Pendant que les Français se serrent la ceinture, que l’essence flambe à plus de 2 euros le litre et que la dette publique explose vers les 3 500 milliards d’euros (plus de 116 % du PIB), Emmanuel Macron joue les Père Noël en Afrique. À Nairobi, au sommet « Africa Forward », il a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements pour le continent, dont 14 milliards français, publics et privés. Transition énergétique, numérique, agriculture… Tout y passe.
La France est surendettée, les intérêts de la dette vont dévorer des dizaines de milliards par an, les services publics craquent, les impôts écrasent les classes moyennes… mais lui, il trouve encore des dizaines de milliards à investir là-bas. « L’Afrique a besoin d’investissements plutôt que d’aide », nous explique-t-il avec ce ton de professeur des élites qui nous est si familier. Sauf que ces 14 milliards, ce sont nos impôts, notre endettement, notre avenir hypothéqué. Pendant ce temps, le plein à la pompe devient un luxe et les factures explosent.
Mais le pompon, c’est sa déclaration sur les binationaux. En marge du sommet, Macron a lancé aux millions de doubles nationaux : « Être binational, c’est être 100 % Français et 100 % de son pays d’origine. C’est un trésor ! ». Il encourage ouvertement le « double ancrage total », comme si la nationalité française était une carte de fidélité interchangeable, sans exigence d’assimilation, sans loyauté exclusive.
Pour lui, demander à quelqu’un d’être pleinement français, c’est de l’extrême droite. La République ne doit surtout pas renvoyer des identités l’une contre l’autre. Traduction : la nationalité française ne représente plus grand-chose. Elle n’impose aucun choix, aucune priorité, aucun renoncement. On peut être totalement d’ici et totalement d’ailleurs, et tant pis si cela crée des loyautés divisées, des communautés parallèles et des tensions grandissantes.
C’est la même logique de l’en même temps qui a transformé la France en auberge espagnole : on accueille, on distribue, on subventionne, on célèbre le métissage et la diversité… pendant que les Français de souche ou d’assimilation réelle paient l’addition, voient leurs impôts partir en Afrique et subissent la concurrence culturelle et identitaire sur leur propre sol.
Macron ne dirige plus un pays, il gère un supermarché multiculturel en faillite. Il jette l’argent par les fenêtres pour acheter de l’influence à l’étranger, tout en vidant de son sens la nationalité française. Pendant ce temps, le contribuable trime, le réservoir est vide et la dette s’envole.
Triste spectacle d’un président qui n’aime pas vraiment son pays tel qu’il est, et qui semble pressé d’en finir avec l’idée même d’une France une et indivisible. Les électeurs en 2027 s’en souviendront-ils ? Ou bien sont-ils déjà décérébrés et mi-africains ?
Christine Tasin

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