Starmer découvre les frontières et refoule les étrangers… d’extrême droite !

Starmer Robinson

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé vouloir empêcher les « agitateurs d’extrême droite » de participer à la manifestation « Unite the Kingdom », organisée le 16 mai par Tommy Robinson. Déjà, selon le Guardian, plusieurs personnes, dont deux influenceurs américains pro-Trump, ont été interdites de séjour. Alice Cordier sera-t-elle la suivante ? Mystère. Mais l’épisode amuse (façon de parler) beaucoup, outre-Manche : voilà un gouvernement incapable d’enrayer l’immigration clandestine qui redécouvre soudain l’existence des frontières lorsqu’il s’agit d’empêcher des opposants d’entrer sur le territoire.

Donc, c’est possible…

Sur les réseaux sociaux, les sarcasmes pleuvent. « Qu’ils viennent en Zodiac », ironise un internaute. Un autre s’étonne : « Ah, donc ils PEUVENT empêcher des gens d’entrer au Royaume-Uni ? »

Il faut dire que Keir Starmer traverse une zone de fortes turbulences. Défaites électorales, démissions, contestation interne : le Premier ministre vacille. Mais comme souvent, chez les dirigeants en perte d’autorité, plus le pouvoir chancelle, plus il se raidit contre ceux qu’il désigne comme les ennemis du régime. Toute ressemblance avec certaines méthodes françaises serait évidemment fortuite.

Car le Royaume-Uni est devenu, avec la Belgique, l’un des laboratoires européens du renoncement civilisationnel. Le pays compte des dizaines de « tribunaux de la charia », tolérés depuis des années sous couvert de multiculturalisme. Mariages, divorces, héritages : une Justice parallèle s’est installée, souvent au détriment des femmes. Les gouvernements successifs promettent des « chartes » et des « campagnes de sensibilisation ». Autrement dit : rien.

Pendant ce temps, Charles III multiplie les gestes islamophiles avec un zèle presque… religieux. Ruptures du jeûne à Windsor, messages de « Ramadan Mubarak », dattes préparées pour le ramadan avec application quasi liturgique. Pour Pâques, en revanche, plus de message officiel. Le chef de l’Église anglicane semble désormais considérer sa propre religion comme une tradition parmi d’autres, à manipuler avec prudence afin de ne froisser personne.

Le plus tragique reste pourtant l’affaire des grooming gangs : ces réseaux de viols organisés qui ont détruit la vie de milliers de jeunes filles anglaises pendant des décennies. Des gangs majoritairement pakistanais ont agi dans une quasi-impunité parce que policiers, élus et magistrats craignaient d’être accusés de racisme. À l’époque, Keir Starmer dirigeait le parquet britannique. Le sujet fut enterré jusqu’à ce qu’Elon Musk ne le remette brutalement sous les projecteurs. Camilla a reçu Gisèle PelicotMeghan a célébré George Floyd, mais les petites Anglaises sacrifiées sur l’autel du multiculturalisme sont restées, recalées, sur le paillasson de Buckingham. Reines et princesses s’en moquent comme de leur premier bibi à plumes. À moins qu’elles n’obéissent aux consignes. Les Français ne sont pas les seuls à avoir exécuté leur roi. On peut le faire aussi sans guillotine. À quoi sert une tête couronnée si elle n’est plus pensante ni agissante ?

Fin de règne

Le Royaume-Uni est aussi devenu ce pays où une écolière peut être exclue d’une journée multiculturelle pour avoir porté une robe aux couleurs de l’Union Jack. Celui où brandir le drapeau national peut attirer la police, tandis que les étendards palestiniens ou LGBT flottent sans difficulté. Celui, encore, où un simple message Facebook peut valoir dix mois de prison ferme.

C’est dans ce contexte que Tommy Robinson prospère. Ancien hooligan, provocateur, excessif souvent, il n’en est pas moins devenu le porte-voix d’une Angleterre qui estime ne plus avoir le droit de parler. Sa manifestation de septembre 2025 avait réuni une foule immense autour de slogans simples : liberté d’expression, arrêt de l’immigration, défense de la nation.

Derrière cette crise britannique flotte comme un parfum de fin de règne. On pense, parfois, à la série à succès de la BBC The Last Kingdom, inspirée du livre de Bernard Cornwell Les Histoires saxonnes (The Saxon Stories) : un royaume affaibli, des élites hésitantes, un peuple inquiet de disparaître, quelques têtes brûlées qui ne veulent pas se reconnaître vaincues. Sauf qu’il ne s’agit pas de la naissance de l’Angleterre mais de son crépuscule. Et les invasions ne viennent plus des Vikings.

Gabrielle Cluzel

Laisser un commentaire