
Le point nous apprend que la signature du Mercosur par Von-der-Leyen, est entachée d’une irrégularité grave en amont. En effet quelques heures avant, l’Allemagne et l’Espagne ont en secret, fait pression pour que l’article qui précisait que rien ne pourrait être imposé avant la validation par le vote de l’Assemblée européenne, soit retiré. Ainsi, que le vote ait lieu ou pas, le traité devra s’appliquer. Où est passée la démocratie ? Quid de la confiance présumée qui doit prévaloir avant de sceller un accord quand, en catimini, des soi-disant partenaires caviardent un texte aux fins de servir uniquement leurs intérêts, le tout en secret ? Comment une telle pratique a-t-elle pu être possible alors qu’elle aurait dû être rejetée et bénéficier d’une fin de non-recevoir par la présidente de la Commission ?
Il y a dans notre droit national le principe de bonne foi qui visiblement ne s’applique pas dès qu’il s’agit de l’Union européenne. La transparence, la confiance sont des notions qui n’ont plus cours et ces deux partenaires font plus office de traîtres que d’alliés. L’Italie change d’attitude également parce que l’électricien Enel vient de décrocher un énorme contrat pour la ville de Sao-Paulo… On voit immédiatement toute la solidarité que fédère cette UE. Chacun tire la couverture à soi et il n’y a que la France qui sert de faire valoir à tous les autres. Quand il s’agit de demander le parapluie atomique pour sécuriser l’espace européen on sait nous trouver, mais pour le reste… Il va de soi qu’au vu de ces éléments, la France doit intenter une requête en annulation de la signature de Von-der-Leyen.
Si tel n’était pas le cas nous ne comprendrions pas comment, sur des bases manifestement illégales, puisque négociées par une infime partie des représentants et surtout en secret, un tel traité pourrait être appliqué et avoir une quelconque légitimité ? Au RPF nous sommes favorables à une demande en annulation et à une position très ferme de la France sur le sujet, avec en perspective, la politique de la chaise vide et un ultimatum concernant notre participation financière, dans la veine de De-Gaulle à l’OTAN. Puisque l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie jouent dans notre dos, qu’ils payent à notre place. L’ensemble des parlementaires doit exiger des explications et porter plainte devant les instances adéquates pour faire reconnaître la nullité de l’accord préalablement signé : nous ne pouvons pas accepter une nouvelle humiliation. Nous demandons à l’ensemble des parlementaires d’exiger le retrait de ce texte et d’assortir cette demande avec, comme nous l’avons écrit plus haut, la menace de ne plus participer au financement de l’UE. Une non-réaction de nos responsables en dirait long sur leur sens des intérêts de la nation. Une simple protestation de circonstance est insuffisante, nous appelons tous nos parlementaires à faire pression pour que soit annulée cette décision et si l’UE ne cède pas il faut clairement lui signifier que nous ne verserons plus rien à son budget.
On ne peut pas d’un côté vanter les vertus de la souveraineté du Danemark quand les USA menacent de prendre de force le Groenland, et de l’autre s’effacer quand la turpitude est menée au sein même de l’UE par de si chers alliés qu’on en vient à regretter de les désigner comme amis, ce que visiblement ils ne sont pas. Il est temps que les parlementaires mettent leurs actes en conformité avec leurs propos et de montrer qu’ils défendent nos agriculteurs et donc notre souveraineté alimentaire. La France ne peut cautionner cette façon de faire et doit refuser un texte qui a été manipulé en amont, sans l’aval de l’ensemble des pays membres. De toute façon compte tenu des développements dans cette affaire, le Mercosur est l’exemple parfait qui démontre qu’il n’y a aucune solidarité dans cette UE et que chacun, sauf la France, toujours prête à se coucher pour faire plaisir à tout le monde, joue sa partie sans tenir compte des autres, dans ces conditions à court et moyen terme il faudra bien se pencher sur la question du Frexit.
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