Pourquoi l’Action française est-elle la seule réponse à l’actualité ?

Parce que nous voulons que tout le monde – ici et ailleurs – comprenne bien ce qu’est le royalisme de Maurras pour voir l’originalité de l’AF : la critique de la démocratie, la défense de la nation française et de la royauté.

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Un certain nombre de questions se posent aujourd’hui de manière pressante, qui renouvelle la portée de la pensée initiale de l’AF. Dans l’état actuel des choses, il convient de comprendre la monarchie pour en voir la crédibilité et la nécessité :

  • La France est dans l’Union européenne, ce qui limite sa souveraineté juridique, économique, militaire et bien plus encore demain.

  • La société actuelle est essentiellement libérale, pour ne pas dire exclusivement, et individualiste, la rupture anthropologique est consommée.

L’AF refuse de se laisser cataloguer dans les catégories qui n’ont pas présidé à sa conception. Adversaire du fascisme, du nazisme et du communisme, elle se sent profondément reliée à l’histoire des rois qui ont fait la France, à la grande geste de saint Louis et à celle de Jeanne d’Arc, où elle puise sa vocation.

Notons que la portée de l’Action française dans le siècle n’est pas confinée à une espèce de contentement intellectuel. Il est reconnu qu’une part des institutions de la Ve République et l’action du général De Gaulle se sont inspirées de Maurras et, par ailleurs, De Gaulle a, un temps, formé le projet de désigner le comte de Paris comme son successeur.

Quel est le combat de l’AF ?

Les directions du combat sont conformes à toute la tradition d’AF et du royalisme français. Le premier combat se porte contre le fédéralisme européen – qui détruit la liberté de notre pays et le fait sortir de l’histoire. Il va de la personnalité de l’AF de servir l’intérêt de la France selon les problèmes immédiats qui se posent à elle et de ne pas asséner un programme sans rapport avec la réalité. Elle peut insister en particulier –et c’est très facile ! – sur les preuves manifestes de l’échec du régime démocratique et de l’illusion individualiste, telle qu’elle ne cesse de croître.

Tout ceci engage une critique dans les domaines suivants :

  • La politique française et européenne : la politique étrangère est la condition d’une véritable survie de la France (l’intégration de la politique étrangère dans les structures internationales rend la France largement incapable de défendre ses intérêts spécifiques) ; la démission politique qui consiste à accepter l’hégémonie bruxelloise, niant la liberté politique du pays.

  • La politique intérieure : la déresponsabilisation du pouvoir politique et le renoncement à une gestion spécifiquement nationale de l’économie ; l’influence des lobbies et le pourrissement de la classe politique ; la logique oligarchique sur laquelle la démocratie subsiste ; le point de vue utilitariste sur la politique d’immigration.

  • La vie politique : l’emprise des grands médias rend impossible l’exercice démocratique, vaste démenti de la démocratie elle-même ; l’illusion selon laquelle les patriotes républicains rendraient un service plus efficace à la France, alors même qu’ils poursuivent une illusion démentie depuis plus de deux siècles – il n’y a pas de bonne république.

  • Les problèmes sociétaux : l’État-providence ; la réduction des savoirs à une pratique utilitariste et la pratique inconditionnelle de l’anglais international dans la sphère économique et dans l’enseignement ainsi que l’homogénéisation culturelle ; l’indifférence et le nihilisme qui appellent la barbarie ; la destruction systématique de la famille ; et le problème de l’urbanisme.

Et puis une critique d’ordre philosophique : l’anthropocentrisme, le subjectivisme, l’idéalisme, l’égalitarisme, le relativisme, la réduction de la personne humaine à la chose ou à l’argent de production et de consommation.

Enfin, des questions de posent de la définition du « bien commun », la notion de « peuple français », l’impuissance actuelle de la volonté politique dans l’économie et le marché, l’État-providence, la disparition d’une morale commune, le biais par lequel l’abandon de l’idéal démocratique permettrait la réappropriation politique de l’histoire, le principe d’autorité, les nouvelles formes sociales, etc.

https://www.actionfrancaise.net/2026/05/22/pourquoi-laction-francaise-est-elle-la-seule-reponse-a-lactualite/

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