
Il faut reprendre le déroulé des faits pour mesurer la folie gauchiste à la toise. Au départ, il y a un geste de TotalEnergies. Au lieu de profiter de la situation du marché pour « maximiser » ses marges de distribution à la pompe – ce que commanderaient les principes de bonne gestion de toute entreprise -, TotalEnergies plafonne ses prix. Message reçu aussitôt par les automobilistes français. Partout, ils forment de longues files d’attente devant les stations TotalEnergies, séduits par un argument de poids : elles sont parmi les moins coûteuses sur le marché français.
Le numéro de clown de la gauche
Le plafonnement TotalEnergies est si plébiscité par les consommateurs français que ses concurrents en prennent ombrage ! Les accusations de « concurrence déloyale » pleuvent de la part de la grande distribution, qu’on croyait au service du pouvoir d’achat ! Pour les concurrents indépendants du groupe pétrolier, Total ne vend… pas assez cher !
Mais c’est à cet instant que la France se surpasse. Nos responsables politiques entrent en scène et le numéro de clowns trapézistes peut démarrer sous les flonflons de l’orchestre gouvernemental. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement le plus impuissant de la Ve République, supplie TotalEnergies, devant micros et caméras, de faire des efforts supplémentaires. L’entreprise vendant sans marge, il faut donc qu’elle vende désormais… à perte ! Un message certainement reçu avec étonnement par les 730.000 actionnaires individuels français de TotalEnergies.
La demande de Lecornu est très inhabituelle vis-à-vis d’une entreprise privée. Quel groupe, dans un pays libre, accepte de travailler sans marges parce que le gouvernement le lui demande ? Brejnev, reviens, ils sont devenus fous ! La gauche se déchaîne. L’Humanité traite Total de « profiteur de guerre ». Le Canard enchaîné considère que « Total profite de son quasi-monopole (privé) pour augmenter ses prix (et ses profits) ». Après l’annonce des 5,4 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2026, tous nos anticapitalistes participent au lynchage !
Nationaliser Total ?
L’inénarrable Mathilde Panot, qu’on ne savait pas si éclairée sur l’économie d’entreprise, est lancée à toute vapeur : « Si Total refuse le blocage des prix, il faut la nationaliser. […] Ce n’est pas au peuple de payer à la place des profiteurs de guerre », lance-t-elle. Mais qui paiera la nationalisation de Total, sinon les Français ? La capitalisation boursière de Total atteint 166,48 milliards d’euros, en mai 2026, soit plus de 40 fois le budget de l’audiovisuel public (4 milliards d’euros) ! L’État, surendetté, ruiné, écrasé par le coût de l’insécurité et de l’immigration, entre autres, n’a-t-il pas mieux à faire que de dépenser les milliards qu’il n’a pas pour gérer moins bien que Pouyanné l’empire Total ? La députée européenne LFI Manon Aubry parle d’« évasion fiscale » et veut changer les règles de la comptabilité internationale ! Le concours Lépine de l’affaiblissement d’un fleuron national bat son plein.
Il faudra se souvenir de ces mots et des donneurs de leçons mélenchonesques si, dans quelques mois ou quelques années, Total décide de quitter la France, laissant sur le sable tout ou partie de ses 35.000 salariés français et ses impôts (sur le raffinage) payés en France. Quand la politique se met à gambader dans le monde des entreprises, le terrain ressemble à celui laissé par les joyeux teufeurs de Cornusse, dans le Cher : un saccage à ciel ouvert.
https://www.bvoltaire.fr/la-gauche-dechire-totalenergies-le-concours-lepine-des-irresponsables/
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