
Dimanche a eu lieu le traditionnel hommage à Jeanne d’Arc organisé par l’Action française de la place de l’Opéra aux pieds de la Sainte sur la place des Pyramides. À cette occasion, le Secrétaire général du mouvement a prononcé un discours empreint de courage : même une poignée, quand elle est déterminée, une seule poignée suffit à sauver le pays !
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par Olivier Giot
Chers amis, chers militants, chers Camelots du Roi,
Nous voilà réunis, une fois de plus, sur ce pavé parisien, sous le regard invisible mais présent de celle qui, il y a six siècles, refusa que la France mourût. Jeanne n’était qu’une fille du peuple. Elle n’avait ni titre, ni armée, ni fortune. Elle n’avait que la certitude brûlante que sa patrie valait qu’on lui consacrât sa vie — et qu’un roi légitime devait régner sur elle.
C’est cette même conviction que nous partageons tous aujourd’hui. Ce désir ardent de préserver notre grande patrie, cette France intégrale et à travers à elle toutes nos petites patries, nos cœurs de France, nos régions, notre identité.
Sandrine Rousseau ose encore affirmer que l’amour de la France est une fierté au rabais — une fierté qui consiste juste à être né quelque part. Quelle pauvreté de l’âme ! Quelle bêtise. Effectivement, elle ne saisit pas l’intensité de cet amour brûlant et ignore que cette fierté nous submerge car nous sommes justement des héritiers, des passeurs de mémoire. Nous somme les dépositaires d’une histoire et d’un trésor, un trésor inestimable aux 1000 joyaux représenté par nos villages, nos cathédrales, nos monastères, nos marchés, nos chants, nos patois, nos montagnes, nos vignes et nos rivages. Oui, nous sommes des héritiers, mais nous sommes aussi, en tant que fille et fils de France, des bâtisseurs, des vigies, des combattants. Nous ne manifestons aucune crainte, car nous sommes les enfants des soldats de Clovis, des troupes royales de Bouvines, des cadets de Gascogne, des Chouans, des poilus, des fils du réseau Martial et des hommes de la colonne Leclerc. C’est cette lignée – cet héritage, cette chaîne de familles, ce destin commun – que Jeanne a défendue par les armes, et que nous maintenons aujourd’hui par notre présence, notre fidélité, notre engagement.
La République a échoué et pourtant, telle une éternelle farce, le grand bal des élections présidentielles approche de nouveau… Cette Gueuse, née dans le tumulte et le sang, s’est transformée en un système totalitaire et désincarné. Elle prétend parler au nom du peuple, mais elle le sacrifie sur l’autel de la mondialisation, ou procède à son remplacement si cela s’avère nécessaire. Les institutions chancellent. Les gouvernements se succèdent sans cap, sans vision, sans âme. Bradée dans un projet mondialiste, notre nation, privée de repères, s’enfonce dans la confusion morale et politique. 2027 n’y changera rien !
Il est temps de rompre avec ce régime. Ils veulent un nouveau bonimenteur ou un pantin dopé à la coke, aux scandales financiers ou sexuels, nous, nous exigeons un roi car il esttemps de restaurer l’ordre, le temps long, la primauté de notre droit et de nos traditions, notre souveraineté, nos frontières, notre histoire et notre destin.
La France gronde et en premier, je l’ai compris, vous, fidèles militants d’Action française… J’entends vos murmures, votre impatience. Je la comprends et la partage.
Redéfinissions ici notre engament, notre fidélité à la famille de France nous oblige. Convaincre, recruter, former, transmettre constituent le premier axe de notre combat. Le 2e consiste à s’implanter dans le réel, au sein de nos communes, nos quartiers, nos corps de métiers, nos paroisses ou associations, nos fêtes populaires ou banquets. Soyons ces artisans du bien commun. Soyons des royalistes engagés, solidaires, fidèles etvisibles. Car c’est dans la reconstruction de ce tissu social, dans cette âme française, que notre combat doit s’incarner, nous disposons pour cela de la volonté, des moyens et des réseaux nécessaires.
Enfin, comme nous avons su si bien réveiller Paris ce matin avec nos slogans, fixons-nous comme objectif, alors que dès septembre la campagne présidentielle volera de promesse en trahison, oui, fixons nous pour but que le pays réel puisse entrevoir un salut, une espérance, à travers des Camelots du Roi qui, fiers et tête haute, saurons garder la rue. Nousprendrons l’espace qui nous est refusé, contre la bien-pensance et loin loi des tribunes où résonnerons les discours vidés de tout espoir. Les murs des villes garderont la mémoire de notre militantisme. Faisons en sorte que le cœur des Français ne retienne qu’un seul cri de ralliement et d’espérance : le roi à Paris !
C’est ici que Jeanne nous montre le chemin. Elle n’a pas seulement bouté les gens de l’anti-France hors de notre territoire. Elle a fait sacrer un roi, rappelant ainsi que la légitimité ne saurait être décrétée, votée ou usurpée.
N’oublions pas les paroles que le comte de Paris, de jure Philippe VII, adressa en 1894 à la jeunesse royaliste de France : « La mémoire de la grande libératrice appartient à tous les Français ; elle doit les réunir dans une pensée commune de patriotisme. Inspirons-nous tous de ces exemples et n’oublions pas que l’avenir appartient à ceux qui savent joindre la persévérance à l’énergie ».
Persévérance et énergie. Voilà nos armes. Dès lors, mes amis, je vous pose la seule question que chaque militant doit se poser à lui-même, en conscience : est-ce que je fais ce que je dois, au moment où je le dois ? Le devoir accompli, parfois simple, au bon endroit, au bon moment, peut changer l’histoire. Jeanne l’a prouvé. Quelques milliers d’hommes, ou parfois une jeune fille de 19 ans ont renversé le cours de la guerre et ont remis la France en marche. Ne sous-estimons jamais la puissance d’une poignée d’hommes et de femmes résolus, debout, refusant de courber l’échine, fiers de transmette cet héritage et de rester fidèles, pour nous, au serment des ligueurs. Maintenons cette flamme. Ici, à Paris, dans nos provinces, dans nos villes et villages, dans nos familles — partout où la France respire encore.
Pour que vive la France, Jeanne assit les droits du roi Charles VII. Pour que la France renaisse, imitons-la en sauvegardant l’héritage et en ramenant l’héritier. Camelot Oblige !
Car pour que vive la France, vive le Roi !
https://www.actionfrancaise.net/2026/05/14/nous-avons-en-nous-une-certitude-brulante/
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