
par Patrice Gibertie
La sensibilité climatique des modèles varie d’un facteur trois, une disparité qui persiste depuis plus de 30 ans. Cette disparité s’explique principalement par les différences entre les modèles concernant les processus de convection humide (nuages et vapeur d’eau), qui induisent des rétroactions positives.
Si les modélisateurs parvenaient à comprendre pourquoi leur traitement de la convection humide est erroné, les modèles produiraient alors un réchauffement plus conforme aux observations et plus cohérent entre eux.
Une grande partie de l’alarmisme climatique provient de publications scientifiques biaisées en faveur (1) des modèles qui produisent le réchauffement le plus important et (2) des augmentations excessives des émissions de GES («scénarios SSP») qu’elles supposent pour les projections climatiques les plus pessimistes.
Le GIEC n’aura fait qu’exploiter depuis 37 ans l’impossibilité d’avoir des données réelles sur les hypothèses de leurs modèles. Mais plus la science progresse, plus la supercherie devient évidente.
Le graphique provient du blog de Roy Spencer (mis à jour en janvier 2026), qui s’appuie sur des tabulations de John Christy. Il compare les tendances linéaires de température dans la troposphère tropicale (couche moyenne à supérieure, souvent appelée TMT ou mid-troposphere) sur la période 1979-2025, entre :
• 39 modèles climatiques (principalement de l’ensemble CMIP6, barres rouges) ;
• Observations : radiosondes (moyenne de 3 datasets, barre verte ~0.20 °C/décennie), réanalyses (moyenne de 2 datasets, barre noire ~0.18 °C/décennie), et satellites (moyenne de 3 produits incluant UAH, RSS, NOAA, barre bleue ~0.14 °C/décennie).
Les modèles montrent des tendances allant de ~0.20 °C/décennie (les plus «froids») jusqu’à ~0.50 °C/décennie (les plus «chauds»), avec une grande majorité au-dessus de 0.30 °C/décennie. Les observations convergent autour de 0.14 à 0.20 °C/décennie, soit environ 2 à 3 fois moins que la moyenne des modèles ou que beaucoup d’entre eux. Oui, dans cette métrique spécifique (tropical tropospheric hotspot attendu), les modèles surestiment systématiquement le réchauffement observé depuis des décennies. Spencer et Christy soulignent cela depuis 2013 (avec des mises à jour régulières), et cette version 2026 confirme que la divergence persiste malgré l’ajout de données jusqu’en 2025. La cause invoquée : les modèles amplifient trop le réchauffement via un feedback positif excessif sur la vapeur d’eau et une convection tropicale mal représentée (thunderstorms qui «ventilent» la chaleur vers le haut moins efficacement que dans la réalité).
source : Patrice Gibertie

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