Miracle : un think tank français de gauche vante les vertus de la très ferme politique d’immigration danoise !

La gauche danoise serait-elle plus clairvoyante que nos élus de la NUPES ? C’est en tout cas ce que laisse penser une récente étude de la fondation Jean-Jaurès, publiée ce 12 janvier 2023. Confrontés à l’impasse migratoire, les sociaux-démocrates danois font le choix de la fermeté. Au même moment, la gauche française, aveuglée par ses lubies intersectionnelles, « continue donc de marteler que l’accueil inconditionnel des sans-papiers constitue la seule politique humaniste envisageable », explique la fondation Jean-Jaurès. Une incroyable conversion. Fondée par Pierre Mauroy, qui fut le très socialiste maire de Lille, la fondation Jean-Jaurès a servi de boîte à idées au Parti socialiste durant des décennies. Elle est aujourd’hui présidée par l’ancien Premier ministre de François Hollande et ancien maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault.

Le virage anti- de la gauche danoise

En politique, il y a ceux qui apprennent de leurs échecs et ceux qui persistent dans leurs erreurs, quitte à mener le pays droit dans le mur. La gauche danoise relève sans nul doute de la première catégorie. En 2015, les sociaux-démocrates danois connaissent une déroute électorale. Face à eux, le Parti du peuple danois, parti du centre opposé au laxisme migratoire, réalise son meilleur score (21,1 %) depuis sa création en 1995. La leçon est claire : les Danois réclament une politique régalienne et ferme sur l’. Les errances idéologiques de la gauche l’ont éloignée du peuple et de son identité. Henrik Saas Larsen, conseiller des sociaux-démocrates et ancien ministre, le reconnaît lui-même auprès de nos confrères du Monde : « Quand vous dites à des ouvriers que vous allez vous battre pour qu’ils aient des toilettes transgenres, vous n’êtes plus pertinents auprès de vos électeurs de base. » Forts de ce constat, les sociaux-démocrates danois revoient totalement leur programme politique. Pour plus de proximité avec les classes modestes, ils acceptent un strict contrôle des frontières et une forte politique d’intégration. Ce virage, validé par les urnes, conduit la gauche danoise, une fois au pouvoir, à mettre en œuvre des réformes fermes. Loi anti-ghetto, suspension de centaines de titres de séjour, renforcement des conditions d’accès à la nationalité danoise, fin de l’automaticité du regroupement familial… Des mesures qui semblent porter leurs fruits. Depuis 2015, l’ ne cesse de diminuer : le  est passé de 60.000 entrées à près de 30.000 en 2020 (chiffres de la Fondapol). Loin d’être taxée de raciste, cette fermeté remporte un large consensus au .

La gauche Terra Nova

Pourtant, les élus de la gauche française n’ont pas eu l’idée de s’inspirer des réussites de leurs homologues danois. Ils préfèrent « s’inscrire à contre-courant des préoccupations des Français sur l’immigration », voire esquiver le sujet, note Renaud Large, auteur de la note pour la fondation Jean-Jaurès. Toujours empreints de la doctrine Terra Nova – qui conseillait en 2011 aux élus de gauche d’abandonner les classes populaires au profit des minorités -, les élus de la NUPES se refusent de prendre à bras le corps le sujet de l’immigration. Ceci, alors même que pour 55 % des ouvriers et employés, électorat historique de ces partis, la lutte contre l’ clandestine est devenue un sujet prioritaire (IFOP).

C’est là que réside la principale incohérence de la gauche française. Alors que les élus de la NUPES se font les grands défenseurs de l’État-providence, l’égalité sociale et la redistribution des richesses, ils ne cessent d’ouvrir les vannes de l’immigration. Or, l’État-providence ne peut fonctionner qu’à la condition d’une forte cohésion sociale. Comme le résume Renaud Large, la population accepte de financer « le système social en vertu d’un engagement équitable, patriote et harmonieux de l’ensemble des contributeurs et des bénéficiaires ». Une harmonie qui ne peut exister quand, chaque année, des centaines de milliers d’étrangers arrivent sur le sol français et ne sont pas intégrés.

La NUPES acceptera-t-elle, à l’instar des élus danois, de renouer avec une tradition patriote et sociale ? Le peuple français est prêt, la fondation Jean-Jaurès aussi. La gauche passera-t-elle le pas ? Difficile d’y croire…

Clémence de Longraye

https://www.bvoltaire.fr/miracle-un-think-tank-francais-de-gauche-vante-les-vertus-de-la-tres-ferme-politique-dimmigration-danoise/

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