La bande à Macron, une belle association de malfaiteurs

« Le malfaiteur n’aime pas à trouver de la résistance dans ceux qu’il cherche à séduire… »
(Marquis de Sade).

C’est aux socialistes qu’on doit la création du « Parquet National Financier » (PNF) qui avait pour objet de moraliser la vie politique dans notre pays. Créé par une loi du 6 décembre 2013, il est en fonction depuis le 1er février 2014. Je note que cette institution pour laver plus blanc que blanc, comme le Conseil d’État ou le Conseil constitutionnel – lequel vient de retoquer la suppression des ZFE – pratique une justice hautement… sélective. C’est au PNF qu’on doit la chute de François Fillon. À moins d’un an des élections présidentielles, le PNF ouvre une enquête sur Édouard Philippe et sur Dominique de Villepin.

Je n’ai aucune sympathie pour ces deux personnages, aussi fourbes et foireux l’un que l’autre, mais je m’étonne. Il y a encore chez nous des imbéciles ou des naïfs pour croire encore à la « démo-crassie » et au « pouvoir du peuple par le peuple ». Or il y a bien longtemps que notre pays est devenu une dictature. La plus insidieuse : la dictature molle qu’on instille comme un poison, par petite dose, pour que la victime ne se rende pas compte qu’on est en train de la tuer. Dans ma (longue) vie de militant, je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une telle constance, un tel acharnement, une telle virulence et une telle mauvaise foi lors des nombreuses attaques contre mon camp, celui des citoyens attachés à la survie de leur nation. Notre combat est parfaitement légitime, juste, légal, et, si nous étions encore en démocratie, il devrait être respecté, ne serait-ce qu’au nom de la liberté d’expression. Je trouve tout à fait normal que nos adversaires combattent nos idées, mais encore faudrait-il que leur combat soit loyal, honnête, sans haine, et qu’il respecte les lois d’une République que ces éternels donneurs de leçons ne cessent de porter aux nues au nom des « Droits de l’homme et des libertés ». Or, depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, les gens jugés politiquement incorrects sont condamnés à une véritable mort sociale ; on a quasiment réactivé l’« indignité nationale » comme à l’époque trouble de la Libération, en 1944-1945.

Macron et ses affidés auront fait le jeu de l’islamo-gauchisme de Mélenchon. Ces gens-là ont les mêmes visées, les mêmes ambitions, la même volonté de détruire la nation. La « gauche-caviar », l’ « extrême-centre » et la « droite-cachemire » préfèrent faire élire les voyous, les révolutionnaires de LFI plutôt que des patriotes. Et ils passent leur temps à culpabiliser ceux qui ne pensent pas comme eux et à nous dire qui fait partie de « l’arc républicain », lequel incarne le camp du bien.
Il est insupportable de recevoir leurs leçons de morale à deux balles. J’avais envisagé de vous donner le « top 10 » des suppôts et des larbins de Macron mis en examen ou condamnés. En fait c’est impossible tant ils sont nombreux. Souvenez-vous, en 2017, alors candidat à la magistrature suprême, l’avorton nous promettait de « gouverner autrement ». Il prétendait vouloir introduire de la « moralisation » dans la vie publique ; il nous annonçait même une « République  exemplaire ». Vaste foutaise ! Escroquerie intellectuelle et morale ! Arnaque et mensonge éhontés !

Depuis, la Macronie va de scandale en scandale. Rappelons-en juste quelques-uns :
Au tout début du premier mandat de Macron, trois membres du « MoDem », le parti (de traîtres) du crétin des Pyrénées, sont nommés à des postes importants : Bayrou à la Justice, Cruella de Sarnez aux Affaires européennes et la grosse mère Goulard aux Armées. En juillet 2017, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour « abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries » pour des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Les trois ministres démissionnent dès le mois de juin. Sylvie Goulard a été mise en examen le 29 novembre 2019. Le 4 décembre 2019, Sarnez est mise en examen pour « détournement de fonds publics ». Le 6 décembre 2019, c’est le tour de Bayrou. Le 5 février 2024, « François Bayrou, est relaxé « au bénéfice du doute ». Mais huit autres prévenus, dont cinq ex-eurodéputés, sont condamnés à des peines de dix à dix-huit mois de prison avec sursis, des amendes de 10.000 à 50.000 € et à deux ans d’inéligibilité avec sursis. Le MoDem est condamné à 350.000 € d’amende, dont 300.000 € ferme », lit-on dans Le Monde. Le MoDem a profité illégalement de fonds européens pour rémunérer des permanents. Les eurodéputés et les trésoriers du parti étaient au courant de la combine… mais pas Bayrou ; mon œil ! On nous prend pour des billes.

À l’été 2020, la plantureuse Laetitia Avia députée, vice-présidente et porte-parole de LREM était visée par une enquête pour « harcèlement moral ». Cinq des ses anciens assistants l’accusaient d’humiliations, de harcèlements et d’abus de pouvoir. Le 5 juillet 2023, elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité. En mai 2023, Anne-Christine Lang, ex-députée a été condamnée à trois ans d’inéligibilité et 60.000 € d’amende pour « détournement de fonds publics ». François Pupponi, ancien maire de Sarcelles et député MoDem, a été condamné à 5.000 € d’amende et 29.000 € de dommages et intérêts, en janvier 2022, pour « abus de biens sociaux et faux et usage de faux ». Ministre délégué, Alain Griset a été condamné, fin 2021, à « six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis pour déclaration incomplète de son patrimoine ». Un « oubli » de 171.000 €. En appel, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Sira Sylla, députée LREM de 2017 à 2022 : « Harcèlement moral, non-paiement d’heures supplémentaires, manquement à l’obligation de sécurité ». Le 6 septembre 2022, elle a été condamnée à verser « près de 80.000 € à la victime dont 20.000 € d’heures supplémentaires impayées, 20.000 € pour les faits de harcèlement moral et près de 21.000 € de dommages et intérêts pour le licenciement ». Jacques Krabal, député de 2012 à 2022, a été condamné en novembre 2021 à la suite d’une plainte pour « travail dissimulé et harcèlement moral » de son ancien directeur de cabinet. En septembre 2021, Pierre Cabaré, député LREM, condamné pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse » d’un collaborateur. Fin 2019, il a fait l’objet d’une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral. Sa suppléante a porté plainte pour agression sexuelle.

En février 2021, la députée LREM Sandrine Josso a été condamnée à un an d’inéligibilité pour n’avoir pas présenté ses comptes de campagne. D’après Mediapart : « En 2018, Sandrine Josso a demandé à son assistante de lui prêter 10.000 € en contractant un crédit à la consommation. Elle ne l’a pas remboursée… ». Le député Benoit Simian, élu LREM, a fait l’objet d’une enquête « pour harcèlement moral par conjoint… dans le cadre d’une séparation houleuse assortie de plaintes croisées pour violences ». En juin 2022, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Il doit verser 5.000 € à son ex-compagne. Il fait aussi l’objet d’une enquête judiciaire pour harcèlement à l’encontre d’une collaboratrice. Le 31 août 2017, M’Jid El Guerrab, alors député LREM, frappe violemment à coups de casque Boris Faure, du PS. Deux coups qui causeront un traumatisme crânien au socialiste. En mai 2022, il était condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis et deux ans d’inéligibilité. Peine confirmée en appel en octobre 2023. Jean-Paul Delevoye, celui que Macron avait nommé Haut-Commissaire aux retraites (et qui a mis trois ans pour accoucher d’une souris), a écopé de quatre mois de prison avec sursis et 15.000 € d’amende pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats – il en avait… treize – à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

La liste est longue (et non exhaustive) donc je vais essayer d’abréger : Stéphanie Kerbarh, condamnée pour « licenciement sans cause » d’un collaborateur. Alexandre Benalla : « Six ans après le scandale… la décision de la plus haute juridiction confirme la condamnation en appel d’Alexandre Benalla à trois ans de prison dont un an ferme, prononcée le 29 septembre 2023 par la cour d’appel de Paris » nous dit Le Monde. Jérôme Peyrat, condamné pour violences envers son ex-compagne à 3.000 € d’amende avec sursis. Fidèle à l’idée très macronnienne de faire des violences faites aux femmes la « grande cause du quinquennat », il est nommé conseiller auprès de Stanislas Guérini, le patron du parti. Stéphane Trompille, condamné lui aussi pour « harcèlement sexuel » envers une ex-collaboratrice. Mustapha Laabid, condamné à six mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 10.000 € d’amende pour « abus de confiance ». Il a utilisé l’argent d’une association à des fins personnelles. Le montant du préjudice est de 21.930,54 €.

N’oublions pas ceux qui sont (ou ont été) simplement mis en examen :
Damien Abad ex-ministre (éphémère !). Il a été mis en examen pour tentative de viol sur trois femmes, en mai 2024. Rachida Dati, mise en examen pour « corruption passive, trafic d’influence passif et recel d’abus de pouvoir » dans l’affaire des découvertes sur la gestion du patron de Renault-Nissan. Macron, quand il jouait les chevaliers blancs, nous assurait qu’un ministre mis en examen se devait de démissionner. Mais sa « moralisation » de la vie politique a consisté à nommer, en janvier 2024, une ministre de la Culture déjà mise en examen. Chapeau l’artiste !

Muriel Pénicaud : une information judiciaire a été ouverte à son sujet pour des soupçons de favoritisme en juillet 2017. En octobre 2023, l’ex-ministre a été mise en examen pour « complicité de favoritisme ». Alexis Kohler : outre son rôle dans l’affaire Benalla, ce proche de Macron est embourbé dans une affaire de conflit d’intérêts. Il a été le directeur financier de l’armateur MSC, fondé par des membres de sa famille. Or, depuis 2010, il a aussi représenté l’Agence des Participations de l’État auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est client. Il siégeait également au conseil de surveillance du Grand Port Maritime du Havre.

Avec cette double (ou triple !) casquette, Alexis Kohler a ainsi pu conclure en 2011 des contrats entre MSC et le port du Havre. En clair, il aura eu le beurre, l’argent du beurre et la fille de la crémière. Thierry Solère, rallié à la Macronie : début février 2019, le tribunal de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre lui pour « des soupçons de fraude fiscale, manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, détournement de fonds publics, recel de violation du secret professionnel, trafic d’influence et recel… abus de biens sociaux et recel, abus de confiance et recel, financement illicite de dépenses électorales, détournement de la finalité de fichiers nominatifs, portant sur une période comprise entre 2005 et 2017 ». En février 2022, il est mis en examen pour cinq nouvelles infractions. Il est soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019. Richard Ferrand : encore un ministre éphémère. En juin 2017, le parquet de Brest ouvrait une enquête préliminaire sur son passé à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012. Il aurait favorisé la société immobilière de sa compagne pour la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Macron a nommé ce franc-maçon intègre à la moralité irréprochable à la tête du Conseil constitutionnel ; on croît rêver ou, plus exactement, cauchemarder !

Il y a aussi, dans cette « République exemplaire » quelques affaires en cours sur lesquelles je ne veux pas m’attarder pour ne pas lasser mes lecteurs comme, par exemple, le cas de Marlène Schiappa soupçonnée de « détournement de fonds publics par négligence, abus de confiance et prise illégale d’intérêts » dans l’affaire du « fonds Marianne ». Ce fonds de 2,5 millions d’€, créé en 2021 suite à l’assassinat de Samuel Paty, était destiné à des associations visant à « promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre le séparatisme ». Or, il semblerait que l’argent alloué ait surtout profité à des proches de la secrétaire d’État, à des fins de propagandes politiques.

J’arrêterai là cet inventaire à la Prévert car moi – citoyen lambda – je fais la différence entre une « République exemplaire » et une association de malfaiteurs. Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour la « Ripoux-blique » mais je la respecte quand elle est respectable. Ce n’est plus le cas. Dans un an l’avorton va quitter le pouvoir mais va-t-on élire pire que lui ? Je ne souhaite à mon pays, ni un clone de Macron, ni le « Fronte Crapular » de Mélenchon, or il est assez probable que nous aurons l’un ou l’autre.

Cédric de Valfrancisque

https://ripostelaique.com/la-bande-a-macron-une-belle-association-de-malfaiteurs/

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