Le redressement fiscal record qui menace Patrick Drahi en Suisse

En octobre dernier, Le Point rappelait que le Français Pierre Castel, accusé de « soustractions d’impôts » par le fisc genevois, risquait d’écoper d’une ardoise de 422 millions d’euros. 

Finalement, ce redressement fiscal ne serait que « peanuts » comparé à l’ardoise que réclame ce même canton de Genève à l’homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi : 7,4 milliards de francs suisses, soit 7,53 milliards d’euros. Il s’agirait pour moitié d’arriérés d’impôts (de 2009 à 2016), et pour l’autre moitié de pénalités.

La Suisse n’avait pas, jusqu’à présent, l’habitude d’infliger de telles sanctions à ses résidents étrangers fortunés. Les riches ne viennent-ils pas justement sur les bords du lac Léman ou de Zurich pour échapper à la gourmandise du fisc, notamment français ? Comme Gérard Wertheimer (mode, horlogerie, parfums), dont la fortune est estimée entre 39 et 40 milliards, ou encore les familles de Rothschild, Baud, Bahadourian, Dauphin. Les inspecteurs des impôts à croix blanche commenceraient-ils à chercher des poux dans la toison des nantis ?

Les riches aiment les sommets suisses

C’est compter sans les guéguerres qui opposent les cantons dans leur chasse aux grandes fortunes. Si Genève reste le canton le plus recherché, il souffre de l’étroitesse de son territoire (282,5 km2), contre 3 212 kilomètres carrés pour le canton de Vaud, et 5 224 kilomètres carrés pour celui du Valais. Difficile d’y dénicher un parc, et même un grand jardin.

 Le site Heidi.news, qui révèle l’histoire, raconte les déménagements successifs de Patrick Drahi dans la Confédération. D’abord à Genève, il part ensuite dans le canton de Vaud, puis dans le celui du Valais, pour s’établir à Zermatt, une station de ski huppée à 1 600 mètres d’altitude, au pied du mont Cervin. Le propriétaire de SFR, de BFMTV et de RMC y achète plusieurs chalets. On se souvient que Johnny Hallyday aimait lui aussi la montagne. Il s’était installé à Gstaad, dans le canton de Berne.

Seulement voilà, Patrick Drahi est séparé de sa femme qui, elle, habite dans le canton de… Genève ? Certes, ils sont bien séparés « de corps et de bien » depuis 2005, mais « les deux se sont mariés religieusement en 2014 et n’ont pas cessé d’être vus ensemble depuis 17 ans », assure Heidi.news. Si cette séparation n’était que purement formelle, « alors le forfait du mari pourrait tomber, car sa femme était domiciliée dans une de leurs demeures de Cologny, à côté de Genève, avec une imposition ordinaire ».

Une dette de 23 milliards

En Suisse, l’étranger, bénéficiaire d’un forfait fiscal, ne paie pas un impôt calculé sur ses revenus et sur sa fortune, mais sur le septuple « de la valeur locative du logement que l’intéressé occupe et dont il est propriétaire ». Résultat, un milliardaire n’est imposé que sur un montant de 4 000 à 500 000 francs suisses.

C’est décidément une très mauvaise saison pour Patrick Drahi. Début décembre, le mensuel Bilan, qui recense les 300 plus riches de Suisse, révélait qu’en 2022 il avait perdu de 4 à 5 milliards de francs suisses, et que sa fortune avait chuté entre 6 et 7 milliards. Soit moins que ce que le fisc genevois lui réclame… Sans compter une dette de 23 milliards pour le patron de SFR, notamment dans les communications.

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