Survivre à l’abandon des élites
Les abrutis, ce ne sont pas les Français de province qui luttent pour survivre à l’abandon de nos pseudo-élites, ce sont tous ces ricaneurs professionnels, tous ces bouffis prétentieux qui n’existent plus hors de leurs cercles parisiens. Des petits marquis et marquises qui supportent mal la critique et pleurnichent, comme Laurent Luyat qui n’apprécie pas les sévères critiques sur sa consœur Léa Salamé. « À un moment donné, c’est du bashing un peu dégueulasse, quand même », dit-il à Ouest-France.
Ce qui est « dégueulasse », c’est le mépris non dissimulé de toutes ces stars de l’audiovisuel public. Quant à Gil Avérous, le maire de Châteauroux, il rêve que ces Jeux apportent un peu de notoriété à sa ville qui ne mérite pas le mépris dont on l’affuble : « On connaît ce regard moqueur, on peine à s’habituer », confie-t-il à France Bleu. « Ces Jeux olympiques ont permis de faire connaitre, de faire apprécier Châteauroux, son agglomération, le département dans son ensemble. »
Châteauroux, c’est la France. La vraie. Celle qui se bat pour survivre aux promesses jamais suivies d’effet : les Chinois Huawei et Sanei avaient promis, en 2014, d’y investir 200 millions d’euros, puis ont renoncé en 2020. Tout comme l’investisseur saoudien qui a revendu, en janvier dernier, le club de foot acheté trois ans plus tôt. Châteauroux n’est pas dans les tuyaux de la start-up nation chère à Macron. Trop loin. Trop pauvre.
Raison pour laquelle, sans doute, le RN est passé de 16,85 %, aux législatives de 2022, à 35,54 % ,au scrutin de juin dernier.
Marie Delarue
https://www.bvoltaire.fr/quels-jeux-lemission-qui-se-vautre-dans-le-parisianisme/
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