
L’UE n’est dans sa structure actuelle et dans sa gouvernance qu’une machine totalitaire qui ne sert pas les intérêts des peuples mais ceux d’une oligarchie supranationale. Toutes les décisions qu’elle prend par la voix de sa présidente non élue, le démontrent. L’architecture même de l’UE rappelle celle de l’Union soviétique dont on connaît les performances et le degré de démocratisation qui ont été les siens. Pourtant l’ensemble de la classe politique française semble hypnotisé par ce serpent venimeux. Il n’y a pas un seul domaine épargné, jusque dans celui des mœurs. L’imposition forcée d’un wokisme soi-disant progressiste, qui sape les fondements mêmes des nations, décrétant comme fasciste tout ce qui honorerait la famille, la terre, les origines, jusqu’à la somme des différentes souverainetés, dont on sait que sans elles aucune indépendance n’est possible, ce qui pour la France rend sa parole inaudible.
L’agriculture qui restait l’un des derniers bastions performants est sacrifiée. Le cheptel doit être drastiquement réduit pour faire plaisir aux commerçants de l’hémisphère sud, les abattages systématiques sont la plus radicale façon d’arriver au résultat souhaité. Le tout sous couvert d’une urgence sanitaire, là encore entretenue avec des vaccinations hasardeuses et inefficaces. Comme si ce n’était pas suffisant, la liberté de pensée est attaquée férocement. Selon eux, elle ne peut s’exprimer clairement que si elle est au préalable validée par un ensemble d’officines qui ressemble plus à ce que l’on connaît dans les pays les plus radicaux, que ce qui se pratique dans les pays libéraux. Un ministère de la vérité qui ne dit pas vraiment son nom, mais dont la philosophie est partout présentée comme le garde-fou indispensable à une saine démocratie. Ce qui fascine dans le mauvais sens du terme, c’est cette adhésion quasi unanime au système de la terreur hérité d’un genre de IIIième Reich. Macron et la macronie l’applique depuis le début et au fil des mois, tel un Goebbels, il l’a perfectionné, aiguisé pour en faire une arme redoutable et surtout admise par tout le corps politique comme l’évidence, l’incontournable méthode pour imposer une trajectoire par la force et la violence. On fustige le régime des Mollahs alors qu’en cols blancs et costumes luxueux ont fait pire, mais avec la différence qu’on ne brandit pas un livre religieux, non, on s’appuie sur une laïcité qui n’est ni plus ni moins qu’une religion, toujours exhibée comme l’arme absolue pour lutter contre les dérives communautaires religieuses.
Dans le discours public, elle apparaît comme un rempart neutre, universel, garantissant l’égalité de tous. Mais dans les faits, elle tend à se transformer en une nouvelle forme de croyance, non plus fondée sur un Dieu, mais sur un idéal présenté comme indiscutable et surtout universel. En écartant la métaphysique, la laïcité moderne ne supprime pas le besoin de sens : elle le remplace par un universalisme normatif, considéré comme une vérité devant être acceptée par tous. Ce glissement interroge. Car lorsqu’un principe politique soigneusement dévoyé devient un dogme, quand il cesse d’être un cadre pour se changer en une morale obligatoire, il prend l’aspect d’une religioncivile, avec ses interdits, ses prescriptions et ses gardiens.
La question n’est pas de nier la laïcité en tant que composante fondamentale de l’État, mais de constater que son interprétation contemporaine fonctionne comme un système de croyances imposé, plutôt que comme un espace de liberté. Une société peut très bien défendre la neutralité de l’État sans exiger celle des consciences. Or, dans les discours, la laïcité glisse vers une exigence de conformité morale, où toute référence au religieux, au spirituel, ou à la métaphysique est perçue comme suspecte et où vouloir le condamner devient illégal et doit être sanctionné. Sauf d’ailleurs, quand il s’agit de l’islam dans lequel, tout est contraire aux valeurs européennes, sans que cela ne soit attaquable.
C’est grâce à cette supercherie, celle de la protection universelle, qu’elle sert à uniformiser les pensées, et à contraindre la majorité à se plier aux nouveaux Dieux. La meilleure façon de parvenir à imposer cette orthodoxie étatique est de passer par la Terreur. Il ne suffit plus de contrôler, d’interdire, il faut effacer l’opposant. La loi votée par le Sénat va dans ce sens. S’indigner devant une diversité de pensée qui n’aurait pas été approuvée en amont, et chercher dans le détail ce qui pourrait justifier la mise à l’écart du contrevenant. Quoi de mieux que la subjectivité d’un groupe d’usurpateur, autoproclamé censeurs officiels, garants d’une morale dont ils auront au préalable défini les contours, selon les critères qu’ils auront choisis. Puis, classant de facto tous ceux qui refusent le narratif officiel parmi les subversifs, les indésirables, ceux qu’il faut éliminer socialement. Plus de procès, plus de justice indépendante, seulement une sanction administrative, appliquée au nom d’une loi que le pouvoir revendique comme sienne. Une mécanique qui rappelle aussi les dérives d’un Robespierre, le bannissement social ayant remplacé la guillotine, pour un résultat tout aussi mortel. C’est ce qui est arrivé à cette agricultrice Ariégeoise, qui contestait l’abattage de son troupeau. Tout ceci répondant aveuglément à l’écho de la commission européenne qui ne tolère aucun écart, et qui a substitué depuis longtemps l’autorité nationale par celle plus lointaine et presque abstraite de sa commission. Croire qu’en changeant Ursula tout pourrait redevenir plus léger, plus supportable c’est oublier que si le climat et l’orientation d’une politique dépendent d’un homme et non de la structure dans laquelle il se trouve, le mal n’est pas vaincu, le problème reste entier. Changer la tête ne suffira pas, c’est la structure qu’il faut réformer. Il n’y a plus qu’une seule solution, quitter cette UE pour qu’elle s’effondre et rebâtir une nouvelle Europe, totalement différente, et sortir du circuit toute cette classe politique qui rêve de comités de salut public et voit la liberté comme une menace à leurs intérêts alors qu’elle est le moteur de l’innovation et de la croissance.
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