L’archéologie face à la pensée militaire : Bibracte, Gergovie, Taisey…

Jacques Chirac les qualifiait de « technostructures » ; François Mitterrand, quand il s’est rendu compte qu’il s’était fait piéger (1), avait mis les choses au point dans sa dernière déclaration publique : Le 15/5/95, il accordait au Monde une interview (édition du 29 août), dans laquelle il mettait en exergue l’importance de l’Histoire, véritable culture de l’homme politique, mais il rejettait sur l’historien la responsabilité de l’interprétation… étonnant testament. Ces technostuctures s’expriment dans les médias par la voix ou la plume de journalistes soi-disant qualifiés jusqu’à nier l’évidence.

 L’évidence : oubliées dans les archives de la Bibliothèque Nationale, quatre cartes anciennes nous indiquent les véritables emplacements de Bibracte et de Gergovie. J’en fais état dans mes articles publiés. L’internet en a diffusé des extraits irréfutables que les autorités en poste de responsabilités ne peuvent ignorer. M. Vincent Guichard, archéologue, président du centre archéologique européen, M. Matthieu Poux, archéologue, ne peuvent les ignorer, et pourtant….

Les véritables emplacements de Bibracte et de Gergovie révélés par deux cartes  anciennes - AgoraVox le média citoyen

Sous le A de Auvergne, il faut comprendre que Gergovie désigne deux vignettes, l’une nommée Clermont, c’est la ville de Clermont-Ferrand reconnaissable à son clocher, l’autre, nommée Mont-Ferrand, c’est Le Crest dans son enceinte fortifiée percée d’une porte d’entrée.

Sur la bretelle haute qui va de la Saône à la Loire, depuis l’importante ville de Chalon-sur-Saône, il faut voir une importante position fortifiée « Bibracte »…

Musée de New-York, décoration d’un char d’apparat considéré comme étrusque… Non ! Il s’agit d’un char celte.

A qui d’autres que toi pourrais-je dédier mes écrits, ô toi Héraclès, qui sous le nom de Melqart, partis jadis de Tyr pour porter au monde des océans et des mers la splendeur de ta culture phénicienne. Debout sur ton char celte d’apparat, tu dresses une lance qui perce les cuirasses les plus dures, tandis que les âmes des ancêtres réincarnées dans les alouettes du ciel rongent celles de tes adversaires dont la pointe s’émousse et glisse sur ton casque d’airain.

Sur ton bouclier frappé de deux blasons, j’ai vu surgir le lion de Bibracte (à Mont-Saint-Vincent) et la Gorgone de Gergovie (au Crest). 

À gauche la lune, à droite le soleil, en symboles personnifiés. On peut aussi y voir la nuit et le jour. Les deux divinités présentent l’équipement militaire sacré du guerrier celte : le casque et le bouclier.

En dessous, le grand cerf renversé sur le dos accueille le guerrier courageux mort au combat. La bélier dont on voit la tête, en haut, lui promet la « revie ». Morts, nus mais purs, les hommes braves montent au ciel par les couloirs latéraux. Ils y survivent et s’y manifestent en revenant sur terre dans des corps d’alouettes pour soutenir le combat des citoyens combattants qui ont pris la relève.

Les Gaulois ne veulent aller ni dans les tristes royaumes du dieu des profondeurs, ni dans les silencieux séjours de l’Erèbe. Ils disent que le corps-âme vit dans l’autre monde (orbe alio). La mort est une phase intermédiaire avant une longue vie. » Et le poète ajoute : Les Gaulois sont heureux quand la crainte de la mort, la plus terrible de toutes, les talonne. Ils se ruent au combat, l’esprit plein de courage. Leurs âmes sont prêtes à recevoir la mort. Ils savent que leur récompense sera la revie qui sera refusée au poltron. (Lucain : Pharsale, livre II)

Le vase de Vix est l’un des plus extraordinaires témoins de la civilisation de Gergovie.

Voici l’armée de Gergovie ! Voyez comme elle défile dans un ordre impeccable, au rythme d’un seul pas. A un escadron de cavalerie succède une unité d’infanterie, puis un autre escadron de cavalerie, puis une autre troupe d’infanterie, et ainsi de suite ; il n’y a ni début, ni fin. L’armée de Gergovie est une armée innombrable et invincible.

 Admirez la légèreté et la rapidité du quadrige, la maîtrise du cavalier dans la tenue des rênes, la finesse et l’intelligence du cheval ! Derrière, l’infanterie lourde n’est-elle pas impressionnante de muscles, de force et de virilité ?

 Voilà donc ces Gaulois dont on a dit qu’ils combattaient « tout nus ». Dressée sur son cône volcanique, voici la déesse Gergovie ! Voici l’image douce, intelligente et souriante de la civilisation ! Dans sa main droite, elle tient une phiale, symbole d’hospitalité ; de la main gauche, elle indique la voie à suivre : une voie toute droite sans compromission ni péché.

Décorant les deux anses du vase, voici encore Gergovie, mais cette fois dans son aspect terrible et effrayant. Voici les serpents de la montagne de la Serre ! Voici les deux pattes arrière de la Gorgone qui serpentent, l’une vers le Puy de la Vache, l’autre vers le Puy de l’Enfer. Elles rampent sur le flanc du cratère dans l’aveuglement de leur instinct, irrésistiblement attirées par les puissances infernales qui leur ont donné naissance. Elles rampent vers le royaume de Pluton d’où elles sont sorties, vers les bouillonnements nauséabonds de la lave en fusion.

                    

Le dragon/serpent (le mal) et la Salamandre (le bien) sont nés des volcans Tous deux se sont incarnés dans le plateau. Et suivant le choix qu’elle fait, Gergovie a deux visages : celui de la Gorgone ou celui de la déesse.Le témoignage de Platon : Poséidon s’étant uni à Clito, la rendit cinq fois enceinte, chaque fois de deux enfants mâles. Il donna à Atlas, le premier-né, le territoire de sa mère (Gergovie/Le Crest et la plaine de la Limagne) et à son jumeau nommé Gadire la contrée qui prit le nom de Gadirique (la région de Cadix en Espagne)… Tous ces fils de Poséidon et leurs enfants demeurèrent dans ce pays pendant plusieurs générations et régnèrent sur beaucoup d’autres îles (la Grande Bretagne etc…) situées dans la mer (l’Océan Atlantique) ; et même, comme je l’ai dit auparavant, ils étendirent leur empire en deçà du détroit jusqu’à l’Égypte et la Tyrrhénie (Critias)… Nos livres nous apprennent quelle puissante armée, Athènes a arrêtée dans sa marche insolente, lorsqu’elle envahissait à la fois l’Europe et l’Asie entière en s’élançant du milieu de la mer Atlantique… En outre, en deçà du détroit, ils (les rois de l’Atlantide) dominaient sur la Libye jusqu’à l’Égypte, et sur l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Un jour, cette île, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir votre pays, le nôtre, et toutes les contrées situées en deçà du détroit (Timée).

3/4/1999, FR3 Bourgogne. Ma thèse fait légèrement sourire au mont Beuvray, simple agitation, juge-t-on ici, d’un amateur peu averti. Dans la communauté scientifique, déclare Vincent Guichard, ça fait belle-lurette que plus personne ne doute. Ça fait au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de Bibracte, capitale des Eduens, mentionnée par César à multiples reprises, sur le mont Beuvray. C’est absolument clair.

Wikipédia au sujet des Celtes : Habitat. Les maisons étaient en torchis et en chaume et rarement en pierre, il n’y avait pas de cheminée ni de fenêtre. Différents types de charpentes sont présentées dans le cadre du musée de Bibracte. Selon les archéologues du mont Beuvray, nos ancêtres celtes n’auraient connu l’usage de la pierre taillée et reçu la civilisation qu’à l’arrivée des Romains ! … et pourtant…

4000 ans avant JC : Chassey-le-camp, position militaire sur un rocher rocailleux infertile qui ne s’explique que parce qu’il s’y trouvait un poste « sentinelle » qui gardait l’entrée d’un pagus pratiquant l’élevage et la culture, au centre duquel trônait un horst rocheux aux qualités défensives exceptionnelles : Mont-Saint-Vincent, véritable Bibracte, forme de lion couché. Les relèves pouvant se faire depuis Chalon. 

Xème siècle avant JC : Chalon-sur-Saône sur les voies de l’étain, à l’âge du bronze ; la tour de Taisey qui domine la ville est-elle une fondation cananéenne de Sephoris, alias Nazareth ? Leur tracés au sol s’inspirent d’une même interprétation astrologique, judaïque, du ciel.

A Mont-Saint-Vincent, la forteresse est-elle une fondation troyenne ? Son oppidum reproduit l’enceinte de la ville de Troie. L’Italie n’a-t-elle pas accueilli le troyen Énée ? Pourquoi d’autres Troyens n’auraient-ils pas choisi de s’installer en Bourgogne ? Il n’est pas absurde qu’ils aient choisi le horst de Mont-Saint-Vincent. Il n’est pas absurde qu’ils y aient reproduit le même ovale de leur enceinte sacrée. Fuyant la répression des Achéens après la chute de leur ville vers les années 1200, cette hypothèse n’est pas plus absurde qu’une autre. Est-ce en contradiction avec l’hypothèse que j’ai faite dans un précédent article sur les origines phéniciennes de notre identité nationale http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-pheniciennes-de-notre-69205. Absolument pas ! Dans mon dernier article, j’ai proposé pour l’arrivée cananéenne une date entre l’an – 965 et l’an – 753. L’an – 965 est la date de la construction du temple de Salomon dont l’église de Mont-Saint-Vincent est la réplique. L’an – 753 est celle de la fondation de Rome. 

VIIème siècle avant JC : Chalon-sur-Saône (tour de Taisey), Nuria, colonie payant tribut aux rois assyriens, de même que Carthage (cf. stèle de Chypre. »le prisme d’Assarhaddon »). A Chypre, il existe une liste de rois payant tribut aux Assyriens au VIIème siècle. Or parmi eux, on trouve un roi de « Qartihadashti » et un autre de « Nuria/e ». Ces deux noms soulèvent de sacrés interrogations. Le premier désignerait une hypothétique Carthage située à Chypre dont on a jamais trouvé la moindre trace. Quant au second, on ne sait même pas où le situer. Nous avons peut-être tout simplement affaire ici aux plus anciennes mentions connues de Carthage et de Nuerax !… Nuerax, c’est  Chalon-sur-Saône, tour de Taisey.

660 avant JC, le héros grec Persée portant un chapeau et des bottes ailées, avec la kibisis sur l’épaule, détourne le regard pendant qu’il tue Méduse, représentée ici comme un centaure femelle. Détail d’un pithos orientalisant à reliefs. 

  

… Méduse, c’est Gergovie, le cheval, c’est Chalon-sur-Saône (3)

VIème siècle avant J.C. : Mont-Saint-Vincent/Bibracte a son temple en pierres, copie de celui de Salomon. De même, les principales cités des Gaules. Chapiteaux de style sumérien ?

Hécatée de Millet, historien et géographe grec, évoquant notre région « barbare », ne cite que trois villes : Narbonne, Marseille qu’il situe en Ligurie et, au-delà de Marseille, Nuerax, habitée par les Celtes… Nuerax, Nuria, c’est Chalon-sur-Saône (tour de Taisey), ville des Celtes (Chaldéens).

char dit étrusque de Monteleone daté de — 530, que j’attribue aux Celtes avec ses symboles antropologiques de la lune et du soleil rappelant le dieu lune et le dieu soleil des Assyriens. Daté de l’an 530 av. J.-C., ce char est conservé au Metropolitan Museum of Art (Met) de New York. C’est l’époque des grandes invasions celtes en Italie. Sur environ 300 chars antiques dont l’existence est connue, seul six sont raisonnablement complets ; le char « étrusque » de Monteleone est le mieux préservé et le plus complet de tous…. Voyez les chapiteaux arvernes évoquant les reflets du soleil et de la lune dans les eaux du lac de Gergovie. Voyez le vase de Vix daté de — 520, tout cela vient de Gergovie… Le Crest. 

IVème siècle avant JC : Quand Platon, mort en 346 avant JC, évoque le pays des Atlantes dans son Atlantide, c’est la Gaule de Gergovie et de Nuerax/Taisey qu’il nous décrit : … avec toutes ces richesses qu’ils tiraient de la terre, les habitants construisirent des temples, des palais pour les rois, des ports, des chantiers maritimes, et ils embellirent tout le reste du pays dans l’ordre que je vais dire

L’histoire continue :

Au Ier siècle avant JC, 8000 juifs esséniens arrivent en Gaule.
Au Ier siècle avant JC, fresques judaïques de Gourdon.

IVème siècle après JC. En 363, carte de Peutinger. Augustodunum, c’est Bibracte, c’est touiours le Mont-Saint-Vincent. Les principales cités des Gaules ont déjà leur basilique, à l’image de la cathédrale d’Autun. Les villes et même les villages ont leur temple à l’image du temple de Salomon.

Renvois

1.Le 18/9/85, le Président Mitterrand fait sa première grande visite officielle au site du mont Beuvray, entouré de nombreux ministres dont celui de la Culture, Jack Lang. M. Pierre Joxe est présent. Le mont Beuvray est déclaré « site national ». Sur la plaque commémorative, on inscrit la phrase suivante : « Ici s’est faite l’union des chefs gaulois autour de Vercingétorix ». A l’issue de son allocution dans laquelle il appelle les Français à la cohésion nationale, François Mitterrand se recueille face à la grande plaine de l’Histoire comme il aimait le faire depuis la roche de Solutré. Bibracte au mont Beuvray ? Les archéologues ont-ils abusé de la crédulité de l’ancien président de la République, François Mitterrand ?… 

1. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bibracte-au-mont-beuvray-les-219318
2. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-pheniciennes-de-notre-69205.

3.https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=245433

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