
Pas question pour Jupiter que le macronisme soit balayé après son départ. Car il n’a qu’une obsession : revenir en 2032 en sauveur de la France qu’il aura lui-même détruite avec un acharnement sans pareil.
Depuis des mois, Macron tisse sa toile dans tous les rouages de l’État, y plaçant ses fidèles pour pérenniser sa politique et faire de l’obstruction aux réformes qui pourraient se révéler nuisibles au macronisme. Son bilan est le pire de la Ve République mais le fossoyeur de la nation entend bien le préserver et revenir aux commandes.
Tétanisé par son départ contraint, après dix ans passés à régner sans partage et surtout à gouverner contre les Français, Macron entend garder indirectement la main après 2027, quel que soit son successeur, notamment en cas de victoire du RN. Placer tous ses fidèles aux postes clés est devenu sa priorité.
– Richard Ferrand a pris la tête du Conseil constitutionnel, arbitre des futures lois des gouvernements post 2027
– Emmanuelle Wargon préside la Commission de régulation de l’énergie
– Amélie de Montchalin a été parachutée à la Cour des comptes
– Stéphane Séjourné a remplacé Thierry Breton à la Commission européenne
– Clément Beaune a été nommé haut-commissaire à la Stratégie et au Plan
– Un nom est attendu à la Banque de France, suite à l’annonce du départ anticipé de François Villeroy de Galhau
– La vice-présidence du Conseil d’État est également un poste à pourvoir
Viennent ensuite les postes moins emblématiques mais tout aussi précieux pour verrouiller le système :
– Le Défenseur des droits
– Les préfets
– Les ambassadeurs, etc.
Ce sont des milliers de postes qui relèvent du pouvoir présidentiel, à la Santé, à l’Information et autres Agences diverses.
Il est clair que Macron ne conçoit pas la vie loin du pouvoir. Son départ sera sans doute un véritable déchirement, à moins qu’il nous sorte un lapin de son chapeau pour s’incruster comme Zelensky. Il serait bien capable de démissionner avant la fin de son mandat, ce qui lui donnerait le droit constitutionnel de se représenter dès 2027. Le Conseil d’État avait en effet tranché en ce sens pour la présidence de la Polynésie. La limitation à deux mandats consécutifs ne s’applique que si le deuxième mandat a été exécuté dans sa totalité. En démissionnant suite à une incapacité temporaire, Macron pourrait donc être candidat en 2027 et repartir pour dix ans !
(source JDD News)
Jacques Guillemain
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