Le gouverneur de la Banque de France tire à boulet rouge… sur les retraités !

Comme chaque année, François Villeroy de Galhau a adressé au président de la République sa traditionnelle lettre annuelle. La onzième — et dernière — avant son départ de la Banque de France, prévu le mois prochain.

Voici ce qu’il a dit concernant les retraités et nos choix collectifs « gérontocratiques » pour le citer.

« La solidarité générationnelle est en effet notre deuxième défi. La jeunesse voit aujourd’hui s’accumuler d’autres difficultés : crise du logement, changement climatique, efficacité insuffisante des dépenses de formation, … À l’inverse, nos arbitrages collectifs ont été jusqu’à présent en faveur des seniors : dépenses de retraite et de santé, et financement par le déficit, … Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir ».

Voir le tweet

Le gouverneur de la Banque de France qui n’est plus de toute première jeunesse a tout de même en grande partie raison.

Il ne s’agit pas de dire que nos retraités ont volé quoi que ce soit ou ne méritent pas ni leur retraite à 60 ans (et souvent avec un départ bien plus jeune) ni leurs niveaux de pensions élevés (en moyenne). Il ne s’agit pas non plus de se plaindre de la hausse de l’espérance de vie de nos parents ou de nos grands-parents.

Il s’agit en revanche de tordre le cou au plus grand des mensonges de la gauche depuis 60 ans.

La retraite par répartition, il n’y a rien à répartir !

Cette retraite par répartition ne permet pas de provisionner de l’argent et d’avoir des sous de côté !

Ce sont les actifs du moment qui payent pour les retraités du moment.

Vu le nombre de retraités, la moyenne des pensions et l’âge des capitaines, il n’y a pas assez de cotisations prélevées et donc on paye avec de la dette les retraites d’aujourd’hui à hauteur de 80 à 90 milliards d’euros par an.

Le problème n’est pas de reculer l’âge de la retraite de ceux qui bossent encore (ma génération la X).

Le problème est de mettre en cohérence les rentrées de cotisations avec les sorties de pensions.

Cette mise en cohérence nécessiterait qu’on diminue significativement les pensions les plus grosses et cela pourrait commencer par la non indexation de toutes les pensions dépassant par exemple le seuil de 2 500 euros nets par mois.

Cela fera hurler certains et je les comprends. Ils n’ont rien volé. Mais quand les caisses sont vides, il faut faire des choix, et le choix de privilégier l’activité à l’inactivité est assez logique et ce n’est pas valable uniquement pour les retraités qui eux ont travaillé alors que beaucoup n’ont même pas encore commencé.

N’oubliez pas une grande réalité. Ce grand principe de réalité. Au bout d’un moment quand les caisses sont vides, elles sont vides, et quand il n’y a plus d’argent, il faut bien couper certaines dépenses. Nous n’y sommes pas encore mais on s’en rapproche et un homme averti en vaut deux, un homme préparé en vaut 4.

Pour télécharger et lire la lettre complète c’est sur le site de la Banque de France ici.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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