Bien sûr, quand les coups de rabot tombent, c’est douloureux. Moi aussi, j’aime la musique classique et la Folle Journée de Nantes, qui va perdre 180.000 euros ; moi aussi, j’aime Julien Gracq et sa maison de Saint-Florent-le-Vieil, qui va perdre aussi une partie de sa subvention ? Mais faut-il y financer une résidence d’écrivains ? Julien Gracq n’est-il pas, justement, le modèle de l’écrivain qui, en exerçant son métier de professeur, en refusant les prix littéraires, s’est affranchi de toute dépendance financière et a porté haut les couleurs d’une indépendance éthique qui fait, tout autant que son oeuvre, sa grandeur ? Et quand on est dans le giron d’une région qui a vu naître la formidable réussite privée du Puy du Fou, il n’est pas interdit de faire preuve d’imagination pour pérenniser des festivals auxquels on croit. Si on y croit vraiment.
Bien sûr, ça couine fort, dans le monde sous perfusion des cultureux et des intermittents, et il faudra beaucoup de courage à la présidente pour tenir bon. Et ses opposants de gauche, comme le rapporte Le Monde, la surnomment déjà « Thatcher ». Mais elle a des arguments forts pour gagner la bataille de l’opinion : la culture, le sport et les dingueries devraient être épargnés quand les Français vont devoir se serrer la ceinture et que des dépenses seront rognées pour la santé, par exemple.
Le peuple attend que d’autres élus courageux se lèvent et mettent les pieds dans le plat des subventions, en particulier aux associations immigrationnistes et woke. Les prochaines élections locales sont les municipales, en 2026 : il y a là un vrai programme pour une droite populaire qui voudrait reprendre les grandes villes de France à une gauche droguée à l’idéologie et à la dépense publique.
Frédéric Sirgant
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-c-morancais-le-coup-de-rabot-budgetaire-qui-fait-couiner/
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