Au 73e jour de guerre, Trump, toujours aussi irrésolu, paie le prix de son inconstance

S’il n’avait pas interrompu les frappes en 2025, alors que le peuple iranien était prêt à le soutenir, le régime aurait certainement chuté. Et s’il avait poussé son avantage il y a deux mois, comme le souhaitait Netanyahu, Téhéran ne fanfaronnerait pas comme aujourd’hui.

Aucun chef de guerre ne peut l’emporter s’il se montre indécis, hésitant et peu déterminé dans chacune de ses actions. Ajoutons à cette instabilité constante un déluge de messages contradictoires, de déclarations triomphales non justifiées, puisqu’à ce jour c’est toujours Téhéran qui mène la danse, surfant sur les reculs de Donald Trump.

Par conséquent, malgré ses rodomontades et l’écrasante supériorité technologique de son armée, Trump est tenu en échec par la théocratie chiite, en espérant toujours des négociations crédibles qui ne viennent pas. Tout cela peut durer des mois.

Au 73e jour de guerre, c’est Téhéran qui exige et Trump qui subit.

Comme le dit Netanyahu, le job n’est pas terminé et la menace nucléaire perdure.

Que demandent les Iraniens ?

– la fin de la guerre dans la région

– la levée du blocus américain des ports iraniens

– la libération des avoirs iraniens, bloqués depuis des années

– des réparations pour les dommages de guerre

– la reconnaissance de la souveraineté de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

– et un vague calendrier pour traiter du nucléaire nucléaire

Ce à quoi Trump a répondu : Inacceptable !

https://www.linternaute.com/actualite/monde/9970081-guerre-en-iran-et-au-liban-des-propositions-mais-aucun-accord-de-paix-les-points-de-blocage/

Le régime de Téhéran a aussitôt promis une « riposte forte et décisive contre les navires et les bases américains » en cas d’attaque.

Et pour faire bonne mesure il a menacé d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiement français ou britannique dans le détroit.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu que la France n’avait « jamais envisagé » de déploiement à Ormuz. On se demande donc ce que le Charles-de-Gaulle va faire dans la zone tant que la paix n’est pas revenue. Sa mission : sécuriser mais sans intervenir. La tactique du « en même temps » sans doute…

Conclusion : personne ne sait où on va.

Netanyahu trépigne pour achever le travail, Trump temporise par peur des missiles sur les monarchies du Golfe et les bases américaines et les Gardiens de la Révolution continuent de mener tout le monde en bateau.

Quant au pétrole, il continue son yoyo autour de 100 dollars le baril.

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/au-73e-jour-de-guerre-trump-toujours-aussi-irresolu-paie-le-prix-de-son-inconstance/

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