonnes choses ont toujours une fin ce qui va nous laisser sur notre faim et avec un goût très amer dans la bouche pour poursuivre dans la métaphore culinaire.
Toutes les dettes françaises qui arrivent désormais à échéance et qui doivent être refinancées le seront à des taux particulièrement élevés et c’est à terme des dizaines de milliards d’euros qu’il faudra ponctionner sur les Français pour payer les intérêts de la dette ou économiser sur nos dépenses ce que nous ne sommes jamais arrivés à faire depuis maintenant 50 ans.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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